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DOSAGE DU SUCRE

Les procédés sont de deux ordres: 1° les réactions chimiques, 2" l'analyse optique.

Procédés chimiques. — Chimiquement nous pouvons caractériser la glycose par les procédés suivants :

« Par la liqueur cupro-potassique de Fehling.— Celte liqueur se prépare de la manière suivante :

D'une part, on dissout 34 gr. 65 de sulfate de cuivre dans 200 gr, d'eau; d'autre pari, on fait fondre 173 gr. de tartrate double de potasse et de soude dans 300 gr. de lessive de soude (D = 1,33).

On verse la seconde solutioQ dans la première; et l'on agite, après avoir ajouté de l'eau distillée pour faire un litre.

Puis il faut titrer la liqueur.

On prend pour cela 1 gr. de glycose, que l'on dissout dans 200 gr. d'eau distillée : 10 centimètres cubes contiennent, par conséquent, 0,05 cenligr. de glycose ; et doivent décolorer 0,10 cent, cubes de liqueur de Fehiing.

L'opération doit se faire à chaud, jusqu'à ce que la liqueur ait pris une teinte rouge-brique caractéristique.

Un exemple suffira pour faire saisir la facilité de ce dosage.

Si nous avons employé 9 c. c, 3, ou 93 divisions pour

décolorer 10 c. c. de liqueur, nous aurons : 100 de liqueur

^ , , 93 X 0, 05 . „,cK titrée contenant 0,05 de glycose

93 doivent en contenir 0, 0465.

Donc le titre seraO gr. 0,46.

Avant d'appliquer ce procédé, il faut avoir le soin de précipiter l'albumine, s'il y en a, par le sous-acétate de plomb.

On prend 10 c. c. d'urine, et l'on verse la liqueur titrée, goutte à goutte, jusqu'à ce que l'on obtienne la décoloration complète de la liqueur. 11 faut enlever la capsule du feu, et laisser reposer pour s'assurer que la liqueur est entièrement décolorée. On n'a plus qu'à lire sur la burette la quantité dépensée, pour obtenir par un simple calcul la proportion (le glycose existant.

Si l'urine renferme des sels ammoniacaux, il faut la porter à l'ébullition avec un peu de potasse, jusqu'à ce que l'on n'observe plus de dégagement d'ammoniaque.

DOSAGE DU SUCRE iS5^

Reichardl a de même trouvé que les urines de certains diabétiques ne contiennent plus de glucose, mais bien dela dextrine. C'est pour ce motif, qu'il faut prolonger l'ébullition; car la dextrine ne réduit la liqueur de Fehlingqu'après un temps assez long.

Il faut de plus toujours s'assurer que le malade n'a pas= fait usage de térébenthine, de résine de copahu, etc.; ces substances, en effet, masquent toutes les réactions.

Dans les cas d'intermittence, la densité, l'urée, lapolyurie diabétique subsistent avec les mêmes chiffres ; la glucose seule disparaît. Dans les cas de guérison, le poids spécifique, l'urée et la polyurie diminuent en même temps que la proportion de glucose. Les cas dans lesquels l'intermittence existe, malgré la diminution de glucose et des autres éléments, indiquent une forme toute particulière dela glycosurie.

Comme nous l'avons dit plus haut, si l'urine renferme de l'albumine, il faut la précipiter par le sous-acétate d& plomb ; qui enlève en même temps l'acide urique et les substances azotées. On se débarrassera de l'excès de plomb par le carbonate de soude.

On peut encoi-e décolorer les urines parle charbon animal, lavé à l'acide chlorhydrique et à l'eau (Timbal-Lagrave). »

Procédés optiqdes. — En outre des procédés précédents,, qui sont le plus fréquemment employés en cnnique,je crois devoir donner deux procédés optiques, qui, une fois connus, peuvent rivaliser avec eux comme simplicité et rapidité.

Plusieurs instruments sont employés pour cet usage; les .principaux sont : 1° Le saceharimètre de Soleil; 2° le saceharimètre à pénombre, et enfin le diabétomélre à pénombre d'Yvon et Duboscq, qui présente sur

•les deux précédents les avantages d'être d'un prix moins élevé, et d'un maniement plus facile. Cependant le second ■étant déjà dans les mains de nombreux observateurs, je <;rois utile d'en indiquer le maniement ; et le diabéiomèlre n'étant que sa modification, c'est par la description du saccharimètre que je commencerai.

Procédé par le saeeharimètre à pénombre. « Ré- :glons d'abord l'instrument. Pour cela, il faut que le 2éro de la graduation coïncide avec le repère ; dans cette position les deux demi-disques présentent la même teinte.

Cela fait, l'opérateur devra décolorer l'urine par le sous- ^icétate de plomb, en ajoutant i /lO de ce sel et en agitant ; puis en filtrant. La proportion de sous-acétate de plomb n'a aucune importance; elle n'exerce pas d'influence sur le pouvoir optique du liquide ainsi traité.

On examine directement la liqueur dans un tube de 0,20. et l'on augmentera le résultat d'un dixième ; nous préférons de beaucoup le tube de 22 centimètres, qui donne ■directement le résultat cherché.

Pour se servir de l'appareil, on place le tube sur l'instrument ; on fait manœuvrer la lunette de Galilée, et l'on peut voir l'égalité des deux teintes détruite.

On manœuvre alors le boulon jusqu'à ce que l'égalité des teintes soit bien rétablie. On lit le chiffre placé sur l'échelle, qui donnera le nombre de divisions depuis le point de repère établi au début de l'opération. Le nombre obtenu multiplié par 2,25 donnera, en grammes, la quantité de glyeose contenue dans un litre d'urine.

Il ne faut pas oublier d'augmenter de 1/10 si l'on emploie le tube de 0,20 cent.

Avec un peu d'habitude cette opération est aussi ra- . .pide que les méthodes chimiques. »

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