Tribunicia potestate
Le principat se désigne depuis l'an 731 par la formule tribunicia potestate (2). Il sera question de son origine dans la
'{) La preuve en est non seulement dans l'absence du mot dans la suite des titres impériaux, mais encore plus nettement dans l'observation que, lorsqu'il se rencontre sur les inscriptions, ce n'est guère sans un complément honorifique tel que princeps optimus, princeps et conservator, etc. Son emploi au sens absolu, comme dans l'épitaphe de la première Agrippine (C. /. L. VI, 886) : Matins C. Cxsaris Aug. Germanici pnncipis, est extrêmement rare dans le style épigraphique.
(2) La formule est ordinairement à l'ablatif, avec ensuite le chiffre exprimé adverbialement, par exemple, dans le monument d'Ancyre, 3, 12 : Tribunicia potestate duodecimum ; pareillement sur les monnaies par exemple, de Tibère de l'an 10 : Eckhel, 6, 183 ; dans tous les diplômes militaires [de la bonne époque] qui écrivent la formule en toutes lettres (C. /. L. III, p. 905 ; suppl. p. 2010), sur l'arc de Suse 'C. I. L. III, 1231), daus les inscriptions de la ville de Rome, C. I. L. VI, 942. 932, etc. On peut encore invoquer dans le même sens l'analogie de la formule plus ancienne consulari itnperio ou potestate (III, 210; IV, 426;. La rédaction au génitif du monument d'Ancyre, 3, 15: Tribunicise
section consacrée à cette puissance. Comme titre, celui-ci se distingue de tous les autres titres, attribués à Fempereur en ce qu'il est seul à la fois stable et annal, en sorte que c'est directement à la puissance tribunicienne que se rapportent l'éponymie impériale et les années impériales. Nous reviendrons sur ce point au sujet de l'éponymie impériale (p. 58).