INDICATIONS PATHOLOGIQUES
Elle a été faite pour :
1° Des lésions tuberculeuses.
2° Des ulcérations rebelles du talon.
5° Des fractures vicieusement consolidées. 4° Des lésions accidentelles.
5° Ostéosarcomes du calcanéum.
0° Sarcome mélanique du calcanéum.
AMPUTATION VLADIMIROFF (MICKULIZ). - FIG. 76.
Le sujet est couché sur le ventre, l’opérateur se place vis-à-vis la plante du pied.
Fig. 76. — a. Un peu en avant de la tubérosité du scaphoïde. — b. Bord externe du pied au niveau du cuboïde, 1 cent, en arrière de A. — c. Base de la malléole interne près du bord postérieur. — cl. Bord postérieur du péroné, point correspondant à c. — r. r'. Interligne de Chopart. — t. V Trait de section du tibia et du péroné. — s. s'. Section transversale du scaphoïde et du cuboïde.
1er Temps.
(à fond jusqu’aux os).
1° ab incision transversale plantaire.
2° (Pied en extension forcée et abduction.) Porter la pointe du couteau en c, descendre jusqu’au sommet de la malléole; recourber et rejoindre en a. l’incision plantaire.
5° (Pied en rotation en dedans). De cl mener l’incision externe clb correspondant à l’incision interne ca.
4° Réunir c à d par une incision semi-circulaire transversale postérieure (section du tendon d’Achille).
2e Temps. ( 1° Dissection des parties molles postérieures vers le ta- ‘ Ion (en suivant les règles indiquées pour cette désarticulation).
2° Ouverture de l’articulation tibio-tarsienne d’arrière en avant (luxer complètement).
Aide soulève la jambe; pied fortement fléchi au début ; luxé ensuite.
Fig. 77. — Amputation de Wladimiroff-Mickuliz.
2e Temps.
ô° Sorlir par la partie antérieure de l’articulation, disséquer les parties molles dorsales en ménageant la pédieuse et les nerfs antérieurs, jusqu’à l’articulation de Chopart.
4° Ouvrir l’articulation de Chopart (rr') par la partie inférieure.
/ Dégager les tendons de leur gouttière ; soulever et détacher 3e Temps, j le périoste péronéo-tibial.
( Section horizontale du tibia et du péroné en ltf .
4e Temps. — Résection dans le sens transversal des surfaces articulaires postérieures du scaphoïde s et du cuboïde c\
5e Temps. — ss' s’adapte sur tt ' (pied en hyperextension sur la jamhc).
(Appareil plâtré Mickulicz, Chaput; suture métallique, suture catgut.)
Wladimiroff enlève un segment de jambe plus grand; Farabeuf le proportionne à la longueur des métatarsiens ; pour avoir le redressement définitif des orteils, Lobker propose la section sous-cutanée des tendons fléchisseurs plantaires. (Inutile.)
Roser, pour éviter une gangrène paralytique consécutive à la section du nerf plantaire, isole ce dernier, puis, l'opération achevée, le diminue de longueur et suture le bout périphérique au bout central. (Complication bien inutile.)
Résultat. — Cicatrice linéaire et postérieure: Favant-pied est dans l’axe de la jambe. — L’opéré marche sur le talon antérieur. De chaque côté la peau forme des replis disgracieux qui disparaissent plus tard.
Inconvénients. — Complications possibles : suppurations consécutives à des esquilles, retard de la consolidation osseuse, récidive de certaines lésions; gangrène par suite de la section possible de la pédieuse, des vaisseaux tibiaux postérieurs, et surtout de celle du nerf tibial postérieur qui entraîne des troubles trophiques.
Pour éviter ces inconvénients, on peut s’adresser aux procédés de Rerger, 1888; de Jaboulay et Laguaite ( Lyon médical , 1889) et surtout à celui d’Ollier.
Dr Roux.