IV. — Pierres a dépressions
P Poussoirs. — H y a deux types de polissoirs : à) les portatifs ; h) les fixes.
a) Les polissoirs portatifs seront nettoyés à la brosse et rangés dans la collection avec la couche archéologique d'où ils proviennent (Fig. 165, 166).
MAÎfUEL DE RECHEBCIIES PRélItSTOBlQUES
b) I-es polUsoirs fixes sont généralement de px)s blocs de ^Tes, ayant parfi3is un volume énorme. 11 v en a en poutlinfjfue, en jaspe, en granile, en grès. Leur
Fig. Ifi7.
Pplit polissoir porlalil
tjoui'aig'Tiiillea.GrtïLî.e de
hig. luà.
Petit noJissoir porta tit Dolmen de Mas j fiegros ( Loxère )♦ l / 3 gr.
recherche est diffîcile, car ils sont sotivent tapissés mousses et de lichens, qui comblent les rainures et Icdi cuvettes de polissage, lis sont groupés en Seine--|
Fi g. IclO.
Polîssoir fixe de Boliencourt (Sorame)* 1/25 gr*
Marne, dans TAube, elc, aux environs de Troyes et de Nogent-sur-Seine, où ils sont très nombreux, car on en compte 58 dans cette région.
MONUMESTS A GROSSES PIERRES
Quand on a déeouverl un polissoir, il faut d*abord Je nettoyer avec so'm^ on enlevant leis planteîî qui Teritourent et les mousses qui le recouvrent, de façon à mellre les encoches bien à nu.
Exemple d^uit moulage de pnlissoîr (Marcel Baudouin).
On prendre les dimensions en loii^^ueur, lar^jeur eL profondeur de toutes les rainures^ et de toutes les cuvettes ; et on mesurera les distances qui les séparent les unes des autres.
Manaei de recherches préhislorkfues. 17
^r.wcT^L Dr nnciTïnicriEs pnEiirsTOBiQUES
iï faut ensuite en prendre une pholographie, un décalque sur |Mpiei% et des dessins exacts. La photographie doit être exécutée comme nous l'avons signalé. (Photographie).
Fig. 171.
Maai<!'re de procéder au nioulag-e d'un poli ssoir : Pholographies des diUiireiites pièc«i cm moule*
Le meilleur moyen d*oblenir une copie exacte d'un polissoir csLdc l'aire un moulage en plâtre des rainures et des cuvettes (Fig. 170 et 171), ou bien d'en prendre Tempreinle par esiampR([e : ce qui est assez facile.
MO.XrMENTS A GKfJSSËS PIERRES
Aces dût! Il me lits ou îijnutera un relevé exact de Templcicement, de rorienLiUioîi^ du voisiuaf^e du polii^soir,
<>o ^s\lssurera de la nature de la rot: lie constiLuanle, de la uaLure du sol, etc., comme pour les meuliirs,
IV-s recherches seront faites aux environs autant pour découvrir d'autres j)olissoirs que pour rechercher les siîex Inivaidcs et les haches polies, qui accompagnent assez trouvent ces monuments.
Finalement il faudra provoquer les mesures lég^ales [H>nr hi conservation de ces monuments^ qui sont assez rares.
Les polissoirs fixes sont parfois assez taciles à transporter; et on pourra toujours les déposer, sinon dans les musées locaux^ du moins dans les jardin puhlics, où il est aisé de les surveiller.
i^PiÈatnis A crrcLiiS. — ' Les pien-es h cupules doivent être étudiées de la même façon que les po//>,so/r-ç /jfjre.î.
11 faut ;ip[jorter particulièrement son attention sur la nature des cupules, et tenir compte que certaines roches présente ni des excuvaiions naturelles, qui ont souvent induit en erreur plusieurs chercheurs. Il y aura donc !teu de voir de très près ia forme des cupules, leur mode de formation, leur ijroupemeni à c^^uvercle la surface de la roche, ainsi que tous les deX^imtilïe^Tîa* autres sif^nes fîravés de leur voisinaiçe. l^«''i"i' (J^cnssej ,
Il faut rapprocher des pierrem à cupides nombreux Jwissiiis
, I ,' * el.ru|Hiles.î,7ogr,
certaines grandes meules lixes, qu oji trouve parfois dans les champs, en particulier en Provence, et qui paraissent nettement antérieures à la période gallo-romaine, c'est-à-dire à Tépoque protohis-
torique. Ces pierres à dépressions préhistoriques doivent être étudiées et décrites de la même façon, et avec le plus grand soin. On doit prendre surtout des croquis, pour pouvoir reproduire des coupes passant par différents points de la partie dormante de la meule.