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IV. — Concentration des fiolntions

La concentration des solutions s*effectue par évaporation ou par distillation.

La rapidité de Tévaporation est proportionnelle à la surface libre du liquide. On devra donc employer pour cette opération des vases larges et bas, des capsules de porcelaine ou, pour de faibles quantités de liquide, des vases de Bohème. L'opération se fait en général au bain-marie. On n'emploie la flamme directe que dans le cas de solutions aqueuses très étendues, pour commencer l'évaporation ; mais on la termine toujours au bain-marie, car autrement on serait sûr de décomposer la matière organique.

II ne tarde pas à se former, au contact du liquide, une atmosphère saturée de vapeurs et Tévaporation se ralentit. On la rend plus active en renouvelant constamment la couche d'air. Pour cela, on dispose au-dessus de la capsule un tube faisant avec la surface du liquide un angle d'environ 30®, et on le relie avec une trompe soufflante. Le jet d'air vient raser la surface du liquide en l'agitant, et entraîne les vapeurs au fur et à mesure de leur formation.

Lorsque le dissolvant à éliminer est un liquide, comme l'alcool, l'cther, la ligroïne, le benzène, outre Tintérèt qu'il y a à le récupérer, on ne peut songer à l'évaporer à l'air libre. On se sert alors d'un appareil dislillatoire. On pousse la distillation jusqu'au départ de la majeure partie du dissolvant ; on transvase alors le résidu dans un vase plat et on termine l'évaporation au bain-marie ou bien on abandonne à l'évaporation spontanée.

S'il y a intérêt à évaporer à température aussi basse que possible, on emploiera le vide, soit en abandonnant la substance sous la cloche qui sert à la dessiccation, soit en distillant le dissolvant dans un appareil tel que celui qui sera décrit au chapitre de la Distillation.

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