A. - SENS DE LA VUE
Pour l'examen ilétailli^ des yeii\, nous renvoyons niix livres d'oplitalmolugie. Nous indiquerons seulement les prinuipules recherches que l'on duit Taire dans les maladies nerveuses.
Examen objectif. — 1" Paupières. — Le ptosis parai ijtiifii'- rH\Mf de la paralysie du muscle releveur tlësioii du moteur oculaire conminn, 111" paire).
Le doigt relève racilement la paupière paralysée, ee qui n'a pas lieu dans l'occlusion par hlépharospasme (spasme de l'orbiculaire).
La paralysie de l'orbiculaire (fermeture impossible ou incomplète de l'œil) existe dans la paralysie raciale (Vll° paire) d'origine périphérique.
A l'état normal, dans le mouvement d'occlusion liénergique et volontaire des paupières, les globes oculaires se convulsent en haut (signe 'le Bell]. Par suite de dispositions anatomiques (expansions aponévrotiques) la paupière paralysée s'élèvera et suivra le globe oculaire, lorsque le malade cherchera à fermer fortement les yeux {p/iénnmi'ne palpébral de Dupuy- Dutemps).
2° Globks ociiLAiRES. — On constate s'il existe de ]'e,cop/tlnhnie, An xlrabUme paralytique i\m s'accompagne de iliplopie binorulaire (recherche par les verres colorés).
La déviation conjuguée des yeux, ou paralysies associées, s'observe dans certaines lésions cérébrales; on constate en même temps une déviation de la tête.
Pour faire, d'après cette déviation, le diagnostic du siège de la lésion, Grasset a proposé la formule suivante : dans les lésions d'un hémisphère cérébral, le malade regarde ses membres convulsés, s'il y a excitation d'un territoire cérébral; il regarde sa lésion, s'il y a destruction et paralysie consécutive.
On pourrait encore dire, puisque l'hémiplégie est toujours croisée, le malade fuit sa lésion dans le cas d'excitation (tumeurs, méningite...), il la regarde en cas de paralysie (ictus cérébral).
Dans les lésions du mésocéphale, c'est le contraire qui se produit par suite de l'action directe du nerf moteur oculaire externe.
(Pour le nystagmus, Voy. Contractures.)
3° Pupille. — Elle peut être dilatée (mydriase) ou rétrécie (myosis).
Les pupilles peuvent être inégales. Cette inégalité est un signe précoce de la paralysie générale. ïl existe quelquefois dans la tuberculose au début, par suite d'adénopathie bronchique.
Dans là paralysie générale, au début, on constate souvent une prolongation de la réaction pupillaire aux toxiques (atropine, ésérine).
(Réflexes pupillaires; Voy. Étude des Réflexes.)
4° Rétlnk. — Dans bien des maladies nerveuses, il est indispensable d'examiner le fond de l'œil à l'ophtalmoscope. V œdème de la papille se rencontre dans les tumeurs cérébrales.
L'atrophie du nerf optique se constate dans le tabès, la paralysie générale, la sclérose en plaques.