‹ Manuel de vivisectionsChapitre 50 sur 90 · CORPS STRIÉS. SOS · texte numérisé non relu

CORPS STRIÉS. SOS

tioQ de cette portion du cerveau, pour l'atteindre avec les instruments.

Le corps strié se compose de deux portions bien distinctes : l'une, le noyau intrfi^entriculaire, le noyau candé, fait saillie dans l'intérieur du ventricule et constitue la partie anléro-interoe; l'autre, le noyau exira-

FiG. 95. — Partie antérieure des ventricules latéraux ouverte par

l'ablation du plafond (chei te chien).

I, corpi calleui. — 9, partie antfriauru da ce aorpi culleni renvenée en araiU

apri* la detiruclinû du teplatu lucHam pour diMUïrir la trigono (3, 3), ~ 4, hip-

pocimpe. — S, tiandeletia de l'hippocampe. — S, pleiui cberoidc — T, coq»

•trié. {Chauveau ai Arlaiae, Anatom. camp.)

ventriculaire, le noyau lenticulaire, constitue la partie postéro-externe. Ces deux noyaux sont séparés l'un de l'autre par la capsule interne, continuation des pédoncules cérébraux.

Pour atteindre les corps striés, il faut pratiquer une première ouverture sur le crâneau moyen du trépan, ou simplement du perforateur, suivant le procédé que l'on

veut suivre (voy. plus haut : Ablation partielle ou totale du cerveau). L'ouverture crânienne doit se pratiquer à la partie antérieure, sur un point correspondant à la position de la partie que Ton veut léser. Introduisant alors par cette ouverture un instrument délié, une aiguille montée par exemple, on peut venir dilacérer un des noyaux du corps strié, en traversant les circonvolutions qui recouvrent le ventricule. On peut aussi enlever complètement la portion du cerveau qui recouvre ces noyaux, pour les mettre à découvert, si l'on n'a pas h éviter les conséquences d'une pareille lésion.

Pour enlever le noyau caudé sans amener trop de désordre, MM. Carville et Duret ont employé le manuel opératoire suivant : On ouvre le sinus frontal d'un côté, au moyen d'un instrument solide, un davier par exemple; on enlève une partie du frontal, on met ainsi à nu la partie antérieure du cerveau, et la faux de la dure-mère, dans la grande scissure médiane, est en vue. On introduit alors, le long d'une des faces de cette faux, une curette en cuivre rouge, préalablement recourbée, de façon à ce que, après pénétration dans les ventricules à travers la voûte du corps calleux, son bec réponde naturellement au noyau caudé du corps strié que Ton veut atteindre. On cherche alors à détruire et à enlever ce noyau.

Les diverses parties des corps striés peuvent encore être atteintes au moyen de l'instrument dont s'est servi M. Veyssière dans ses recherches sur l'hémianesthésie de cause cérébrale (1).

(i) Arch, de ph'ijsiolog,, 1874.

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