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CHAPITRE I

Sommaire : Définition de la balance ; ses divisions. Poids français et étrangers.

DÉFINITION.. — Les balances sont des instruments de physique destinés à déterminer le poids relatif des corps.

Sous leur forme la plus élémentaire, elles se composent seulement d'un fléau, muni d'un couteau à sa partie moyenne, et reposant sur une chape d'agate ou d'acier poli. Ce sont là les trois éléments indispensables. Mais, le plus souvent, la chape est supportée par une colonne ou pilier; les extrémités du fléau soutiennent deux plateaux ; et enfin, à la partie moyenne du fléau est fixée une aiguille courant sur une graduation située au-dessus ou au-dessous; on a ainsi la balance ordinaire, dont l'usage est encore assez répandu.

Division. — Mais l'industrie, aiguillonnée par ses besoins, ne s'en est pas tenue là ; elle a créé de nombreux modèles et elle en crée de nouveaux tous les jours. Aussi se sont-ils multipliés à ce point que leur énumération, môme en s'en tenant aux types principaux, serait déjà fort

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longue. Celte étude, du reste, ne pouvant présenter pour le sujet que je traite qu'un intérêt secondaire, qu'il me suffise de dire que tous ces modèles peuvent être répartis en deux groupes : le premier comprenant les balances à leviers égaux, et le second celles à leviers inégaux, ce dernier se subdivisant lui-même en deux catégories selon que la suspension est supérieure (balance ordinaire, balance de précision), ou inférieure (balance de Roberval ou de Déranger).

Tous les modèles, je l'ai dit, employés par le commerce, l'induslrie ou la science, entrent dans une de -ces catégories, s'il s'agit de balances proprement dites. Mais de plus, à côté de ces instruments, qui seuls mérilenl le nom de balance, est venue se placer une série d'autres, rachetant par leur commodité le défaut de précision, et auxquels, d'une manière générale, est donné le nom de pesons. Ces instruments, tous basés sur l'élasticité plus ou moins régulière des ressorts, dont la forme, la nature et la disposition varient, ne donnent le poids relatif qu'après avoir été gradués expérimentalement ; tels sont : les pèselettres, les pèse-bébés, etc. On peut même y joindre les dynamomètres.

Comme on le voit, ce ne sont pas les appareils qui font défaut; et, quand nous voudrons faire des pesées, nous naurons qu'à nous demander quel est celui qui répond le mieux au but que nous nous proposons.

Unité de poids. — Je m'occuperai successivement des poids en France et à l'étranger.

En France, depuis l'adoption du système métrique, l'unité de poids, on le sait, est le gramme. Mais, dans la pratique, surtout quand il s'agit d'un poids assez élevé, comme celui d'un homme adulte, c'est par kilogrammes

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