‹ Manuel de thérapeutique selon la méthode de HahnemannChapitre 76 sur 189 · Dans les muscles de la face nous rencontrons des · texte numérisé non relu

Dans les muscles de la face nous rencontrons des

(1) Voy. Ziemssens Cyclopœdia^ XI, 868.

spasmes cloniques dans Taffection connue sous le nom dé « tic non douloureux, » ou « spasme hystrionique de la face. » Chez les jeunes gens, c'est une espèce de chorée locale, et Hyoscyamus est utile dans son traitement. Chez les adultes c'est une affection très intraitable, étant probablement plus profonde : « Son traitement, » écrit Erb, <f est un des problèmes les plus ingrats de la pratique médicale. » Je n'en ai vu qu'un seul cas, chez une femme de près de 60 ans : L'affection avait été augmentant chez elle depuis quatre ans. Il existait une histoire de beaucoup de dépression émotionnelle pénible, et d'une violente céphalalgie sur le côté droit de la tête, le spasme facial siégeant du côté gauche. Elle avait une tendance à avoir des vertiges en marchant. Quelques-uns des symptômes concomitants me conduisirent à donner Argentum nitricum, et sous l'influence de ce médicament, aux troisième centésimale et troisième dilution décimale, les spasmes l'avaient entièrement quittée après cinq mois environ de traitement, et elle était beaucoup plus forte et ferme sur ses jambes.

4. Le « Trismus » est le spasme tonique des muscles masticateurs. A l'exclusion de son apparition comme partie du tétanos, il survient soit sous l'influence de causes rhumatismales, et alors VAconitle soulagera, soit comme symptôme de l'hystérie, cas dans lequel les indications ^Ignatia sont évidentes.

5. Le « TorticoUis, » sous sa forme chronique, est encore inconnu dans notre thérapeutique. Je soupçonne qu'il est presque toujours d'origine centrale, et je serais disposé à essayer l'usage continu de médicaments, tels queNux vomica, Belladonna et Mercurius. Dans sa forme tonique, il peut être d'origine « rhumatismale » ; et dans les cas récents, il a toujours cédé entre mes mains à YAconit,

6. La « Crampe des écrivains » est le dernier de ces spasmes locaux que je spécifierai. Il est compris par le D*" Russell Reynolds, en même temps que d'autres affections semblables au point de vue pathologique, dans

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la définition suivante : « Une maladie chronique, caractérisée par le développement d'un spasme lorsqu'une tentative est faite d'exécuter un mouvement spécial et compliqué, résultat d'une éducation antérieure ; ce même spasme ne suivant pas les actions musculaires de la partie affectée lorsque le mouvement spécial n'est pas requis. » Nous n'avons pas non plus d'expérience personnelle de cette affection. Le D^ Reynolds ne connaît pour elle de soulagement que par le repos parfait, et je ne puis que conseiller l'administration de l'Arnica comme un auxiliaire possible, si l'on peut attribuer les symptômes à un exercice exagéré. Ce cas est cependant celui qui se présente le plus souvent. Le courant galvanique continu, tel que le conseille le D' Poore (1), en est probablement le meilleur remède ; mais on a publié dernièrement un cas dans lequel l'affection, survenue chez un pianiste, céda à quelques doses de Gelseminum.

Après les spasmes locaux se placeraient naturellement les paralysies locales; mais je trouve que presque toutes les affections de cette espèce seront traitées plus à propos en même temps que les organes, comme l'œil, la vessie, le rectum, qui en sont le siège. La seule exception est la

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dont on doit dire quelques mots à cette place à propos de la thérapeutique. Je parle nécessairement de la forme périphérique de la maladie. Elle est si fréquemment d'origine « rhumatismale » et due à un gonflement inflammatoire de la gaine nerveuse comme base pathologique, que l'on devrait toujours donner Aconit dans les cas récents. Lorsqu'ils datent de longtemps, il existe un accord général en faveur de la valeur de Catisticum ; et son administration n'exclut pas la faradisation des muscles paralysés.

(1) Voy. Practitionery IX, 65, 129.

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