‹ Manuel de sigillographie françaiseChapitre 9 sur 205 · A\'AM-1>H0P0S · texte numérisé non relu

A\'AM-1>H0P0S

Dans le I)eaii musée de peiiilure de Rouen, le public s'arrête volontiers devant un (ableau du peintre distingué qu'était Albert Maignan ' : il représente \ Hofunt^f/e des leucle-s francs ;) (Uovis II enfnul .

I^es membres «prèles flu |)elil prince reposent sur un coussin placé dans un grand trône sculplé : entouré de figures sévères, malgré qu'elles veuillent se faire douces, l'enfant a peur, il cherche des yeux sa nourrice et a envie de pleurer. Une couronne deux fois trop grande et trop lourde pour sa faible tète est posée à ses pieds sur un amas de parchemins roulés.

Huit sceaux sont sus[)endus par des cordons à ces parchemins ; les uns sont ronds, les autres ovales ou en double ogive : ils sont en cire brune, verte, violette ou rouge. On ne saurait trop admirer l'habileté de pniceau du maître (pu les peignit, on voit qu'il les a copiés sur nature et caressés avec amour.

Ils n ont qu un défaul, ils sont, non du vu'' siècle, mais du \in' Ou du xiv^'. Jamais, au vu'' siècle, il n'y a eu de sceaux suspendus par des cordons,

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