‹ Manuel des Congrégations des Saints Anges à l'usage des jeunes élèves des collèges et des couventsChapitre 91 sur 135 · AU CREDO · texte numérisé non relu

AU CREDO

Je crois, ô mon Dieu, toutes les vérités que vous me proposez par votre sainte Eglise ; je vous fais, Seigneur, l'humble sacrifice de cette raison humaine, qui, faible et incertaine, n'en

est pas moins vaine et orgueilleuse ; je ne cherclierai pas à sonder ce qui passe les bornes de mon intelligence ; je me contenterai de vous adorer dans le silence de ma raison et de mes sens.

Je crois, Seigneur; mais je vous conjure d'augmenter ma foi, et de suppléer à ce qui lui manque. Elle est ferme et sincère, rendez-la vive et pénétrante; elle soumet mon esprit, faites encore qu'elle triomphe de mon cœur.

Anges du Seigneur, obtenez-moi la grâce de pratiquer ce que je crois ; afin qu'après avoir servi Dieu pendant cette vie mortelle, à travers les ombres et les obscurités de la foi, j'aie le bonheur de le contempler avec vous, tel qu'il est, dans le séjour de l'immortalité.

X l'offertoire.

Je m'offre à vous, divin Sauveur, par les mains de vos Saints Anges, comme vous vous effrites pour moi à votre Père, lorsque vous étiez attaché à la Croix. Recevez le sacrifice absolu que je vous fais de mon être tout entier. Je le joins à celui que le prêtre va faire à Dieu de votre chair divine, en présence des Saints Anges, qui assisteront invisiblement à vos sacrés mystères. Pour suppléer à ma

faiblesse, je vous offre, Seigneur, tous les transports d'amour et de joie, les ravissements ineffables de tous les Esprits bienheureux, avec tous les hommages que vous rendront à jamais toutes les créatures dans le Ciel et sur la terre.

Je vous offre, ô Dieu de toutes les célestes hiérarchies, le sacrifice de votre Fils unique, l'Ange par excellence du grand conseil, pour vous remercier dignement des grâces et des sublimes prérogatives dont vous avez honoré les saints Anges.

Que le fruit de cette messe me soit appliqué, ô mon Dieu, et que l'encens de nos prières, porté jusqu'au trône de votre divinité par le ministère de vos Chérubins, monte en odeur de suavité devant l'autel sublime, où l'Agneau de Dieu s'est immolé dès l'origine du monde.

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