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AirvERGNE, Velay

Les plus anciens sceaux seigneuriaux d'Auvergne datent du milieu du xii*" siècle. En llio, Robert 111,

1. Je lie i)arl(; pas de la bulle de Dreux ou Dropon. évêque de Thérouane (1065 . dont la fausseté parait très probable (voir page 41^

2. BiBLioGKAPHiE. A.VMARI). Mémoire historique sur les armoiries et le sceau de la ville du l'uy [Annales de la Société d'agriculture, sciences, arts el commerce du Puy, 1863, p. 30). — 3 sceaux.

2'Jt MAMT.r, DE SKilLLOGRAPmi: FHANCAlSi:

comte de Clermont et d'Auvergne, u un sceau équestre uniface. Robert IV (1182) use tantôt d'un sceau semblable, tantôt d'un sceau à revers armoriai fi<:^urant le fj^onfanon d'Auvero^ne,et ses successeurs font de même. Les dauphins d'Auverirne, au contraire, ont eu dès H 99 un sceau équestre avec contre-sceau au dauphin. Les vicomtes de Turenne ont usé d'abord du sceau équestre avec contresceau (Bernard de Turenne, 1226); Raymond, fils de Bernard, en 1247, a un type beaucoup plus archaïque: son sceau est à deux faces, d'un côté équestre, le cavalier tenant une lance à gonfanon,de l'autre il représente un château debout sur un rocher. Les vicomtes de Cariât, depuis Guillaume vivant en 1208, les sires de Montpcnsier, depuis Imbert de Beaujeu (1270), les vicomtes de Murât, depuis Pierre III ( 1258), les sires de Montferrand, depuis Robert en 122.'). ont eu des sceaux équestres avec contre-sceau.

Jean, duc de Berry, qui hérita, en 1389, de l'Auvert^ne du chef de sa femme Jeanne, a fait graver toute une série de sceaux splendides dont j'ai eu l'occasion de parler à plusieurs reprises au cours de ce travail (pi. XII et XV, n" 3).

Parmi les sceaux municipaux intéressants, je citerai ceux d'Issoire (1308), les deux consuls assis et encapuchonnés; de Clermont (12o.j), le buste de la Vierg'e avec la légende : Sigiilum reipuhlicc Clarn/nonlensis ; de Maurs (1308), les quatre consuls assis, le contre-sceau

BosHEnoy (De). Sigillographie de l'ancienne .li/rery/ie. lîrivc. 1895. in-l", 672 p. — 1559 sceaux.

CnALui>ET{.\bbé). Notice sigilloyniphiq ne sur les eccf/He.s d'Auvergne et de Saint-Flour. Aurillac. 1899, in-8% 212 p. — 1 iô eaux.

SIGILLOGRAPHIE RÉGIONALE 29o

représentant saint Césaire ; du Puy xiiF s. j, une aigle sur champ fleurdelisé; de Riom (1283) et d'Aurillac (1284), des fleurs de lys; de Montferrand (1225), un Jion.

On n'a pas retrouvé de sceaux des évéques de Clermont antérieurs à Etienne de Mercœur en 1157; il est debout, nu-tête, tenant une crosse et un livre. Son successeur Pons (1175) est assis, mitre et une main sur la poitrine. Gilbert (1190) est debout, mitre, tenant une crosse et un livre. Les contre-sceaux ne commencent que sous Robert d'Auvergne son successeur (1196). l/évèque de Clermont était qualifié d'abord d'episcopus Arvenorum. c'est Gui de la Tour, en 1258, qui remplaça ce mot par celui depiscopus Claromontensis. Les sceaux que l'on possède des autres évêchés d'Auvergne, Le Puy, et Saint-Flour. ne sont pas antérieurs au xiii*' siècle. Ceux du chapitre de Clermont sont au type de la Vierge (1221).

En résumé, les plus anciens sceaux seigneuriaux d'Auvergne, du milieu du xir siècle, sont unifaces; à la fin du même siècle il existe un petit nombre de sceaux à deux faces ; au milieu du siècle suivant presque tous les sceaux ont des contre-sceaux. Les plus anciens sceaux t^piscopaux représentent le personnage nu-tête; dans la deuxième moitié du xii'' siècle, il est mitre. Les contre-sceaux apparaissent dans les dernières années de ce même siècle.

29b MA.M i:i, Di; sicilloguai'iiii: fham,aisi;

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