CAMPHRE
tioii psychique Lel que le sujet semble atteint de folie.
Callen rapporte qu'une femme ayant pris 2 grammes de camphre, par erreur de l'apothicaire, tomba aussitôt dans un état de sursédation directe dont il ne put la tirer qu'à l'aide de stimulants internes et externes.
On voit d'après ces expériences que le camphre à la dose de 2 grammes exerce une action sédative, et qu'à dose supérieure c'est un excitant. Si l'on considère, en outre, que le camphre employé contre les névroses, les spasmes, l'ataxie se donne à la dose de 0^^,30 à 1 gramme, on arrive à cette conclusion que le camphre est sédatif à faible dose (moins de 2 gr.) et cp'il est excitant à haute dose (plus de 2 gr.).
Action sur la circulation. — Presque tous les expérimentateurs sont d'accord pour reconnaître au crmphre la propriété de ralentir les contractions cardiaques, cela à doses faibles. Mais à haute dose le pouls est accéléré.
Le ralentissement du cœur est dû à une action directe sur cet organe et non à l'excitation des pneumogastriques (Pellacani).
Action sur la respiration. — La respiration suit les oscillations de la circulation, se ralentit et s'accélère avec elle.
Action sur la nutrition, — Le cam])hre produit l'abaissement de la température chez les animaux rendus fébricitants par l'injection d'un licjuide septique. Cet abaissement est de 2 à 3 degrés (W. Hoffmann).
D'après BinzVinjection d'un liquide sanieux ne produit pas de fièvre sur un animal auquel on a administré du camphre,.
108 MODERATEURS REFLEXES.
Chez l'homme fébricitant Pirogoff a noté également l'abaissement de la température.
Action sur les fonctions génitales. — Le camphre passe pour être antiaphrodisiaque.
Action sur les sécrétions. — On a noté quelquefois une hypersécrétion urinaire et sudorale. Le camphre empêche, dit-on, Taclion irritante que la cantharide produit sur les reins et la vessie en s'éiiminant par les voies urinaires. Gubler explique cette action en disant que le camphre se combine avec l'élément irritant de la cantharide et l'entraîne vers une autre voie d'élimination.
Élimination. — Le camphre s'élimine en nature par les poumons et la peau, comme les substances volatiles. On ne sait si une partie se transforme dans l'organisme.
Action locale. — Le camphre étant volatil détermine sur le point d'application une sensation de rafraîchissement, de froid, et par suite un certain degré d'anesthésie.
Cet effet se perçoit sur la peau et sur la muqueuse digestive. Mais le camphre est en même temps irritant, et à la sensation de froid succède de l'ardeur, de la douleur, et même de l'inflammation.
Le camphre est un bon parasiticide. C'est cette propriété qui l'a fait tant vanter et vulgariser par Raspail.
Le camphre peut être employé dans des états opposés, comme sédatif et comme stimulant.
Comme sédatif il est indiqué dans l'élat d'excitation qui s'observe chez les personnes dites nerveuses.