Ibid., n
.3. Dem.vy. Inventaire de la collection Clairamhaull. n' 6308. 4. Demay. Inventaire des sceaux de Flandre, n" 1237. — Roma>. Sceaux des familles seigneuriales de Dauphiné, n° 353.
Les représentations de dames debout sont extrêmement nombreuses, c'est le type féminin par excellence; elles apparaissent au milieu du xii'' siècle pour disparaître à la fin du xiv^ seulement.
Les dames sont d'abord coiffées d'aumusses ou de capuchons pointus, puis de mortiers généralement assujettis par des mentonnières, puis de voiles, de toques réticulées que dépassent leurs cheveux, de chapeaux de fleurs ou de longues tresses.
La robe est toujours très longue, assez étroite, serrée à la taille et couvrant les pieds ; quelquefois elle est armoriée. Le manteau, quand il en existe un, est d'abord relevé en plis lourds sur le bras, puis il est doublé de fourrures, étalé par derrière et retenu autour du cou par un fermail ou une chaînette. Quelquefois le manteau se raccourcit et les manches s'élargissent et s'allongent.
Les mains sont généralement gantées et l'une ou toutes deux tiennent un objet symbolique ou réel, fleur, oiseau de vol, etc. Par un geste très fréquent, une main touche le fermail ou la chaînette qui retient le manteau autour du cou.
Eléonore de Guyenne (1132 et 1200) est coiffée d'une aumusse pointue, et de lourdes draperies chargent ses avant-bras ; elle tient un rameau et un faucon K Elisabeth, comtesse de Flandre (1170), coiffée d'un mortier rond à brides, vêtue d'une robe étroite et plissée, relevée