RECONNAISSANCE D UN ENFANT ENVERS SON BON ANGE
Hélas ! combien d'alarmes, O saint Ange de paix, De soupirs et de larmes T'ont coûté mes excès !
Ta longue patience, Ton aimable douceur, "^lalgré ma résistance, Ont enchanté mon cœur.
Le zèle qui te presse Pour mou bien, nuit et jour, i . éveille ma tendresse Par un juste retour.
Oui, tcn amour immense M'otfre un trésor divin :
Et ma reconnaissance N'aura point de fin.
En ce désert aride Uîi la foi me conduit.
Ta lumière est mon guide Dans 1 horreur de la nuit ; A l'ombre de tes ailes, Pendant l'aideur du jour, Conduis mes pas fidèles Au céleste séjour.
O toi, de tous les Angles Le plus cher à mon cœm-.
Prête-moi tes louanges Pour bénir mon Sauveur.
Non, ma reconnaissance N'a pas d'assez doux chants, Aide mon impuissance Par tes tendres accents.
PRIÈRE DU SOIR A l'aNGE GARDIEN.
(Air noté avec accompagnement, voir L, P. Lambillotte, Chants à Marie, 3e partie).
Refrain :
Ange de Dieu, souris à ma prière,
Et prends ton vol pour la porter aux cieux ;
Fidèle ami que m'a donné mon père, Fais qii'il daigne écouter mes vœux !
De ce monde importun qui s'agite et murmure, Ecarte loin de moi la contuse rumeur : Quand le calme des nuits descend sur la nature, l'ais régner la paix dans mon cœur !
Céleste Intelligence, Défends mon innocence.
Sois ma sécurité !
O mon gardien fidèle Couvre moi de ton aile, Et veille à mon côté !
Ange de Dieu, etc.
Tel que le jeune enfant, qui sous l'œil de sa mère, Paisiblement s'endort vers le déclin du jour, Fais que je goûte en paix un repos salutaire, Sous la garde de ton amour :
Qu'à mon âme ravie,
Ton image chérie
S'offre dans mon sommeil :
Et qu'elle vienne encore,
Au lever de l'aurore,
Sourir à mon réveil !
Ange de Dieu, etc.
Au pied du saint autel la prière est finie Mais dans mon âme encore conserve la ferveur! Place, avant mon sommeil, la croix, arbre de la vie, Entre mes bras et sur mon cœur.
Kedis moi de Marie
La clémence infinie,
La gloire et les vertus ;
Et, penché sur ma couche.
Recueille de ma bouche Le doux nom de Jésus.
An^e de Dieu, souris à ma prière, Et prends ton vol pour la porter aux cieux Puis tu viendras poser sur ma paupière Ton doigt saint et mystérieux.
(Air noté avec accompagnement, voir L. P. Lambillotte, Chants à Marie, 'Zàe. partie).
Devant vous Esprits angéliques,
En ciiœur nous venons à genoux
Kedire dans nos saints cantiques :
O saints Anges, priez pour nous ! (3 fois).
Vous qui brillez devant le trône
Du Dieu qui nous a crées tous,
Et dont l'éclat vous environne,
O saints Anges, priez pour nous ! (3/ois).
Vous dont les lèvres enflammés Répètent ce refrain si doux :
Saint, Saint, Saint, le Dieu des armées, O saints Anges, priez pour nous ! (3 /ois).
Vous qui, par un heureux partage,
Du Dieu qui se révèle à vous
Contemplez le front sans nuage,
O saints, Auges priez pour nous ! (3 /ois).
Vous que Jacob fuyant son frère, Dont il redoutait le courroux,
Vit swr l'échelle du mystère,
O saints Auges, priez pour nous ! (3 fois).
Vous qui du Dieu de la clémence
Fait homme pour nous sauver tous,
Avez révélé la naissance,
O saints Anges, priez pour nous ! (3 fois).
Vous que Jésus fit apparaître
t.uand, de la mort bravant les coups,
]^e la tombe on le vit renaître,
O saints Anges, priez pour nous ! (3 /ois).
Vous qu'on vit, quand près de son père Il prit place au-dessus de vous, Brillant dune pure lumière, O saints Anges, priez pour nous ! (3 fois).
Vous qui sans cesse au Dieu suprême,
Comme le parfum le plus doux,
Offrez les vœux du cœur qui l'aime,
O saints Anges, priez pour nous ! (3 fois).
Vous qui tressaillez d'allégresse, Lorsque Dieu calmant son courroux, Veut rendre au pécheur sa tendresse, O saints Anges, priez pour nous ! (3 fois).
Vous qui chaque jour de nos âmes
Combattez l'ennemi jaloux.
Esprits d'amour, Esprits de flammes,
O saints Anges, priez pour nous! (3 fois).
Vous qui paraîtrez avec gloire.
Quand Dieu viendra nous juger tous,
Vous qui chanterez la victoire,
O saints Anges, priez pour nous ! (3 fois).
Sentiments de Joie, et désirs d'un enfant au moment défaire sa première communion.
Air : Tu vas remplir.
O saint autel, qu'environnent les An^es, Qu'avec transport aujourd'hui je te vois ! Ici mon Dieu, l'objet de mes louanges, M'offre son corps pour la première fois.
O mon Sauveur, mon trésor et ma vie ! Epoux divin dont mon cœur a fait choix, Venez bientôt couronner mon envie, Venez à moi pour la première fois.
O saint transport ! ô divine alléo:resse ! Déjà mon cœur s'unit au Roi des rois ; Il est à moi le Dieu de ma jeunesse, Je suis à lui pour la première fois.
O Chérubins qui l'adorez sans cesse, Ainsi que vous, je l'adore et je crois : Mais devant lui soutenez ma faiblesse, Et me guidez pour la première fois.
O jour heureux, jour céleste et propice ! A vous bénir je consacre ma voix ; Le Dieu vivant s'immole en sacrifice. Et me nourrit pour la première fois.
Embrasez-moi. Dieu d'amour et de gloire, Du feu sacré de vos plus saintes lois ; Et pour toujours, gravez dans ma mémoire, Ce que je fais pour la première fois.