‹ Manuel des antiquités romaines (volume 3)Chapitre 10 sur 54 · Pontifex maxinuis · texte numérisé non relu

Pontifex maxinuis

que les empereurs mentionnent dans leurs titres. Nous expliquerons plus loin que l'empereur appartient à tous les autres collèges considérés; mais Auguste (o) et Tibère (6) ont seuls admis parmi leurs titres, à côté du pontificat, les trois autres grands sacerdoces, et encore ne l'ont-ils fait que rareleur avènement, Caligula (Dion, 39, 3) et Antonin le Pieux [Vita, 6). Eckhel, 8, 452, donne un tableau des princes qui n'ont pris le titre que plus tard.

(1) Tacite, Ann. 1, 72. 2, 87. Suétone, Tib. 26. 27. Dion. 37, 8. 58, 12.

(2) Vita Pertin. 3 : Primus sane omnium ea die qua Augiistus est appellatus etiam patris patriae nomen recepit. Cf. Julian. i. Alex. 1. Max. et Balb. 8.

(3) Dion, 33, 18 : "H vg -joO -aTpà; Irwvujiia -zir/jx <^h/ xai ê;ouTÎr^ -civà aixoTî. f,v TOT» oî -atépsî ir.l toù; TaTSa; f^/ov, xaxi -f^Twv f,jiwv Siouiiv • où (iïvto: xal i-\ -zoZ-zo ioyjty è-^é-^t-zo, iXk' I; -zs T-.ji^.v xal s; rapaivîs'.v. Sénèque, De clem. 1, 14, 2. Il est digne de remarque que sur lare de Pavie.'p. 47, note 3), élevé peu d'années après la concession de ce titre, il est placé entre le grand pontificat et l'augurât, et pareillement que, sur le temple de Pola érigé à Auguste de son vivant en même temps qu'à Rome C. /. L. V, 18), le nom A'Augustus est, d'une part, mis en tête, ce qui ne se rencontre nulle part ailleurs- et, d'autre part, accompagné du seul titre de pater patriae. L'un et l'autre s'accommodent donc mieux au dieu qu'à l'homme.

(4) Cependant le principe selon lequel le relégué ne peut se trouver dans une ville où l'empereur séjourne ou par laquelle il passe est ainsi motivé par Callistrate [Dig. 48, 22, 18 ; conservé seulement dans la traduction) : Movoc; vàp l\znx: tôv ^T.rs-.Xix fki-v.^/ toT; ov/iaÉvo;; £■; 'Poitiv iW.viT.: • Ta-rt.p vâp èrt'. if,; Ta-rpiSoî ô SaiiXï-jî.

(5) Sur l'arc de Pavie, C. I. L.\, 6416 et sur la pierre de Rome, C. I. L.VÏ. 873. (6; CI. L. II. 2062; VI, 903.

ment. Depuis eux, cela ne se présente plus chez les empei-eurs (1), sauf au cas de relation spéciale avec un sacerdoce déterminé (2).

IV. — Parmi les magistratures et les honneurs de la Répuplique, que l'empereur a occupés ou acquis, soit précédemment, soit en cette qualité, les magistratures inférieures, à partir de la préture inclusivement, n'ont jamais figuré dans ses titres. Quant aux autres que l'empereur admet parmi ses titres, peu importe que l'empereur occupe la magistrature actuellement ou qu'il l'ait précédemment occupée ; aussi les chiffres d'itération sont-ils régulièrement insérés dans le titre complet. Ce sont les deux noms de magistratures :

Page 1