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CHAPITRE II

PESÉES (suite)

Sommaire : Applications à l'âge adulte à l'état de santé et de maladie.

Applications. — L'inlroduclion de la balance dans les sciences médicales, d'une manière réglée, est de date récente. Dans cette voie, la clinique interne a été devancée par l'anatoniie pathologique et l'obstétrique.

A l'heure qu'il est même, elle est trop peu employée; et nous pouvons dire que la balance n'a pas encore acquis la place qui lui appartient et que lui réserve sûrement son utilité.

Pour le moment, cette utilité se révèle dans trois circonstances différentes, et comme chacune d'elles prête à des considérations d un autre ordre, je les examinerai séparément. Ces circonstances sont les suivantes :

i° L'âge adulte;

2° L'enfance;

30 L'anaiomie pathologique.

1» Age adulte. — On peut le considérer en état de santé ou de maladie.

A. En état de santé. — La balance qui convient le mieux pour peser l'adulte est celle de Quintenz, plus connue sous le nom de bascule ; elle appartient à la caté-

gorie des leviers inégaux. Son degré de précision peut atteindre iO grammes, quand elle est bien entretenue. C'est beaucoup plus que ne peut demander la clinique. A ce point de vue, je considère des pesées suffisamment exactes quand elles ne s'écartent pas de plus de 30 grammes du poids vrai.

Procédé. — Pour peser un adulte avec la balance de Quintenz, il faut qu'il se place sans secousse sur la partie moyenne du plateau de la balance, et qu'il reste immobile jusqu'à ce que le poids soit trouvé. Il est important, pour le bon entretien de l'instrument, de fixer le fléau avant de quitter le plateau. Sans cette précaution, on ferait subir aux différents leviers des chocs qui pourraient diminuer la sensibilité. C'est là l'instrument le plus commode; et dont les divers modèles sont recommandés par la plupart de ceux qui se sont livrés à un certain nombre de pesées. Son degré de précision, je l'ai dit, suffit pour les besoins de la clinique. Mais on ne doit pas perdre de vue que les balances à fléaux égaux et à suspension supérieure sont généralement plus sensibles.

C'est à cette catégorie de balances qu'appartient celle usitée dans les courses pour le pesage des jockeys. Elle me parait plus simple que la balance de Quintenz ; et, sans son prix un peu élevé (200 fr. environ), je lui donnerais Yolontiers la préférence. Elle est simplement composée d'un fléau à bras égaux, et dont un supporte un siège. Elle permettrait donc, circonstance souvent avantageuse, de faire asseoir le malade.

Pour peser un adulte, il faut le débarrasser de tous les vêtements qui ne sont pas indispensables. Le poids de ceux qu'il garde sera apprécié ensuite, et déduit du poids total.

Il est aussi important de faire les pesées à la même heure. C'est vers neuf heures du matin qu'elles présenteront le moins de cause d'erreur. La vessie et le rectum sont assez souvent vidés dès le matin, le premier déjeuner est achevé, et le second n'est pas encore pris. Les sujets sont donc dans des conditions aussi comparables que possible.

Si l'étude que l'on poursuit demande plusieurs pesées successive?, on peut les faire tous les trois ou quatre jours, ou mieux toutes les semaines.. Il est rare que l'on soit obligé de les rapprocher davantage.

Applications. — Le poids de l'homme adulte, d'après 400 pesées faites par Bernard', est en France de 64kil.900. D'après Marc-d'Espine, de 63 kil, 330, enfin d'après Quetelet, de 63 kil. 700. Le maximum, d'après cet auteur, était 98 kil. 300 et le minimum 49 kil. 100.

Nous pouvons donc admettre que, pris en masse, le poids de l'homme adulte, en France, est compris entre 60 et 63 kil. Voilà comme donnée générale. Mais bien des causes le font varier; et, parmi elles, je dois citer en première ligne la taille, le sexe et surtout l'âge.

Taille. — L'influence de la taille a été traduite d'une manière facile à retenir par les auteurs du Guide médical pratique de rofjîcier-. Le poids est exprimé en kilogrammes par le nombre de eentimètres en plus du mètre que présente la taille. Des adultes de 1 m. 65, i m. 70 pèseront 63 à 70 kil. Comme on le voit, c'est un procédé mnémotechnique des plus faciles. Toutefois, dans la pratique, cette loi subirait quelques modifications, et

1 TopiNARD, l'Anthropologie, Y). 412.

2 DELA.OHAVE, 58, Tue des Ecoles, (p. 226, 1876).

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pour ces auteurs, les condilions d'apliludes physiques que doit présenter un bon soldat français seraient les suivantes :

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