‹ Manuel de séméiologie techniqueChapitre 9 sur 172 · PRÉFACE XV · texte numérisé non relu

PRÉFACE XV

EUe est d'abord complètement distincte du traitement. Si en effet, comme lui, elle se sert d'instruments, ce n'est jamais pour combattre la maladie ; son arsenal, quelque riche qu'il soit, ne comprend que des instruments d'examen ou d'étude.

Tout en confinant au diagnostic, elle s'en sépare également, en ce sens que beaucoup de procédés interviennent, non pour reconnaître la maladie, et la distinguer des autres, mais seulement pour suivre son évolution, apprécier sa gravité, et parfois aussi pour mieux pénétrer sa nature intime.

En somme, c'est dans la séméiotique qu'elle, trouve le mieux sa place. Cette vaste branche des connaissances médicales, en effet, ne comprend pas seulement rénumération plus ou moins méthodique des nombreux signes se présentant dans les maladies, avec leurs divers modes de groupement; mais d'abord, d'une manière indiscutable, elle a le droit de réclamer pour elle tous les procédés d'examen destinés à lui fournir ces signes ; et, de plus, il entre dans sa nature de ne pas avoir de limites définitives. Son domaine, au contraire, est destiné à s'agrandir tous les jours de faits nouveaux; et, à ce point de vue, il me semble qu'elle a également le droit de réclamer au même titre, toutes les méthodes d'étude destinées soit à découvrir ces signes nouveaux, soit à mieux connaître ceux qu'elle utilise déjà.

Page 1