INTERROGATOIRE
I prul'essioDnellG. Dans la gcaimv de ces accidenU, on y doit aussi fnire une large place à certaiDes luaniresla- Ftionsderbystérie, «Le saturnisme, l'hjdrargyrismesont Ides agents provocaLeiiis de l'hystérie. »
' Antécédents du malade. — Ils comprennent les [ antécédents héréditaires et les antécédents personnels. X.Anlécédenls héréditaires (y tiy. Notions de pat ho- I togie générale : hérédité).
It. Antécédents personnels. — Le médeciu doit f établir le passé pathologit/ue du malade, dans ses F grandes lignes. Toujoui-s il recherctiera la possibilité : syphilis acquise. Les principales maladies sur [ lesquelles il insistera sont : les maladies éniptives I (scarlatine, rougeole, etc.i, et la lièvre typhoïde, qui laissent si souvent des reliquats du côté des reins; - le rhumatisme (endocardite consécutive); — la |. diphtérie (paralysies, néphrite); — les bronchites suspectes et les pleurésies (amorce ou début d'une tuber- \ culose).
On est souvent obligé, une fois le diagnostic l 'établi, de rafraîchir la mémoire des malades ou de leur [.entourage, pour établir le diagnostic étiologique de la Ir maladie.
éiuorutir» r<.>latiris au inillcii.
A la condltiuu sociale.
1° Genre hexistence. — La question de l'alimentation
Idéfectueuse ou trop abondante sera élucidée. Fardes
' questions, qui doivent être adroitement posées, on
cherchera à se rendre compte des e\eès portant sur
L'alcool.
L'abus du tabac, l'usage de la morphine ou de
2a EXAMBN DU MALADE.
l'opium, le surmenage physique et intellectuel causent un certain nombre de maladies ou en favorisent Téclosion.
2° Climat. — Milieu épidémique. — Les pays chauds ont une pathologie assez spéciale (paludisme, dysenterie, fièvre jaune, choléra...).
Le séjour ou le simple passage dans un milieu épidémique peuvent créer des présomptions (fièvres éruptives, en particulier).
On doit se défier pourtant, en cas d'épidémie, de vouloir étiqueter tous les maux, sous le nom de la maladie régnante.
L'analyse de Teau, du lait est souvent nécessaire, en temps d'épidémie. Ils peuvent être d'actifs agents de contagion.
3° Agents physiques.. — Le froid est une cause banale qu'invoquent très souvent les malades.
Dans les anciennes théories médicales, le refroidissement tenait une place considérable dans l'étiologie des maladies. C'était un tort évident. Ce refroidissement n'est le plus souvent qu'une cause occasionnelle] il faut que l'individu ait une pi^édisposition acquise ou héréditaire, ou qu'il existe une infection latente (Voy. Notions de pathologie générale).
Les nouvelles théories ont pris le contre-pied, presque absolu, de l'ancienne façon d'interpréter les faits. Ces vues nous semblent exagérées également, et Ton peut se demander pourquoi les vibrations calorifiques, émises aux basses températures, ne seraient pas capables de produire, par elles-mêmes^ des désordres (congestion pulmonaire, néphrite, paralysie faciale, voire même la mort subite). Les gelures plus ou moins étendues du derme semblent appuyer cette théorie.
La chaleur est un Tacteur ûtiologiqiie îiiiportunt, s|iécialeinent dans les pays tropicaux.
Les vibrations calorifiques, émises aux hautes températures (soleil, chaufferie des machines) produisent de graves désordres.
Dans le coup de clialeiir des troupes en marche d'autres facteurs interviennent (fatigue, encombrement, déplacement d'une colonne d'air vicié, etc.).
Véleclririlé produit des désordres d'un genre bien spécial.
.\" Traumatismes. — Les malades attribuent souvent, à tort, la genèse de leur maladie à un traumatisme. Toutefois, certaines maladies, ressortissant à la médecine, naissent sous cette influence [pneumonie traumatique, accidents nerveux). Ces derniers sont fréquents il la suite des accidents de chemin de fer (raiiwayspinc).
Les l rail mal is mes moraux sont des causes adjuvantes importantesà CDnnaitre{neurastliénie, hystérie). Les ennuis, les chagrins sont la cause de certains états pathologiques; ils viennent en compliquer d'autres. Il faut être médecin de l'esprit en même temps que du corps; et si la science médicale est souvent impuissante à guérir, le médecin peut toujours être un consolateur. La psychothérapie est une des branchesde la médecine, et elle n'en est pas la moins belle.
5° Médilame^ts. — Le malade peut se rappeler d'un traitement suivi, sans connaître le nom de sa maladie. Les remèdes prescrits antérieurement seront, jusqu'à un certain point, révélateurs de la maladie i^sypbilis, paludisme, rhumatisme...).