PATHOLOGIE GÉNÉRALE
ÊTIOLOGIE GÉNÉRALE
h'étiologie {xma, cause) est h recherche des causes morbifiques.
> h&. pathùijênie (ttaSoï, maladie; -^ÉvEai;, génératioD) essaie de Taire connaître les modes d'action des causes morbiflques que l'étiolugi» a Tait connaître.
L'étioJogie monitç pourquoi l'on devient malade; la pathogénie établit comment on devient malade.
Causes morbiflques des maladies.
il existe des causes générales, qui agissent sur un grand nombre d'individus, et des causes individuelles qui agissent sur l'individu isolé.
L'étiologie étudiera donc l'infection et la contagion, sst-à-dire les modes ou causes générales suivant les- [tiels certaines maladies (endémiques ou éjiidémiques) rappent un certain nombre d'individus. Nous en reparkrons ultérieurement.
^ Parmi les causes individuelles, les unes sont externes
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ou extrinsèques par rapport à Tindividu, c'est-à-dire qu'elles viennent du dehors, et les autres internes ou intrinsèques^ c'est-à-dire qu'elles sont inhérentes à l'individu même.
Remarque . — Nous maintenons cette classification, rejetée par certains auteurs. Si, au point de vue philosophique, elle n'est pas absolument juste, elle a le mérite d'être claire au point de vue didactique.
A. Causes externes ou extrinsèques des maladies. — Ce sont les agents physiques (température, lumière, électricité...); les agents chimiques (alimentation, intoxications...); les agents ?nécaniqu€s (commotion, traumatisme s...); les agents animes (parasites, microbes).
La plupart de ces questions ont été traitées dans le cours de ce Manuel ; pour l'étude des parasites de l'homme nous renvoyons aux traités de zoologie; parla suite, nous aborderons la question du rôle des microbes dans la genèse des maladies.
Si l'on envisage le mode d'action sur l'organisme, les causes externes peuvent être soit efficientes, soit adjuvantes ou occasionnelles. Le froid par exemple (agent physique) est une cause efficiente dans le cas de gelure et une cause adjuvante dans le cas de rhumatisme, de pneumonie... Dans ces dernières maladies, le froid a provoqué le développement d'une infection microbienne latente.
Les causes adjuvantes s'ajoutent souvent les unes aux autres, et la réaction morbide de l'organisme peut se faire attendre et n'être que la résultante d'une série de sommations (Bouchard).
B. Causes internes ou intrinsèques des maladies, — Ces causes comprennent l'étude de Yhéréditéj
DE L'ilËRËDITÉ.
I ûe l'âge, du sexe, de laconstitulion, du tempérament, des aptitudes morbides, de Vabus ou inxuf/isnnce de nox différentes fonctions.
Ces causes internes ne doivent jamais être perdues de vue, car il faut faire la part de la résistance, de la réaction que l'organisme oppose à l'invasion de la uialadie. Et ces moyens de lutte sont nombreux.
Suivant l'âge, le sexe, la condition de bonne santé ou de maladie, de repos ou d'épuisement, l'individualité menaci!'e réagit de diverses façons. Tantôt le germe pathogène est favorisé dans son action contre l'organisme [cftusrs ijiternes prédisposantes), tantôt il est entravé (causes internes immunisantes). Chacun a un , organe plus faible et plus excitable, une tare hérédi- ' taire ou acquise.
Prenons un exemple emprunté à Férê : si l'on considère un peloton de soldats du même âge (o fortiori s'ils sont d'âges différents), alimentés de la même manière, laissés l'arme au pied au milieu d'une plaine et soumis à la même action d'un vent glacial, tel sera fttt«iiit d'une pneumonie, tel d'une pleurésie, tel d'un rhumatisme, tel d'une paralysie faciale, tel d'une sciutiqne, etc.
Nous voyons qu'une cause externe, le froid, a mis en jeu les dilférentes opportunités morbides.
(Nous renvoyons le lecteur pour les questions d'âge, de sexe, à l'examen séméiologi((ue du malade, et nous dirons quelques mots des autres causes intrinsèques des maladie.)
1* HÉHÉnrrÉ. — L'hérédité, dit M. Ribot, est la loi biologique d'après laquelle les êtres vivants tendent à se répéter dans leurs descenilants et a leur transmettre leurs propriétés (morbides ou normales).
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Il faut que cette transmission soit faite au fœtus par le spermatozoïde ou Fovule. Si elle a lieu par la voie placentaire, il y a contagion et non hérédité. « L'hérédité n'est pas tout ce qui se passe des ascendants aux descendants, mais seulement ce qui est transmis lors de la fécondation » (Fournier).
Depuis quelques années, le domaine de l'hérédité a perdu de son étendue, au profit de la contagion, et Ton admet que dans un très grand nombre de cas de tuberculose, le bacille est transmis des ascendants aux descendants, par contagion directe.
On admet deux formes principales d'hérédité :
a. Hérédité directe, — L'agent pathogène, connu ou inconnu, se trouve dans le plasma germinatif.
S'il est virulent, la maladie est immédiate (tuberculose méningée, syphilis précoce...). S'il est atténué, la maladie pourra rester latente pendant un certain temps (syphilis héréditaire tardive...). Le cancer est toujours tardif.
b. Hérédité indii^ecte ou de terrain. — Le microbe n'est pas toute la maladie ; il peut ne pas être passé dans l'organisme fœtal, lia pu verser dans les humeurs du fœtus, des produits ou toxines (dans le rein d'enfants nés de brightiques, on a pu isoler une néphrotoxine) qui les ont adultérées. L'enfant a hérité parce fait d'un terrain favorable^ d'un plasma germinatif, ayant une structure propice à l'invasion ultérieure du microbe ou à la dégénération d'un organe, sous des influences extérieures favorisantes (froid, traumatisme, misère physologique, etc.). C'est ce qui irou^Win^Xdi prédisposition morbide^ si fréquente en particulier pour la tuberculose. « On ne naît pas tuberculeux, on naît tuberculisable » (Peter).
OË L'HËHËDITË. 331
Les causes extérieures ne créent pas le terrain, elles ivpquent des réactions dans l'organisme. Seul le teren question est transmis par des ascendants p/us moins éloignés. Quand il y a des générations saules, on dit qu'il y a atavisme.
En cas de transmission d'une prédisposition morbide, ■ticulière, Tavorable à l'éclosion d'une certaine mala- '9.10 ou à la production d'une certaine malformation physique (polydactylie, bec-de-lifevre, liypospadins...), on dit qu'il y a hérédité (indirecte), similaire ou homologue.
Mais les ascendants peuvent transmettre une prédis- |>Osition générale, très sensible, une prédisposition de if organisation psychique, d'où il résulte que des maidies mentales se transmettent en subissant des métar torpboses (alcoolisme, suicide, épitepsie, hystérie, bypochondrie, débilité mentale, folie...), c'est {'hérédité dissemblable ou hétérogène.
Cette variété d'htnditéde terrain, dite hétérogène, consiste donc surtout ddns un amomdrissement de la i^talité générale de I organisme dans une résistance ÎBoindre à l'action des agenti nocifs venus de I e\téleur. Et c'est pourquoi les états morhules se transforment d'une génération a 1 autre, et que hérédité produit chex le rejeton des aireelîons d'un autre ordre j|oe la maladie aneestrale.
' Nous citerons comme exemples les maladies relevant AbYarthritisme : goutte, rhumatisme, lithiase biliaire et rénale, diabète, obésité, etc.
Il en est de même pour les sligmntes dits de dégénérescence : asjTnétrie faciale, malformations du squelette, cryptorchidie, bégaiement, etc.
résumé, l'hérédité indirecte de terrain, c'est-à-
nZ tflOUMilt GÉ5ÉBALE.
fiir** tUM'fUU' iU*. pri*(ïî%^f%ïiu}î\^ est plus Importante que YSU*fMiU' uufth'uSfi directe,
\him VMrhWik indirecte, rentrent les faits à^immuiilhhth%iA\u* on relative vis-à-vis de certaines maladies ^etieni|d<* : \n fièvre jaune dans les races noires).
Ki Ton ne demande pourquoi, dans une même famille, rh/«r/'diU^ n'cHl pas absolue et pourquoi certains rejeloMM Monl NaiuH et d'aulros malades, on pourra répondre qmM'lHU)U(^ ('(^condalion n'implique qu'un spermatozoïde {A \\\\ ovule, el (|U(; tous n'ont pas des propriétés iden-
ll(|UPH.
Lui ilt* dtiflt's, • Nous terminerons ce qui a trait à rin^M^diti^ par re\posé de la loi de Colles, concernant la H>phlllH luM*t^dilairo.
Sponu«loxoï«lo
';;.,(;«(. ml «^ «"■"'^r'' Knfant syphiHUque.
«io U^ ooMooplion.
,. r . A son tour
Enfant -, .
Vxtv . ,^,^ I a peut