‹ Manuel de sigillographie françaiseChapitre 70 sur 205 · Demay. Inventaire des sceaux de L'Artois, n · texte numérisé non relu

Demay. Inventaire des sceaux de L'Artois, n

2. Millin (Antiquités nationales, t. IV. xlix, pi. III) nous a conservé le dessin d'un sceau armoriai de Roger, sénéchal de Meulanl appendu, dit-il, à un acte de 1174, mais ce sceau n'a pas été retrouve et peut-être y a-t-il là une erreur de date.

3. Roman. Sceaux des familles seigneuriales de Dauphiné, n° 27.

ornées et posées 2 et 1, sans aucune légende. Ces trois châteaux sont les armoiries que la famille d'Aix-Artaud a toujours portées. Le revers du sceau-matrice de Raymond de Mondrag-on (pi. 1) porte dans le champ les deux dragons monstrueux à face humaine et caressant leur longue barbe qui sont les armoiries de sa famille.

Cette figuration des armoiries dans le champ du sceau, fréquente au début du xiii'' siècle, va toujours en se raréfiant; à partir de 1250, elle n'est plus très commune et l'un des derniers exemples que j'en puisse citer est le sceau de Robert le Veneur en 1326, sur lequel figure dans le champ une croix cantonnée de quatre lionceaux K

Le plus ancien sceau à écusson armorié que j'ai trouvé date de 118". La forme primitive de l'écu est celle d'une toupie, on la trouve sur le sceau de Robert de Chartres (1193) - et sur plusieurs autres jusqu'à 1230 environ. Puis l'écu s'effile, s'allonge et sa silhouette affecte des formes très diverses. Celui de Garin de Belloy (pi. XIV, n" 2) a une forme amygdaloïde, c'est-à-dire que sa partie supérieure est demi-circulaire (1212) ^. Celui de Silvion de Clérieu (12i9) a, au contraire, le haut très échancré ; celui de Guillaume d'Entremonts (1228) a la barre supérieure rectiligne '♦. On ne peut rien induire, du reste, de ces variétés dans les formes de l'écu, pas même une date; Gaucher Adhémar de Monteil, par exemple, use

1. Demay. Inventaire de la collection Clairanibault, n" 9323.

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