VI. Bandage unissant des plaies en travers de la cuisse
Pour faire ce bandage , il faut : 1° deux pièces de toile forte, de la largeur de la plaie, et aussi longues que le membre , l’une d’elles sera fendue dans la moitié de sa longueur en trois lanières (P. VI , F. 6 , a a a ) ; on fera vers le milieu de la longueur de l’autre trois boutonnières (P. VI, F. 7, aaa);2o deux compresses graduées ; S" deux bandes longues de six aunes et de trois travers de doigt de large.
Le membre étant placé dans lapins grande extension , on prend une bande dont on
porte le chef sur le bassin du côté de la maladie , et on fait deux circulaires pour le fixer. Après avoir fait trois ou quatre doloires sur la partie supérieure de la cuisse , on place la pièce de linge qui est coupée en lanières sur la partie antérieure ; on la fixe par un tour de circulaire; on renverse la partie supérieure de cette pièce sur le circulaire pour la fixer par un second tour (P. VI , F. 8 , a) , ce que l’on répète quatre ou cinq fois , ayant soin que ces circulaires soient éloignés de quatre à cinq travers de doigt de la plaie. Le globe de cette bande étant confié à un aide, on fixe par deux circulaires au-dessous du genou le chef de la seconde bande ; on monte par des doloires au-dessus du genou ; on place la pièce de linge où sont pratiquées les boutonnières ; on fixe de même par quelques circulaires l’extrémité de cette pièce (P. VI, F. 8 , b), et on confie le globe à l’aide. On place alon les compresses graduées (P. VI, F. 8 ,cc); on engage les lanières dans les boutonnières; on les tire en sens opposé (P. VI, F. 8, d d) ,
BANDAGES DE LA CUISSE, ISâ
et on assujettit leurs extrémités au-dessus et au-dessous de la plaie, avec le reste des bandes roulées (P. VI , F. 8, e e) , qui se croiseront au niveau de la blessure.
VH. Capeline à un seul globe pour V amputation de la cuisse.
Quand on ne se propose point de déterminer l’adhésion primitive de la plaie , on procède au pansement de la manière suivante. On comraence^'par faire deux circulaires autour du bassin avec une bande de trois travers de doigt de large , et on descend ensuite par des doloires autour de la cuisse jusqu’au niveau de la plaie ; on recouvre celle-ci avec une compresse criblée , enduite de cérat, et on la remplit mollement avec de la charpie que l’on assujettit avec trois ou quatre bandelettes agglutinatives placées de dedans en dehors. On met sur ces bandelettes un nombre suffisant de gâteaux de charpie que l’on recouvre de compresses
lS-4 MAl^UEL DES BANDAGES.
longuettes , dont les unes vont du côté externe au côté interne, et les autres de devant en arrière , en croisant les premières sur le moignon. Les extrémités de ces compresses sont assujetties avec une compresse plus longue qu’on met circulairement autour du moignon ; le tout est maintenu par la capeline. On commence par faire deux circulaires audessus du moignon , pour fixer le chef de la bande ; on renverse ensuite la bande et le globe sur l’un des côtés du membre, l’interne, par exemple; on place le pouce ou les doigts sur le renversé, pour le maintenir ; on dirige le globe en travers sur la partie inférieure de la plaie et le côté opposé du membre , l’externe, par conséquent; on fait ensuite un renversé et un circulaire et demi , puis on recommence deux renversés , un circulaire et demi pour les assujettir , et ainsi de suite jusqu’à ce que le moignon soit entièrement couvert ; après quoi on termine le bandage par des doloires jusqu’à Textrémité du moi gnon.