‹ Manuel de sigillographie françaiseChapitre 160 sur 205 · DaUPHIXÉ, ViVARAlS · texte numérisé non relu

DaUPHIXÉ, ViVARAlS

Le plus ancien sceau civil de Dauphiné est un petit sceau équestre et uniface de Guillaume de Chàteauneuf (1170), sur lequel ce seigneur tient un écu armorié et

1. Biiti.iO(;uAiMiiE. — \'ai.uû>>ais. Histoire de Dauphiné et des princes qui ont porté le nom de Dauphins. Genève, 1722, in-fol., 2 vol. — 68 sceaux.

Roman. SiçiHlofjraphie du diocèse de Gup. Paris. 1870, iii-l". — 122 sceaux.

— Sigillographie du dioci'se d Embrun. Paris, 1873, iu-î". — 72 sceaux.

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brandit son épée. Les dauphins n'ont pas eu de sceau avant Hugues de Bourgogne (1188); son sceau est à deux faces, d'un coté il chevauche au pas, tenant une épée haute et un bouclier, de l'autre est la représentation grossière de la ville de Vienne. Ses successeurs jusqu'à Humbert P"" (1282) ont eu le même type pour leurs grands sceaux. Le revers du sceau d Humbert L' est armoriai ; au lieu d'un revers, son fils Jean II (1309) a un contre-sceau. Humbert II (1334) revient au sceau à double face avec la ville de Vienne au revers (pi. XVII, n° 1). Les sceaux des dauphins de France sont tous équestres avec contre-sceau, et ce type a persisté jusqu'à la fin de la monarchie. Les dauphins ont eu de petits sceaux armoriaux à partir de 1259 et des contresceaux à partir de 1287. Les comtes de Valentinois de la maison de Poitiers ont eu d'abord des sceaux équestres unifaces (Aymar, 1187) ; devenus comtes de Diois (1197), ils ont usé d'un sceau à deux faces, équestre d'un côté et de l'autre orné d'une étoile. En 1308, l'étoile du revers est remplacée par un contre-sceau armoriai. Les Poitiers ont eu des petits sceaux armoriaux à partir de 1230 et ils n'ont plus que des sceaux

PiLOTDE Thorey. Et udc siiv la Sigillographie du Dauphiné. Grenoble.. 1879, in-S", 176 p. — 2x planches, 78 sceaux.

— Inventaire des sceaux relatifs au Dauphiné conservés dans Us archives départementales de V Isère. Grenoble, 1880,10-8". — 31 {sceaux.

Roman. Sigillographie des gouverneurs de Dauphiné Mémoires de la Société des Antiquaires de France, t. XLVIII, p. 1). — 19 sceaux.

Vallier. Sigillographie de l'ordre des Chartreux. Montreuil-sur- Mer, 1891. in-S°. — 480 sceaux. Cet ouvrage est consacré à l'ensemble des sceaux de l'ordre des Cliartreux dans le monde entier.)

Roman. Sceau-v des familles seigneuriales de Dauphiné. Paris, 1906, in-8, 402 p. — 967 sceaux.

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annoriaux à partir de 1322. Les sceaux à double facte ont été le privilège des grands barons dauphinois, les Artaud, les Bressieu, les Montauban, les Mévouillon, les Adhémar. Ces trois derniers ont été scellés avec des bulles de plomb équestres sur une face, arnioriales sur l'autre. La plus ancienne bulle des Adhémar de Monteil date de 1 184 (voyez tigure 43) et la plus récente de 1580 environ. Les dauphins ont aussi employé la bulle de plomb pour quelques-unes de leurs juridictions, surtout les juridictions communes avec l'évêque de Grenoble et I archevêque d'Embrun.

La série des sceaux des gouverneurs du Dauphiné depuis 1346 jusqu'à 1425 est des plus remarquables; ceux de Geofîroi le Meingre et de Guillaume de Laire sont parmi les plus beaux spécimens des sceaux pédestres (voyez figure 11).

Le sceau municipal d'Embrun (1254) est à deux faces, sur Tune les cinq consuls sont debout, sur l'autre, la ville est grossièrement représentée ; sur celui de Grenoble (1497) est gravée une fort jolie vue de cette ville (voyez figure 17) ; ceux de Valence (xui'' s.) et de Die (xiii^ s.) sont des bulles de plomb au même type ; celui de Tournon (L35o) est parti d'un demi-chàteau et d'une demicroix de Toulouse.

Le plus ancien sceau épiscopal connu de Dauphiné est celui de Grégoire, évêque de Gap (1175) ; le prélat est debout, crosse et bénissant, coiffé de la mitre cornue : celui de Pierre, évêque de Die (1176), est au même type; Pierre, archevêque d'Embrun (1177), est représenté assis, de trois quarts, coiffé de la mitre droite, tenant sa crosse en biais ; Eudes, évêque de Valence

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(H 84), est dans une attitude presque semblable. Geoffroi, évéquede Saint-Paul-Trois-Ghàteaux i 1204), est à mi-corps avec la mitre cornue ; on n"a pas de sceaux des archevêques de Vienne avant 1217; le prélat y est figuré assis. Guillaume, évéque de Viviers (1218), et Bertrand, évéquede Die (1223), ont des bulles, le premier à l'efiig-ie de saint Vincent, le second au type de la Vierge avec des légendes transversales au revers. L'usage des bulles, pour les sceaux de juridiction, a été très répandu au xiu'^ siècle en Dauphiné dans les évéchés. A partir du xiv'' siècle les évêques reviennent partout, à cette époque, aux sceaux de cire à type épiscopal ordinaire.

Les ofïicialités de Vienne et de Valence ont pour type un bras tenant una crosse ; celle de Grenoble un buste épiscopal, celle de Gap une crosse et une épée avec la légende : Ecce gladil duo hic. Le chapitre de Grenoble a un sceau à l'effigie de saint Vincent (1257), puis la Vierge (1312) ; Vienne a saint Maurice assis en costume royal (12o0) ou en buste ; Die (1295) et Embrun (1383) la Vierge; Valence, saint Apollinaire (1244), Gap le bras de saint Arnoul en pal (1204). Les sceaux des abbayes sont en petit nombre et assez récents ; cependant celle de Saint-Antoine en ^'iennois a, dès le xiii*^ siècle, un sceau qui représente son saint patron entouré de malades ; Saint-Ruf a dès 120i un sceau sur lequel son patron est figuré à mi-corps avec le geste d'un orant. Les sceaux des chartreuses ne sont pas antérieurs au xiii'^' siècle. Certains prieurés, Saint-Victor de Valence, Saint-Géraud d'Aspres ont des sceaux as.sez beaux de la même époque.

En Dauphiné, les sceaux apparaissent tardivement, <lans la deuxième moitié du xii'" siècle ; ceux des princi-

ilAMKL DK SU;il.l,(MiHAPFIIE FRANÇAISK

|);iux barons sont à double face et un j^rand nombre de sceaux seii^neuriaux ont la forme d'écus soit triangulaires soit arrondis par le bas. Les bulles, dont les. évèques ont fait un grand usage pour leurs juridictions, apparaissent à la fin du xii'' siècle et disparaissent généralement à la fin du xiv"". La plupart ont du reste été en usage concurremment avec des sceaux de cire. Les contne-sceaux sont peu nombreux, toujours nommés Sigilluni secreluni, et ne sont ])as antérieurs au xiii*" siècle.

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