X. — Recherches microscopiques sur les urines
Technique générale. — On recueille Turine dans un verre soigneusement nettoyé pour éviter la présence des corps étrangers. On la laisse reposer et on examine une partie du dépôt après décantation.
«ECHEBCUBS MICROSCOPIQUES SUR LES URINES. 251 ' Il peut y avoir intérêt, dans certains cas, à cealrifu-
ger Tiirine, de façon à avoir un dépôt plus aggloméré. De longs filnmenls peuvent exister dans l'urine, ils
proviennent de l'urètre et persistent longtemps à la
suite d'une blennorragie.
Le microscope permet de i-econnaitre l'origine des
ce/iulen épithélinles; elles peuvent provenir ite toute
l'étendue de l'appareil urinairc.
I. Cylindres urinaires. — Ce sont des coapilations de composition variable, <|ui ont pour origine un exsudât (les lubes séerélenrs et donnent une idée des altérations profondes dn rein.
Les plus importants sont :
a. Les cylindres liyaHim dont la reclierclie inicTuscopique est Tacilitée par une coloration au moyen de lii solution dR Oram. L'iode leur donne, en effel,mie teinte jaiuie. Ces cylindres se terminent en doigt de gant. Ils sont en connexion étroite avee les lésions du glomérula (Lecorclié et Talamun^.
b. Lfs cylindres grniiulfux stml beaucoup plus visibles (jue les précédents par suite de la préseme de granulations fines à leur intérieur.
c. Les cylindres cireux ou eulloït/px soutirés réfringents.
d. Zftf cylindres lu'inorra<ji<]ia-s conliennent des • hématies et prouvent l'origine intra-rénale de l'hématurie.
e. Les cylindres épilhéliaux sont ffirmés de cellules épithéliales, disposées en mosaïque, et réunies par une substance homogène ou flnement granuleuse. Ces cylindres conlieniienl souvent des ijraniilaliuns ffraissettses.