VII. Bandage pour la rupture du tendon d’Achille
Les pièces qui le composent sont : l^une bandelette large de trois travers de doigt , assez longue pour s’étendre depuis quatre pouces au-delà du pied , jusqu’au tiers inférieur de la cuisse ; 2® une bande longue de
quatre à cinq aunes , large de trois travers de doigt; S'’ deux compresses longuettes graduées.
Un aide est chargé de soutenir le pied et la jambe , l’un dans la plus grande extension, l’autre demi-fléchie ; un autre aide soutient la cuisse , qu’il saisit à sa partie moyenne. On place sur la plaie un plumasseau ; on étend la bandelette sous le pied , derrière la jambe et la partie postérieure inférieure de la cuisse. Quelques aides la maintiennent dans cette position , pendant que le chirurgien remplit les vides qui se trouvent sur les côtés du tendon d’Achille avec de la charpie sèche surmontée de deux compresses graduées, épaisses. Ensuite il prend la bande , fait d’abord autour des orteils quelques circulaires pour fixer la bandelette ÿ en renverse e bout sur les premiers circulaires , assujettit ce bout par de nouveaux tours qui couvrent tout le pied , et fait ensuite quelques circonvolutions en huit de chiffre au-dessus et au-dessous de la solution de continuité. Enfin , on remonte
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par des doloires , tout le long de la jambe , jusqu’au-dessus du genou ; oei renverse le bout supérieur de la bandelette , et on l’assujettit par d’autres circulaires qui terminent l’application de la bande. La jambe est placée sur un oreiller ; et on assure l’eflfet de ce bandage en plaçant au-devant de la jambe une attelle courbe, matelassée, étendue depuis la base des orteils jusqu’au-dessous du genou, et soutenue par les circulaires d’une seconde bande.
Petit a imaginé un bandage mécanique , composé d’une genouillère et d’une pantoufle. La genouillère faite d’un cuir fort, et matelassée , embrasse la partie inférieure de la cuisse et la partie supérieure de la jambe, par deux branches qui se fixent au moyen de courroies et de boucles. Au milieu de la branche qui entoure la cuisse , est cousue une plaque de cuivre sur le plan de laquelle s’élèvent perpendiculairement deux montans - au travers desquels passe un treuil qui se meut sur son axe , au moyen d’une clef qui lui sert de manivelle. Sur le treuil est atta-
chée une courroie qui , par son autre bout , est cousue au talon de la pantoufle qui reçoit le pied. Celte courroie est maintenue dans sa direction par un passant de cuir cousu sur le milieu de la branche de la genouillère. Le pied malade chaussé delà pantoufle , et la genouillère placée, on tend la courroie jusqu’à ce que la jambe ne puisse s’étendre et le pied se fléchir.