PÉDONCULES CÉRÉBRAUX
sphères, ils s'étalent en deux éventails, dont les bords externes correspondent aux circonvolutions cérébrales. Ces éventails occupent de chaque côté un plan oblique de dedans en dehors, de bas en haut et d'arrière en avant, en continuant la direction des pédoncules à leur racine. C'est à la face interne de ces plans que se trouvent les couches optiques et les noyaux caudés ou intra-ventriculaires des corps striés; à la face externe et inférieure se trouve le noyau lenticulaire ou extra-ventriculaire. Les pédoncules forment donc dans les hémisphères cérébraux deux lames aplaties de dedans en dehors, entre les noyaux caudés et les couches optiques d'une part, et les noyaux lenticulaires d'autre part. Cette expansion pédonculaire forme ce que l'on appelle la capsule in* terne.
Pour produire des lésions des pédoncules cérébraux et de la capsule interne, les procédés décrits plus haut remplissent parfaitement le but. C'est ainsi que Lussana et Lemoigne se sont servis du môme procédé que pour sectionner les couches optiques (voy. plus haut) ; seulement on pousse l'incision des couches optiques jusqu'à la base du crâne, on ajoute ainsi les phénomènes propres de cette lésion à ceux de la lésion de la couche optique; il faut savoir dissocier les phénomènes dans Tinter prétation des résultats.
On peut^encore arriver sur le pédoncule cérébral, en faisant usage de l'instrument avec lequel on pratique la section du trijumeau dans le cr&ne, et en pénétrant dans cette cavité de la même façon (voy. plus loin), c'està-dire entre la saillie du conduit auditif externe et celle du condyle de la m&choire inférieure. Au moment où les
cris de douleur de Tanimal montrent que Ton touche le trijumeau, on tourne l'instrument un peu en haut et en arrière, et on Tavance avec précaution. Avant de faire pénétrer l'instrument dans le cr&ne, il est nécessaire de marquer sur le manche l'étendue de pénétration qu'il faut donner à l'instrument, par des mesures prises préalablement (Cyon).
TUBERCULES QUADRIJUMEAUX
Chez les vertébrés supérieurs, les tubercules quadrijumeaux forment quatre éminences arrondies, qui surmontent, vers la partie postérieure, les pédoncules cérébraux. Ces éminences se trouvent profondément situées chez rhomme, recouvertes par la partie postérieure de l'encéphale. Mais cette position devient de plus en plus superficielle, à mesure que le cerveau s'étend de moins en moins sur le cervelet. Ils deviennent tout à fait apparents, chez les vertébrés inférieurs, tels que les oiseaux, les reptiles, les poissons, où ils constituent les lobes optiques (fig. 89, 90) que l'on peut atteindre séparément, sans toucher à l'hémisphère cérébral.
Les procédés pour atteindre ces tubercules sont nécessairement subordonnés à leur situation.
C'estainsiqueFerrier, pour les détruire chez un singe, mit à nu une portion du lobe occipital et passa horizontalement un cautère en fil de fer, à travers l'extrémité antérieure delà scissure occipitale inférieure, de manière à traverser les tubercules antérieurs ou nates. MM. Lussana et Lemoigne y arrivent de. la façon suivante : Le crâne est ouvert à Tangle postéro-in terne du pariétal,