REPAS
Merci, mon Dieu ! — Au repas, je tacherai bien d'éviter la gourmandise et aussi l'avidité,
deux défauts bien vilains, qui déplaisent beaucoup à la très-sainte Vierge. Pour cela, je tâcherai de ne jamais rien demander ; mais je prierai, au dedans de moi, ma bonne Mère et mon bon Ange de me faire donner ce qui convient ; je le prendrai en silence, je le mangerai doucement, modestement, comme venant de sa main. De cette sorte, ça me paraîtra toujours bon.
Je ne manquerai jamais (jamais) de dire le henedlclte et les grâces, ou, au moins, de faire le signe de la croix avant de manger et après, parce que c'est une ingratitude bien honteuse, bien noire, de prendre le bien du bon Dieu sans seulement l'en remercier.