‹ Manuel des bandages, à l'usage des étudians en médecineChapitre 17 sur 76 · VI. Bandaqe unissant pour le bec-delièvre · texte numérisé non relu

VI. Bandaqe unissant pour le bec-delièvre

Les aiguilles étant placées , on couvre la tète du malade d’un bonnet, et on place de chaque côté une petite compresse sous les extrémités des aiguilles (P. II, F. 14, a a), qui sans cela pourraient blesser la lèvre et les joues. Cela fait, on prend une bandelette d’une aune de long environ , sur deux tra-

mANU£L DES BANDAGES.

vers de doigt de large, deux pelotes ou compresses graduées, épaisses, et une bande large d’un travers de doigt, longue de trois aunes , et roulée à deux globes. On place en travers , sur le sommet de la tête , le milieu de la bandelette (P. II, F. 14, b b b )i, et on laisse pendre les chefs sur les parties latérales du cou. On pose sur les chefs de cette bandelette , au niveau des joues , les deux pelotes (P. II , F. 14 , c c), que Paide qui soutient la tête du malade assujettit momentanément avec ses deux mains , en même temps qu’il les pousse en avant. Le chirurgien applique ensuite le plein de la bande sur le milieu du front; il conduit les deux globes sur les parties latérales delà tête jusqu’à l’occiput, d’où, après les avoir croisés , il les amène en avant, d’abord sur les pelotes , puis sur la lèvre, où il les croise de nouveau (P. Il , F. 14, dd), pour les reporter par-dessus les pelotes à l’occiput et autour de la tête. On fait suivre à chaque globe deux ou trois fois le même trajet , et on attache les bouts au bonnet du malade. Après cela

on relève les chefs pendans de la bandelette qui a été placée sous les pelotes , et on les fixe de même au bonnet avec des épingles (P. II , F. 14, e e). Tout l’appareil est maintenu par la fronde.

Ce bandage , simple et solide , est le plus généralement employé.

Vil. Bandage unissant de Thillaye pour le hec- de-lièvre.

Pour faire ce bandage , on prend quatre rubans de fil d’un travers de doigt de large , et de trois quarts d’aune de long (la largeur des rubans est toujours relative à l’étendue de la lèvre); on coud aux extrémités des deux chefs, qu’on appelle postérieurs , deux petites pelotes médiocrement serrées , d’un travers de doigt de large , et de la hauteur de la lèvre , qui seront appliquées immédiatement sur la lèvre , et suppléeront aux compresses graduées qne l’on place sur le bord de la division. On plie les deux extrémités

AA MANUEL DES BANDAGES

des rubans antérieurs pour leur donner plus de solidité. On coud à un des chefs antérieurs, trois petits rubans étroits de fil plat de trois pouces et demi de long, que l’on fixe à une des pelotes , de manière à ne laisser que quatre lignes d'intervalle du côté de son bord libre; on en coud ensuite quatre autres à l’extrémité du chef antérieur du côté opposé , que l’on fait passer dans l’intervalle des trois premiers , pour les fixer avec les mêmes précautions à la pelote opposée. Par cette disposition, les rubans attachés au chef antérieur se trouvent fixés à la pelote de la partie diamétralement opposée ; et vice-versâ (P. II , F. 15 , a a , b b , c c , d d ).

On roule chaque bande , que l’on attache avec une épingle; on place à un demi-pouce de la partie incisée , les deux pelotes ( P. Il, F. 16 , a a), qu’on fait fixer par un aide ; on dirige les deux bandes postérieures où sont les pelotes (P. Il, F. 16, b b), sur deux coussinets (P. II, F, 16, cc ), que l’on place entre l’arcade zygomatique et le bord inférieur

de la mâchoire inférieure ; on les porte audessous des oreilles , à la nuque , où on les enlre-croise pour les changer de main et revenir au-dessus des oreilles et sur le front (P. II, F. 16, dd), où on les attache avec une épingle ; on prend ensuite les bandelettes antérieures (P. II, F. 16, e e) ; on les tire en sens opposés ; par cette traction on rapproche , avec I es pelotes , les parties divisées ; on dirige les bandes sur les coussinets (P. II, F. 16, ff), sous les oreilles, àla nuque , où on les entre-croise pour revenir au-dessus des oreilles , et les attacher sur le front (P. Il , F. 16 , g g). On assujettit ce bandage avec une bandelette , qui du front passe sur la suture sigittale (P. II , F. 16 , b h), pour être fixée avec des épingles aux circonvolutions de la bande ; une seconde croise la première (P. II , F. 16 , ii), ets’attache aux coussinets ; enfin une troisième est attachée aux bandelettes unissantes et au bord inférieur du coussinet (P. II, F. 16 , kk) , pour être ensuite portée sous le menton et fixée sur le coussinet du côté

MANCEL DES BANDAGlÉS.

opposé. Tout l’appareil est maintenu parla fronde.

Page 1