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DOSAGE DES ELEMENTS DE LA BILE

Je vais donner successivement des procédés pour les recherches des pigments biliaires, des acides biliaires et de Vurobiline.

Ces divers composés, on le sait, n'existent dans l'urine qu'à l'état pathologique, et ne sont propres d'aucune affection spéciale. Leur présence constatée, il est donc toujours nécessaire de l'interpréter.

Jusqu'à présent la clinique s'est contentée d'établir leur

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présence sans chercher à les doser. Ce ne sont donc que ■des procédés d'analyse qualitatioe qui vont suivre.

Pigments biliaiues. — « Les urines iclériques contiennent le plus ordinairement un mélange des principes •colorants do la bile. I/apparition du pigment dans l'urine précède assez souvent l'iclère, pour que la connaissance •de ce fait soit utile au médecin.

Ce sont surtout de faibles proportions de pigments biliaires qu'il importe de déceler.

Réactions. — 1" En agitant avec du chloroforme l'urine acidulée par l'acide chlorhydrique, on enlève une portion •du pigment qui se dépose par l'évaporation.

2° Réaction de Gmelin. — Versez de l'acide azotique -dans un verre conique; puis faites glisser l'urine le long ■des parois du verre de façon à établir deux couches bien ■distinctes. Après repos, vous observerez au contact de l'acide une série de couches colorées en cert, bleu, violet, rouge, Jaune. Puis la liqueur prendra une coloration Jaune orangé. Les plus caractéristiques sont la verte et la A'iolelte.

On obtient quelquefois un bon résultat en substituant 3'eau bromée à l'acide azotique.

3° On ajoute de l'azotate de soude à l'urine ; et l'on fait •arriver de l'acide sulfurique le long des parois du verre. Au contact des deux liquides on observe les colorations ■décrites plus haut. »

Acides biliaires. — Réaction de Pettenkofer. — « On mélange à l'urine une certaine proportion d'acide sulfurique en ayant le soin d'empêcher la masse de liquide de

s'échauiïer. Puis on ajoute quelques traces d'une dissolulion de sucre de canne. Si les urines contiennent des acides biliaires, on aperçoit une magnifique coloration violet pourpre.

La réaction est gênée par la présence de substances albuminoïdes. Il faut donc opérer sur des liquides privés d'albumine, par une addition suffisante d'acide et l'ébullition.

Urobiline. — AciJulez avec 1 ou 2 gr. d'acide sulfurique par litre; puis ajoutez un excès de sulfate d'ammoniaque. Agitez avec une baguette et filtrez. Le liquide filtrera décoloré, et le pigment restera sur le filtre.

L'urobiline sur le filtre a une couleur jaunâtre, qui rappelle celle de l'hydrate de peroxyde de fer (Timbal-Lagrave). »

DOSAGE DBS CHLORURES

Pour les éléments de la bile, la clinique se contente d'une analyse qualitative. Mais, il n'en est plus de même pour les deux composés chimiques qu'il nous reste à examiner : les chlorures et les phosphates.

Ces deux éléments, en efîet, font partie de la composition de l'urine normale ; et seule leur augmentation ou leur diminution peut offrir de l'intérêt. Ce sont donc des procédés quantitatifs que je donnerai.

A l'état normal, la quantité de chlorure, et tout particulièrement de chlorure de sodium, contenu dans les urines, varie de 10 à 13 gr. Il figure pour 13 gr. 30 dans l'analysé que j'ai donnée au début. Mais, même dans ces conditions physiologiques, celte qualité varie beaucoup, et surtout avec le genre d'alimentation. Cependant ces variations ne

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sont pas IcUcs que la clinique ne puisse encore avoir un grand avantage à connaître Civiles qui sont dues aux maladies ; et déjà môme elle a fait de ces dosages quelques, applications utiles.

Les deux procédés suivants peuvent être employés ; ils sont tous les deux basés sur la propriété qu'a le nitrate d'argent de précipiter les chlorures, sous forme de chlorure d'argent. Ils ne sont donc, au fond, qu'une modification l'un de l'autre.

Procédé. — « On prend 20 c. c. d'urine filtrée, et préalablement débarrassée d'albumine ; on acidulé par l'acide azotique ; et on y ajoute- une solution d'azotate d'argent.

Nous observons alors un précipité blanc ; ce précipité est filtré, séché et pesé après avoir été fondu.

100 gr. de chlorure d'argent correspondent à 24 gr. 73 de chlore, et 40 gr. 75 de chlorure de sodium. »

2^ Procédé. — « D'une part, on prend dans une capsule de platine 10 c. c. d'urine filtrée; on y ajoute 1 gramme de nitrate de potasse ; et on calcine. Le résidu est dissous dans de l'eau distillée, que l'on acidulé par l'acide acétique.

On additionne cette liqueur de quelques gouttes de. chromate de potasse.

D'autre part, on remplit une burette avec une solution titrée de nitrate d'argent, et on la laisse tomber goutte à goutte dans la première liqueur, placée dans une capsule de porcelaine posée un papier blanc.

Pendant quelque temps, un précipité blanc et une couleur rougeâtre se forment, et disparaissent par l'agitation du liquide. Mais cette disparition est de plus en plus lente; et la couleur finit même par persister. C'est en ce moment que l'opération doit être arrêtée. On lit alors sur la burette.

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