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DOSA.GE DES CORPS GRAS

A côté du dosage du sucre, se place tout naturellement celui des corps gras, corps ternaires comme lui, et, comme lui, ne se trouvant dans l'urine qu'à l'état pathologique.

L'origine des corps gras constatés dans l'urine est encore tout à fait inconnue ; et tout le groupe d'affections dans laquelle ils existent est encore à l'étude. Cependant leur présence dans l'urine étant désormais un fait bien acquis, il m'a paru utile de placer ici un procédé pour les reconnaître et pour les doser .

Chyltjrie. — « Les urines lactescentes peuvent se diviser en trois séries bien distinctes, d'après l'état sous lequel elles contiennent les corpuscules graisseux:

1° Gouttes volumineuses nageant à la surface;

2° Gouttelettes et granulations ténues, flottant à la surface, ou enfermées dans des cylindres urinaires, ou contenues dans les cellules épithéliales dégénérées;

3' Particules très fines disséminées dans tout le liquide, et dont la nature, à cause de leur grande ténuité, ne peut être reconnue que par les procédés chimiques.

Ainsi, après avoir observé la couleur blanche due à la graisse émulsionnée, on devra filtrer sur du papier Berzéluis mouillé, qui retiendra les principes graisseux. On obtiendra ainsi un liquide transparent, à réaction acide,

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coagulable par la chaleur, et les acides minéraux, l'acide acétique et lactique. C'est V uroeaséine qui caractérise les urines chyleuses d'une manière absolue. Par conséquent, en présence d'urines lactescentes, le premier devoir du praticien consistera à rechercher celte substance de la manière suivante :

100 c. c. d'urine seront additionnés de 1 gramme d'acide acétique; et deux heures après le liquide sera décanté sur un filtre. Puis 30 c. c. du liquide filtré seront de nouveau passés plusieurs fois de suite, pour épuiser le liquide. Lavage terminal à l'alcool à 85* et à l'eau distillée. Le .filtre, desséché à 110°, sera placé entre deuîv verres de montre ; et, en déduisant le poids du papier, on aura celui de l'urocaséine (Timbal-Lagrave). »

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