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V. — DE LA MICTION

On étudie la fréquence de la miction. Si elle est exagérée, il y a po/lakittrie (izoXkxxiç, souvent . Celleci peut être diurne ou nocturne, douloureuse ou indolore. Klle |)eut être causée, chez les névropathes, par une influence nerveuse. On la rencontre dans des maladies générales idiahète, tabès...) ou certaines maladies de Tappareil génito-urinaire (cystite, maladies de la prostate, néoplasies vésicales, tuberculose de la vessie. maf de liritjht, maladies utérines et ovariennes...).

Elle est un symptôme important de la lithiame rénale.

Si Turine est plus abondante qu'à Tétat normal, il y a polynrie (Voy. Examen des urines),

A. Rétention d'urine. —On dit qu il y a rétention, lorsque la vessie ne se vide pas spontanément. Elle peut être aiguë et se manifeste en dehors de toute aflection urinaire ; traumatismes, maladies infectieuses graves, certaines maladies du cerveau et de la moelle, //' tahes, l'hystérie, les intoxications par Topium, la belladone... .

Larétonlion aiguë existe encore après Taccouchement, à la suite (ro))érations même éloignées de l'appareil génito-urinaire.

Dans tous ces cas, il s'agit d'une paralysie du corps de la vessie, le besoin d'uriner étant supprimé à cause de la perte <le hi sensibilité. Lorsque la pression intra-

vésicale devient supérieure èi la tonicité du col, l'iirlne s'échappe iovolon taire ment, il y a incoiilinetice pnr reijorgemenl.

l-a rétention arguë s'observe également dans un grand nombre de maladies des voies uiinaires {cystites, rHrécissements, prostatites...).

La rétention chronii/iie ou incomplète est mieux dénommée stagnation urinaire; elle est souvent la cause d'infection locale ou générale.

B. Incontinence d'urine. — C'est la sortie involontaire de l'urine hors de la rrasii' (et non du canal, ce qui arrive chez les rétrécis après la miction).

L'incontinence noclume esl surtout. fréquente chez les enfants et chez les adolescents, l'attaque nocturne d'épilepsie en est une cause fréquenté (Trousseau). Dans d'autres cas, chez les jeunes enfants, la paresse ou l'habitude produisent cette incontinence.

Une autre variété est liée à Vatonie du sphincter [ urétral ou à l'irrituhilité vésicale.

L'incontinence d'urine, tout comme la rétention, est L symptomatique de certaines aiTections générales ou [' d'une affection de l'appareil urinaire. Les maladies de la . moelle, letabess'accompagnentsouventd'incontinenee loraie, qu'il ne faut pas confondre avec l'incontinence i par regorgement, par rétention ; déplus, elle est le plus I souvent inco/ijc/'^nfe; le malade ne sent pas qu'il urine, sa muqueuse urétrale est anesthésiée.

L'incontinence est fréquente chez les prostatiques et I se manifeste surtout la nuit.

C. Dyaurie. — La miction dif/icile est en même [temps souvent jimlimijée fprostatites, rétrécissements

ou maladies générales, telles le tabès).

La miction, dans certains cas, est entrecoupée et se

fait en deux ou trois temps (prostatites, nervosisme...). Le volume, la forme, la force du jet sont importants à préciser.

De la douleur dans les maladies des organes

géniio-urinaires.

Miction douloureuse, — On fait préciser au malade rintensiié, le siège, les irradiations, le moment d'apparition de la douleur. La miction peut, en effet, être douloureuse au début, ou à la fin, ou d'une façon continue.

La douleur terminale peut se produire en dehors des maladies des voies urinaires i'tabes, glycosurie...^.

Les douleurs naissant sur un point quelconque de l'appareil génito-urinaire seront précisées, suivant les principes généraux que nous avons exposés à propos de l'examen du malade.

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