OPIACÉS
■de la composition de l'opium, puis nous passerons à la physiologie des principaux alcaloïdes et de l'opium en nature, et nous terminerons, suivant l'ordre que nous avons adopté, par la thérapeutique et les préparations.
Origine. — L'opium est le latex du Papaver som~ niferum. On le recueille en faisant des incisions sur les capsules avant leur maturité.
Variétés. — On distingue dans le commerce plusieurs espèces d'opium. Leur valeur est en raison directe de leur teneur en morphine.
L'opium de Smyrne est le plus estimé; il renferme 10 à 12/100 de morphine.
V opium de ÏHindoustan en renferme 9/100.
L'opium de Constantinople — 8/100.
L'opium de Perse — 5/100.
' L'opium d'Egypte — 3/100.
L'opium indigène de France et d'Algérie en renferme plus de 10/100, mais la difficulté de la culture rend son prix trop élevé,
Le Codex français exige 10/100 de morphine dans l'opium.
Composition. — On peut diviser les principes constituants de l'opium en : alcaloïdes, principes ■acides, principes neutres.
Les alcaloïdes sont très nombreux. Nous ne donnerons la quantité pour cent que des six principaux :
Morphine 10/100
Narcotine 6/100
Papavérine 1/100
Codéine 0,3/100
Thébaïne 0,15/100
Narcéine 0,05/100
66 MODERATEURS REFLEXES.
Les autres alcaloïdes qui n'existent qu'en quantité très faible et dont l'action n'a pas été étudiée sont : la porphyroxlne, la pseudomorphine, Vopianine, la rhéadine, la îaudanine, la laudanosine, la codamine, la cryptopine, la protopine, la lauthopine, Vhydrocotarnine, la méconidine.
Les acides sont les acides lactique et méconique.
Les principes neutres sont : la méconine, la bassorine, le caoutchouc, la gomme, l'albumine, et un principe volatil auquel l'opium doit son odeur. On trouve en plus des sels de potasse et de chaux.
Alcaloïdes excitateurs réflexes. — Ce sont la thébaîney la papavérine et la narcotine.
L THÉBAINE (Gi^H^'AzO^).
Elle cristallise en paillettes insolubles dans l'eau, solubles dans l'alcool et l'éther ; le chlorhydrate de thébaïne est soluble dans l'eau.
Elle produit des convulsions tétaniques comme la strychnine, mais il en faut des doses assez fortes ; 0^% 1 4 à 0^,20 sont nécessaires chez le chien pour les obtenir.
Rabuteau ayant pris O^^IO de thébaïne n'a observé chez lui que de la céphalalgie et un peu d'ébnété.
Rabuteau a également étabh que la thébaïne en circulation n'empêche pas l'action purgative du sulfate de soude, et que, à la dose de Os'^,Oi, elle est aussi analgésique que la morphine.
Cl. Bernard a montré que la thébaïne favorise et accroît l'action anesthésique du chloroforme; mais elle n'est pas par elle-même soporifique.
Ses usages sont réduits à ses propriétés anli-névralgiques.
Doses. — Oe^Ol — 0k%05.
NARCOTINE. 6 7