‹ Manuel de thérapeutique selon la méthode de HahnemannChapitre 146 sur 189 · IMPUISSANCE · texte numérisé non relu

IMPUISSANCE

VOUS pouvez découvrir chez votre malade quelque maladie du testicule ou du cordon, ou des reins ; s'il est dyspeptique, ou a de Toxalurie, c'est un traitement moral plutôt qu'un traitement médical qu'il lui faut. Lorsque les causes d'impuissance ont été éliminées, il en reste trois autres auxquelles cette affection peut être attribuée, et qui demandent un traitement en conséquence,

1<> Le défaut dans beaucoup d'occasions est dans les centres nerveux. Quelquefois la faiblesse sexuelle est un des éléments de la paralysie générale, en particulier de Tataxie lecomotrice. Quelquefois il y a dans les antécédents un coup ou une chute, et alors vous penserez à Arnica ou àHypericum. Vous observerez de plus des cas de cette variété dans lesquels la perte de la puissance n'est pas dans les testicules, mais dans les fonctions éjaculatrices, érectiles et intromittentes. Celle-ci, qui est une véritable paralysie, a été causée et peut être guérie ^s.vV Arsenic. Dans quelques cas d'atonie sexuelle, jointe à de la dépression cérébrale, Kalt bromatum pourrait être utile, et Sélénium mérite d'être pris en considération.

2» L'impuissance peut être le résultat d'abus des fonctions sexuelles, et dans ce cas est d'ordinaire compliquée de spermatorrhée. Le repos des organes épuisés et l'administration de Phosphoriùs et de Phosphori acidum^ suivant les symptômes, en sont les remèdes.

3<> Une sénilité prématurée ou une sorte d'eunuchisme, avec ou sans atrophie des testicules, tel peut être l'état du malade qui vient consulter pour l'impuissance, j&aryta carbonica est bon ici; et Conium est tellement homœopathique qu il devrait rendre des services. lia même chose peut se dire d'Agnus castus, que Stapf affirme avoir plusieurs fois employé avec succès dans l'impuissance. Peut-être devrait-on ajouter le Camphre à cette liste.

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La stérilité chez rhomme , c'est-à-dire Timpossibilité de procréer, dépend si généralement de causes organiques, que la médecine peut rarement l'atteindre. Si elle est associée à l'atrophie des testicules, on pourrait essayer les médicaments capables de déterminer cette atrophie, c'est-à-dire lodium et Conium,

Nous devons à Lallemand (1) la démonstration du fait que cette affection est fréquemment sous la dépendance d'une inflammation chronique de la portion prostatique de l'urèthre, mais nous n'avons pas, je pense, à suivre son exemple dans le traitement de cas semblables par l'application locale du Nitrate d'argent, quelquegrossièrement homœopathique que soit cette pratique (2). Nous obtiendrons le même résultat au moyen de nos médicaments internes qui, par leur efficacité élective, atteindront et influenceront la partie affectée. Les principaux parmi eux sont Cantharis et Staphysagria, Le D' Kidd parle en termes élevés du premier (3), et j'ai obtenu pour ma part d'excellents résultats du second.

En excluant les occasions comparativement rares dans lesquelles laspermatorrhée est le résultat d'une irritation rectale, et où elle doit être traitée en ayant égard à cette dernière région, et de la suppression d'éruptions cutanées, cas dans lequel Sulfur est indiqué, la seule autre forme de spermatorrhée que nous ayons à combattre est

(1) Lallemand, Des pertes séminales involontaires^ Paris, 1836-1842,

(2) Un traitement local plus doux est préconisé par le D"" Vaughan- Hughes, dans un mémoire sur cette maladie, sous le titre de s The irritable prostate, » dans le vol. V des Annals, Vous pèserez ses recommandations dans les cas extraordinairement rebelles.

(3) Annals, V., 131. Sir H. Thompson guérit les cas semblables par les vésicatoires au périnée. En agissant ainsi, n'utilise-t-il pas r influence spécifique de la Cantharide.

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l'atonique, par suite de masturbation ou d'excès sexuels. Hahnemann et ses disciples immédiats, comme Hartmann, considèrent C^ina comme spécifique pour cet état. Il conviendrait à l'état d'irritabilité morbide par lequel il commence admirablement. « L'excitation fréquente et maladive des organes sexuels, se manifestant par l'émission involontaire de la semence, et causée par de légères irritations abdominales, est soulagée d'une manière permanente par Cinchona » ; ainsi écrit Hahnemann. Plus tard Phosphorus et Phosphori acidum devinrent nos médicaments les plus appropriée, le premier lorsqu'il y a une faiblesse irritable, le second lorsqu'il existe de la débilité simple ; et on en obtiendra des services considérables en s'en servant alternativement, et à des dilutions variées. Telle est mon expérience particulière, mais d'autres auteurs parlent favorablement de Sulfur et de Nv^ t?omica^ Jousset disant qu'il doit une guérison radicale au premier, à la 12® et à la 30« dilution. Bâhr recommande la. Digitaline, à la 3® trituration décimale, comme le médicament le plus efficace que nous possédions contre les pollutions trop fréquentes. J'ai plusieurs fois suivi cette indication avec succès. Jahr donne P^osp^ori acidumlS^ dans la forme passive de la spermatorrhée, en y adjoignant (si cela est nécessaire) Sulfur, Conium et Sepia; et Nux vomica SO® lorsque Tétatd'éréthisme est plus prononcé, en continuant, lorsque le cas l'exige, avec Phosphorus et Calcarea.

dans sa forme vaginale commune a été souvent guérie parles remèdes homœopathiques. « L'hydrocèle aiguë», c'est-à-dire l'inflammation de la tunique vaginale indépendamment des autres parties constituantes du scrotum, trouverait probablement dans Spongia son meilleur médicament. Mais l'hydrocèle chronique est plutôt une hydropisie séreuse. Pulsatilla, Rhododendron et Aurum sont encore les médicaments qui ont rendu le plus de

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services au testicule ; mais on doit y ajouter Graphites. On peut lire dans le septième volume du Bntish' Journal of Homœopathy des relations de cas montrant l'action de la Pulsatilla et du Graphites par le D' Black (p. 525) ; et ily a un cas guéri par Rhododendron par le D' Hastings dans le dix-huitième volume du même journal (p. 351). J'ai vu moi-même une hydrocèle disparaître sous l'îhfluence d'Aurum. Dans les cas qui refusent de céder à ce traitement, vous prendrez en considération les argu* ments du D** Jousset sur lesquels j'ai déjà dirigé votre attention {Pharmacodynamiqioe^ article lodium), et qui tendent à prouver que les injections iodées si efficaces dans Thydrocèle guérissent, non en déterminant une inflammation, mais par une influence altérante spécifique exercée sur les parois séreuses du sac. Il recommande l'injection « de l'eau iodée » avec un trocart capillaire. J'ai vu le liquide de l'hydrocèle résorbé sous Tinfluence de l'usage interne et externe de l'Iodure de Potassium. Le D' Hempel dit que chez les enfants Calcarea est un excellent médicament.

Les affections du cordon spermatique qui se présentent & nous pour être traitées sont le varicocèle et la rétraction des testicules.

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