Bibl. nat. ms. lat. 5419, p. 105 ; 5441, p
lys, le soleil, la lune, des coquilles, des quintefeuilles, etc. Adeline, abbesse de Malnoue (1207), porte la crosse et retient de son autre main les plis de son manteau ; Marie, abbesse d'Etrun (1264), est voilée, coiffée d'un chapel, vêtue d'une longue robe, dun manteau à manches pendantes ; elle tient une fleur et un oiseau de vol, ce qui prouve qu elle aimait les plaisirs de la chasse '.
Je ne connais qu'Elisabeth, abbesse de Montmartre (1182), qui soit assise; elle est sur un siège orné de têtes de lions et tient un livre et une crosse-.
Puis, comme nous l'avons vu pour les évêques, abbés et abbesses sont représentés sous des baldaquins gothiques plus ou moins touffus. Le vêtement, du reste, varie peu. Je puis signaler cependant Hélie, abbé de Marmoutiers (1399). qui est debout sous un baldaquin, mitre, crosse et bénissant^.
Il en est de même pour les abbesses. Gertrude, abbesse de Maubeuge (1427), est sous un dais très décoré, accompagnée de deux anges dans des logettes, portant des écus armoriés ; Huguette du Hamel, abbesse de Port-Royal (1455), e.st coiffée d'un chapeau plat posé sur son voile. Le sceau de Jeanne de la Fin, autre abbesse de Port-Royal (1481), peut être considéré comme un des meilleurs spécimens de ce type (pi. XXIII, n° 2) qui s'est perpétué jusqu'à la fin du xvi® siècle. En 1571, Marie le Poivre, abbesse de Fontenelle, est encore figurée en pied sous un
1. DoL'ËT d'Akcq. Collection de sceaux, n" 9227. — Demay. Inventaire des sceaux de Flandre, n"' 7239, 7242, 7270 et 7301.