VARICELLE
que le démontra Tabsencc d'effluves puantes) et prévenu ia grêlure. « Tout au plus si dans deux des cas traités par Baptisia il existait des marques évidentes deux mois après la guérison. » Vous pouvez lire la précieuse communication du Dr Williams dans le trente et unième volume du British Journal of Homœopathy ,
J'ai déjà cité le Baptisia comme un des remèdes possibles de la fièvre initiale de la variole. Les résultats que nous venons de relater font voir une connexion encore plus intime entre la maladie et le remède, et nous encourageraient, si nous trouvions le médicament en question indiqué au début, à persévérer dans son administration pendant tout le cours de ia maladie.
Les statistiques du D*" Williams sont les seules que nous possédions faites sur une grande échelle qui soient capables de nous édifier sur les succès comparatifs des divers traitements de la variole.
Sous le traitement ordinaire la mortalité parmi les sujets vaccinés est de 1/2 à 8 pour cent. Parmi les non vaccinés, elle monte à 37 pour cent. Tels sont les résultats obtenus à Thôpital des varioleux de Londres. Le D' Williams n'a perdu aucun cas pendant la période où la vaccination première continue d'être efficace, c'est-à-dire de l'âge de trois ans à celui de onze ans. Après cette période, lorsque le cours de la maladie montrait que les patients qui en étaient atteints n'étaient plus protégés, sa mortalité fut 17 sur 257, environ 7 1/2 pour cent. Je pense que vous conviendrez avec moi qu'il serait plus que temps qu'une salle du susdit hôpital soit confiée au traitement homœopathique.
La maladie qui arrive actuellement sur notre liste est le vaccin, le cow-pox lui-même, dont l'intérêt en ce qui touche le sujet humain est purement pathologique. Pas plus que lui, la maladie suivante, la
VABIC£I.I.B
OU petite vérole volante du langage usuel ne demande une bien grande place dans un manuel thérapeutique.
Naturellement, vous donnerez de petites doses ^Aconit tant que la température sera élevée ; et je pense que vous vous trouverez bien de l'emploi à!A'pis si, comme cela arrive souvent, ily a beaucoup de démangeaisons accompagnant J'éruption.
L'exanthème dont nous allons parler offre une importance beaucoup plus grande; c'est la
ou morbille [petite peste). Le traitement hômœopathique de cette maladie est très simple et généralement couronné de succès, a La chose la plus importante dans la thérapeutique de la rougeole est la suppression de lafièvre immodérée dans la période prodromique, et en particulier dans la période éruptive (1). » Dans ce but, il conseille une série compliquée et des plus désagréables de bains froids, de couvertures et de compresses. Pour notre part sans négliger aucun comfort ou rafraîchissement que Ton peut procurer avec Teau fraîche au dedans ou au dehors, nous ne nous fions pour remplir notre but antipyrétique que sur un seul médicament, V Aconit, Nous le donnons depuis le commencement, et nous n'en suspendons l'usage que lorsqu'une défervescence complète a eu lieu. Le D' Ozanne, qui a publié dans le sixième volume du British Journal of Homœopathy une relation intéressante d'une épidémie de rougeole observée par lui à Guernesey, écrit ceci à propos du dernier point: — « J'ai remarqué qu'après avoir donné l'aconit pendant vingt-quatre ou quarante-huit heures, et avoir déterminé une baisse de 30 ou 40 pulsations par minute, lorsqu'on le remplaçait par Pulsatilla, le pouls s'élevait souvent de 80 pulsations à 90 ou 100 par minute, sa force et sa plénitude augmentant en proportion, tandis que la chaleur de la peau et l'agitation nocturne, en même temps que la toux rude et fatigante continuaient ou augmentaient. » C'est à cela que correspond ce qui est
(1) Thomas dans le HcmdJyuch der speciellen. Pathologie de Von Ziemssen.