‹ Manuel des amputations du piedChapitre 2 sur 99 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

périostée peut être adaptée à la plupart des procédés, quelles que soient les incisions cutanées, sauf aux procédés par transfixion qui n’ont plus de raison d’être aujourd’hui, du moment qu’il ne s’agit plus d’opérer le plus rapidement possible. La durée d’une opération n’est qu’une question secondaire, puisqu’on n’a plus à compter avec les soulfranccs du malade.

Quant a nous, depuis que nous avons émis le principe et indiqué les principales applications des amputations et désarticulations sous-périostées, nous avons en leurs avantages une confiance croissante et que l’expérience clinique vient confirmer de plus en plus. Pour les amputations du pied, et en particulier pour la désarticulation du gros orteil et pour la désarticulation tibio-tarsienne, notre méthode nous a donné des résultats qui nous paraissent de plus en plus propres à entraîner la conviction de ceux qui douteraient encore de son efficacité.

Nous ne pouvons donc que féliciter M. Roux d’être résolument sorti des sentiers battus et d’avoir montré que, comme pour les résections, la méthode sous-périostée doit réaliser un grand progrès dans les amputations traumatiques et dans les amputations pour ostéo-arthrites chroniques. Ce n’est que pour les lésions néoplasiques qu’il faut conserver l’ancienne méthode d’amputation, et encore pour les néoplasmes bénins ou à marche lente faut-il faire une opération parostale.

Avec ces idées doctrinales, le choix entre les procédés devient facile à faire, et l’on comprend qu’un certain nombre de procédés qu’on cite par habitude ou pour rendre hommage à leurs inventeurs n’aient plus dorénavant qu’un intérêt historique. Il est très utile cependant de faire connaître les variétés et même les petites modifications dans la taille des lambeaux, car les limites de la lésion ne permettent pas toujours d’adopter le procédé qui, en principe, devrait être choisi. 11 faut alors indiquer aux élèves et aux chirurgiens peu expérimentés le moyen de tirer parti de tout ce qui peut servir à recouvrir les têtes osseuses ou les articulations mises à nu. Sous ce rapport, on sera complètement édifié par les tableaux et les descriptions de M. Roux.

La publication du jeune chirurgien des hôpitaux de Marseille est un

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