II. - EXAMEN DES VOIES URINAIRES
I. Uretères. — Lorsque les uretères ont des jiarois épaissies et résistantes, ou que des calculs y sont enclavés, la palpatîon par le rectum ou le \agin peut donner d'utiles renseignements.
En éclairant la vessie au moyen de Veniloscope, rembouehiire des uretères devient visible, et le cathétérisme devient même possible. On peut ainsi recueillir séparément l'urine de l'un et l'autre rein, et comparer l'état anatomique et l'onctionuel du rein supposé malade avec celui du rein supposé sain.
II. VesBÎe. — Lorsqu'elle est très distendue, l'inspection permet de constater une saillie de la région hypogastrique.
La pnijtaliiiii bimnnuelli- est la méthode de ctioi\. L'index d'une main est introduit dans le rectum ou le vagin, l'autre main palpe avec précaution la paroi abdominale (au besoin on administre du chloroforme). Les renseignements qu'on acquiert sont nombreux ; ^ état de vacuité ou rétention d'urine, tumeurs...
Phrld cystoscopie, on arrive à éclairer et à voir la I paroi interne de la vessie.
Le cathétérisme, au moyen d'instruments métali" liques spéciaux, permet de reconnaître la présence des I calculs. Le choc du calcul contre le cathéter donne un t ,80a clair, perceptible à distance.
La perPUssinn permet, dans certains cas, de cons- Llater l'état de réplétiou de la vessie, à condition que le T sujet ne soit pas trop gras. L'absence de matité n'est } pfts une preuve de l'étal de vacuité de la vessie, car cet organe a pu se développer du côté du petit bassin I pliitàt que du côté de la paroi abdominale.
III. Urètre. — La vue indique Tétroitesse du méat, son imperforation, sa situation anormale (hypospadias...); les fistules, l'œdème de Turètre.
La palpatlon immédiate se fait chez l'homme en promenant le doigt sur l'urètre, ce qui permet de sentir les nodosités, les indurations qui accompagnent souvent les rétrécissements, les petits ahcès qui échappent à la vue.
Par le toucher rectal, qu'on ne doit jamais négliger de pratiquer, le doigt explore les portions membraneuse et prostatique de l'urètre.
Chez la femme, l'urètre peut être exploré directement par le doigt.
La palpatlon médiate se fait surtout au moyen des bougies à boule ou à olive (commencer par le n° 20 ou 21 de la filière Charrière). Les plus grandes précautions d'asepsie et d'antisepsie doivent être prises. Toute manœuvre tant soit peu violente est toujours dangereuse ; la plus grande légèreté de main possible est indispensable.