Consul
Lu place de cette magistrature résulte de ce qui a été déjà dit. Au début, cette magistrature passe avant la puissance tribunicienne et rivalise avec le titre à'imperator pour le premier rang dans la suite des magistratures ; sous Tibère, elle cède le pas à la première et sous Claude elle le cède définitivement au second, en sorte qu'elle conserve tout au plus la quatrième place pour laquelle elle a encore à lutter avec la censure et le titre appâter patrise.
(1) L'ordre cos., tr. p. imp. est celui de la grande inscription des aqueducs de Rome de 749 (C. 1. L. VI, 1244), de l'arc d'Auguste de Fano (Orelli, 602) et d'une inscription de Tibère du temps d'Auguste de Sœpinuni (C. /. L. IX, 2443).
(2) L'ordre imp., cos., tr. p. se trouve dans les inscriptions de la ville de Rome d'Auguste, C. I. L. VI, 457. 701. 702. 875. 876. L'inscription campanienne de 723 (C. /. L. X, 3826) met aussi imp. VI avant cos III.
(3) Sous Tibère, consul est en général avant imperator^ attestent, en dehors des pierres citées p. 45, note 2, p. 46, note 1 , les nombreuses inscriptions de Germanicus. L'épitaphe de Tibère, C. L L. VI, 885, porte à l'inverse imp. VIII, COS. V.
(4) Imp. est avant cos. sur les monnaies et le diplôme de Claude ainsi que sur son édit concernant les Anauni (C. /. L. V, 5050), et pareillement sur les pierres terminales du Pomerium (C. I. L. VI, 1231) et d'un aqueduc (C. /. L. VI, 1252). L'ordre inverse cos., imp. se rencontre aussi encore sous lui sur des inscriptions de la ville de Rome de premier ordre, comme celle de l'Aqua Claudia (C. /. L. VI, 1256), et en outre C. I. L. VI, 562. 915, 918. 920 a. XIV, 83 ; mais imp., cos. prévaut cependant et est depuis constant sur les diplômes.
TITRES DE LEMPERELH
o. Censor.
Ce titre, qui se rencontre seulement chez Claude, Vespasien, Titus et Domitien. — Auguste n'a jamais fait figurer la censure dans ses titres, — n a pas non plus de place absolument fixe : il est mis tantôt avant le consulat, tantôt après. Sur les monnaies, la censure est toujours après le consulat, lorsqu'elles l'indiquent (1); dans les lois impériales, la censure précède à l'inverse ordinairement le consulat (2).