‹ Manuel de sigillographie françaiseChapitre 62 sur 205 · Ibid., mss. lat. 5441, p. 260 et · texte numérisé non relu

Ibid., mss. lat. 5441, p. 260 et

Hingettes (1392), de deux écus ^, et Isabeau d'Orchancourt (1397), de quatre écus armoriés; Blanche de Ponthieu, comtesse d'Aumale (1369), est accostée de deux dauphins "2; Mahaut de Brabant, comtesse d'Artois (vers 1260), de deux lions 3; enfin Laure de Montfort, comtesse de Grandpré (1267), se détache sur un semis de lionceaux ^.

Dès la deuxième moitié du xiii^ siècle, l'architecture se joint à la figure humaine dans les sceaux des dames ; elles sont debout sous des baldaquins de plus en plus touffus et compliqués.

En 1223, Marie de Quincy, vêtue d'une robe brodée de macles, est déjà debout sous une demi-voûte en perspective crénelée et soutenue par un contre-fort. Les sceaux de trois comtesses d'Artois, Marguerite d'Artois (1302-1329), Jeanne de France ( 1329-1 3 i6) et Marguerite de Flandre (1361-1382), montrent la complication progressive de cette ornementation architecturale en moins d'un siècle ^. Tandis que la première est sous un simple baldaquin soutenu par deux contreforts, la dernière est sous un monument composé de cinq voûtes surmontées de gables, de neuf clochetons, et supporté par des pilastres ornés de logettes contenant des anges. Un des plus beaux sceaux de ce type est celui de Blanche de Navarre, reine de France (1368) (pi. XI, n° 2). Elle est debout sous une riche voûte gothique,

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