MAMKL DE Sir.lM.OdKAl'IllE FliAN(;AISK
tient à la main une petite église (Jean de Feucy, abbé du Mont-Saint-Eloi, 1530).
Saint Waast [Vedastus). Debout, mitre, tenant une croix et bénissant ; à ses pieds, un ours est couché (Abbaye de Saint- Waast d'Arras, 1195).
Saint Willebrokd. Debout, mitré, crosse et bénissant, il est dans une barque conduite par un rameur ; quelquefois un personnage tenant une croix processionnelle l'accompagne (Ville de Gravelines, 12i3 à 140G).
Je termine par le sceau suivant qui présente un naïf tableau du Paradis terrestre tel que le concevait un graveur du xv*^ siècle : Au milieu d'une forêt, Adam nu tient une massue sur son épaule et fait pendant à Eve vêtue et debout comme lui; à leurs pieds est un lion couché (Adam de Blois, clerc, 1406)^
§ 3. — Type armoriai.
Les évèques ont fait tardivement usage du sceau armoriai ; on trouve des armoiries sur leurs contresceaux dès la deuxième moitié du xm*^ siècle, mais sur la face principale elles n'apparaissent qu'à la lin du xiv''. Quelques évêques ont cependant des sceaux armoriaux avant cette date, mais comme seigneurs féodaux et non comme évêques. Robert de Courtenay, évéque d'Orléans, use en 1273 d'un sceau armoriai comme seigneur de Nonancourt, et d'un sceau à type sacerdotal comme évêque ; Guillaume de Melun, archevêque de Sens (136()), a un sceau à l'écu penché et heaume cime d'une tête de cerf avec une croix entre les cornes, et supporté
1. HoMAN. Invenluire des sceaux des Pièces oriffinales, n" 1581.
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par deux lions, comme maître duii fief personnel, et comme archevêque il use d'un autre au type sacerdotal (pi. XXVI, n° 1)1.
Ce nest que dans les dernières années du xiv" siècle que nous trouvons de vrais sceaux épiscopaux à type armoriai et ce sont, pour la plupart, des sceaux de juridictions spirituelles ou temporelles. Un de leurs caractères distinctifs c'est que l'écu est toujours perpendiculaire, jamais penché, et qu'ils sont généralement surmontés et soutenus par des personnages à mi-corps. Bertrand de Rosmadeuc, évêque de Quimper (1427), a un écu tenu par un ange debout; celui de Thibaud dAussigny, évéque d'Orléans (1468), est surmonté d'un buste épiscopal mitre, crosse et bénissant; celui de Jean Cœur, archevêque de Bourges (1479i, d'un squelette à ailes de chauve-souris, de la bouche duquel sort une banderole avec la légende : Mémento mori'-. Celui de Robert de Groy, évêque de Cambrai (1529), est un remarquable spécimen de l'art de la gravure au xvr' siècle ; l'écu en cartouche est couronné et tenu par un ange debout, à la chevelure flottante (pi. XXVI, n° 2)-^.
Ily a cependant quelques exceptions à cette règle. Gui le Barbu, évêque de Laon (1393), porte sur son sceau deux écus séparés par un lion tenant une crosse droite et devant une mitre ; celui de Guillaume de Boisratier, archevêque de Bourges (1420), est posé sur une croix à long pied; le petit sceau de Thibaud d'Aussigny, évêque
1. Stein. Double sceau de Robert de Courtenay {Bullelin des Antiquaires de France, 1909, p. 387). — Doi'ët d'Ahcij. C'o//ec/io(i de sceaux, n» 6i03.
•2. Bibl. uat. ms. lat. 17(12 1. n' l.'iO. et 17027, n» 280.