TITRES HONOUIFIQUES SP^:CIAUX A I/EMPEREUR
républicaine, selon laquelle le général, c'est-à-dire, sous l'Empire, principalement et bientôt exclusivement le prince, recevait et portait comme titre la dénomination A'impprator à raison des victoires remportées par lui ou sous ses auspices. L'acquisition du principat et par suite du commandement suprême étant considérée comme entraînant en même temps celle du nom d'imperator, elle n'est elle-même exprimée que par l'insertion alors faite ordinairement de ce titre parmi les noms (p. 27 et ss.); insertion qui d'ailleurs est comptée dans le calcul des acclamations qui suivent. Le prince se désigne donc, à la suite de la première victoire remportée par lui ou pour lui, comme imperator II et ainsi de suite (i), et il place cette mention parmi ses titres ofiBciels (2), en général à côté du prœnomen imperatoris qui lui est acquis par l'acquisition du principat.
Ces sept titres (3) composent par leur réunion le titre offi- ordre des lUr.
^ \ 1 1 impériaux.
(1) Dion, 43, 44, après les mots cités p. 27, note 1 : Oj jisvcoi xal 16 àpyalov EX tOJTOu xxtcX-jQtj, i\y 55X17 Vi.i-zto'i'i • xal ôià toûto xal Seûtîoov s-' a-j-côJv èr.iysta'., otav vîxTiV x-.và TO'.aûrr.v xiiktù-nx:. 0'. ;xèv yip aixô toûto «'jxoxpiTOOcî (= les empereurs) i~i\ xf, rpoT/iyopix xaûxT,, ôia-sp xa'î 3^Xa:î, xal irpwxïi ys ypûvxai • ol 5' àv xal S; à -roXsauv àÇiôv xi aOxf.î xaxopOûawsi, xal lx£ivT,v xt.v ir.b xoO ipyaio'j TpOTXajx^i-^ou^t, xàx xoôxo-j xal Scjxspôv t:î xal xpt'xov. . . aJxoxpâxwp Ir.owxiXtxT.. Cf. 53, il. Ce texte a été regardé avec raison par les numismatistes (Eckhel, 8, 351) comme une preuve que la première acclamation de victoire donne le titre imp. II. C'est également ce qu'impliquent les titres d'Auguste; car son prsenomen imperatoris est, comme le montre visiblement la monnaie qui porte imp(erator) divi Juli ffilius) ter(tium) (IV, p. 431, note 5), tout simplement le titre républicain d'imperator dénaturé en nom.
(2) 11 mérite d'être noté que la mention de l'acclamation impériale est pour plusieurs empereurs réservée de préférence à l'or et à l'argent. 11 en est particulièrement ainsi pour Domitien : les monnaies frappées par lui la portent régulièrement, tandis qu'elle manque presque complètement sur le cuivre sénatorial 'Cohen, n. 356. 357 = 173. 231 sont les seules exceptions). Sur les espèces de cuivre de Claude on rencontre bien imperator à la suite, puisqu'il ne le porte pas comme praenomenmmia les chiffres d'acclamation ne se trouvent que sur l'or et l'argent. Ce titre militaire convient mieux à la frappe du général qu'à la frappe civile proprement dite.
(3) Nous négligeons ici des titres originaux comme celui de princeps senatus de Pertinax (Dion, 73, 5. Orelli, 896= C. /. L. XI, 3873. Orelli, 897 = G. /. L. II, 4125) et celui de sacerdos amplissimus dei invicti Solis Elafjabali à.'EXaga.ha.\ (C. /. L. III, p. 892 et complètement sur le diplôme nouvellement découvert, Èpk. Ep. II, 464 = C. /. L. III, suppl. p. 1997; aussi dans l'inscription C. I. L. VI, 3839 .
ciel de l'empereur en ajoutant le chiffre pour les attributions susceptibles d'itération. L'ordre d'énumération de ces attributions, qui est évidemment en même temps leur ordre hiérarchique (1) est en général (2) le suivant :