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IV. COPAHU

Le copahu est une oléo-résine fournie par le Copaifera officinalis, famille des Légumineuses. Il renferme une essence isomère avec l'essence de térébenthine, une résine appelée acide copahuvique qui représente la colophane des térébenthines, et une résine visqueuse qui se produit par oxydation de l'essence;

L'essence ne paraît pas être la substance active a l'exclusion des résines. Gubler a même recommandé, dans la blennorrhagie, Temploi des résines seules, parce qu'elles s'éliminent plus facilement que l'es^ sence par les reins.

On se sert habituellemeat de l'oléo-résine entière. Le copahu a faible dose, 1 — 2 gr., active la digestion ■ à haute dose, 10 gr., il produit de la diarrhée et des coliques.

Il s'élimine par les reins, la muqueuse respiratoire, et la peau.

Si les doses sont trop fortes, il peut rendre les urines albumineuses, comme l'essence de térébenthine, par suite de desquamation de l'épithélium des tubuli. Du côté de la peau, on a observé souvent une éruplion érythémaLeuse semblable à la roséole (roséole copahique). Il faut, bien entendu, suspendre la médication quand ces phénomènes d'irritation apparaissent.

Thérapeutique. — Le copahu esL le médicament le plus en vogue contre la hlennorrhagie. Des milliers de faits attestent son efficacité.

On l'emploie à deux périodes de la blennorrhagie.

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1° Tout à fait au début, à la période des prodromes, alors que l'écoulement n'existe pas encore et que la maladie annonce son invasion par da chatouillement et des douleurs dans la miction. On donne alors le copahu à haute dose, comme abortif,

La réussite est rare.

2" Quand la période aiguë est passée, que les douleurs sonL moins fortes, c'est à ce moment qu'il faut donner le copahu, La guérison ne tarde pas à se faire attendre. Tous les auteurs s'accordent à rejeter le copahu dans la période aiguë.

La blennorrJiagie chronique est très souvent guérie par le copahu.

Pour la blennorrhagie vaginale de la femme, le copahu doit être donné en injection, car il est sans efficacité s'il est administré à l'intérieur.

Si l'estomac se révolte contre le copahu on peut le donner en lavements.

De même que l'essence de térébenthine, le copahu s'est montré très utile dans les caPnrhes de la vessie et des bronches. L'irritation que cette substance produit sur la peau peut être utilisée dans les maladies chroniques de cet organe. Hardy l'a employé avec succès contre le psoriasis.

Doses : 4 — 45 gr. suivant la tolérance, le meilleur mode d'administration est l'emploi de capsules, dont chacune renferme environ Osi",50 de copahu.

La potion de Chopart, qui renferme 23/100 de copahu, est très efficace.

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