‹ Manuel des consulsChapitre 99 sur 177 · AUTRICHE ET PORTE OTTOMANE · texte numérisé non relu

AUTRICHE ET PORTE OTTOMANE

P. 1410. Col. 1. ligne 8. y,peiU Ambassadeur^^ continuati^m de la note 3. de la p. 1409. Ajoutez en note :

*) Plus tard l«s Turcs désignènnt Vlntemoace par !• Titre^ à'Orta Eltchij MiabtK Mitoyen, c. à. d. ^ tient le Milim entre les jémbossadeurs et les Envoyés extra^ ardimures et Jsfmisirss piélùpotentkûresj le met Oria signifiant iHS&w. (Yoyes plus haut rAdditiwi à la p. 791. C«L 2. note 4.)

SECTION xni.

ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQTJE et NOUVELLE ZÉELANDE.

P. 1558. Col. 1. note *. Ajoutez F Alinéa suivant:

T asm an (AbeUJanssenJ^ né à Hoom, un à^ plus grands Navigateurs du XVII me siècle, n'a peut-être pas joui de teute la Célébrité qu'A méritait, parce que les ffoUandtâs, ses Compatriotes, ont négligé de faire connaître les importants Services qu'il a rendus à la Géographie, — Tasman navignait pour la Compagnie des Indes orien* taies y sans doute il avait lait preuve de Talent, puisque J^€m Uiemen t), un des GoU' vemeurs- généraux les plus distingués qui ayent géré les JIffwres de cette Société, lui confia, en 1642, le Commandement d'une Expédition destinée à reconnaître l'Etendue du ContineiU austral, dont plusieurs Navigateurs hçikmdais avaient découvert diverses Portions de la Côte occidentetle. Le 14 Août, Tasman, ayant sous ses Ordres les Navires le Heemsherk tt) et le Zeehaan ttt) , partit de Batavia, H dirigea sa Course vers Vile Maurice (lU de France), où il relâcha: le 3 Octobre, il remit à la voile, et alla d'abord au Sud jusqu'au 41 e Parallèle tttt), ensuite au Sud-Est jusqu'au 50e, enfin à l'Est. Parvenu à peu près au 125 e Méridien à l'Est de Paris, il tourna au Nord, et le 24 Novembre il découvrit à dix Milles, dans X£st, une Terre qu'il

t) Voyez T. IL Part. H. Liv. HI. Chap. L Sect. V. Grande-Bretagne, §. 26. Col. 2. continuation de la note 4. de la p. 734. CoL 2. Compagnie hoUandcùse^ des Indes orientales, — Biogr, universelle, T. XL p. 336, Col. 1.)

tt) Ainsi n^mmé en mémoire dç Heemskerk (Jacques van). Amiral hollandais, qui se distingua par son Intrépidité et ses Connaissances dans l'Art nautique. Il eut la Cuisse emportée par un Boulet dans un Combat contre les Espagnols, sous le Canon de Gibraltar, le 25 A>Til 1607; sa Blessure ne l'empêcha pas

d'encourager son Équipage, et de garder son Épée jusqu'au moment où il ezpira« {Biogr, universelle, T. XIX. p. 563. CoL 1. — ConversationsfLej^on, T. V. p. 145.) '

ttt) Zeehcum, Poissotl Coq, Coq de Mer, le Roi des Harengs du Sud, la Demoiselle^ en latin Chimacra Callorhynchus, (Nsmnich, Catholicon, T. L CoL 1019.)

tttt) Parallèle, dans la Sphère, se dit des Certdes parallèles (e. à. d« à égale Distance — du grec ^aqtilM^Xoç, égaillent distant) à VÉquaieur, tirés par tous les Degrés du Mé-

AWBBKDêi,

Van JDUmm. Q (p^avn sa RMte a» Smd^Etk e» bogeaat la Câta, AmiUs FEstrémîté Biéridi«oale de cette Tenre, au Sud du 43 e ParaUèle, et le 1 Déceoilire

rîdlen ^ terrestre. Dans cette Acceptioa 3 est svlMfaBtir vasculin. (Z>#rl. de P Académie, —

Lunier, 1. c. T. DI. %. 5X C«L2. — Did. d^ la Conrersatfon, T. XUL p. 144. CeL 2. —

^ Méridien, du /o/m mer i die s, pour m«di'dietj mediut diesj Milieu du leur. — On nMUBe ainsi de grands Cercles «pu, passant teus par les Pàûs de la 7«rrey et p^r b Zénith •) et le Nadir ••), sont censés chaeua couper celle-ci en deux Pm-ties égales ou deuK Hémisphères, Tun oriental, Tautre oocidental; ce sont les Méridiens terrestres. Le PielongnMnt indéfini, et dans tous les sens du Plan de chacun de ces Cercles, forme, sur la grande Voûte du Ciel qui nous entoure, ce qu'on mnune les Méridiens célestes; il y en a donc autant que de terrestres, et deux de ces divers Ceicies, l'un sur la Terre et Pautre an C^j occupent donc toujours chacun le même Plan; leur Intersection, commune à tous, a également fieu sur VAxe de la Terre, indéfiniment pro-

longé de part et d'autre dans les Espaces célestes. Il est d'ailleurs inutile de dire que le Tracé de ces Cerises, comme de tous ceux des ^hèrtt^ terrestre et céleste, est purement fictif, et qu'on peut en compter autant qu'on veat. n y en a un pour tous les Points de la Terre, en aUant de VEst à T Ouest, et un autre pour fous les Points correspondants du Ciel. On nomme ces Cercles Méridiens, parce qu'il est en même tems Midi pour tous ceux qui du Nm-d au Sud, se trouvent sous Tua de ces Cerdes pris dans le Gd au moment où le 5oli^ y passe. On nomme Anglee horaires, les Angles sphéri^es formés par Flntersection des Plans des Méridiens. On les nomme aussi Cercles de Longitude •••), parce que c'est sur ces Cercles que se compte en Mer la JLongi-

•) Zénith, Corruption de T arabe semt ou semtarras, qui s^aifie Point vertical.

Cest le Point du Ciel qui répond verticalement au-dessus de 'notre tète.

Le Zénith est appelé le Pôle de VHoriton, parce qu'il est distant de 90 Degrés de chacun àes grands Points de ce Cerde. (lAoïier, I. c. T. m. p. 543. CoL 2. — jyîct. de ta Conversation, T. LIL p. 459. Col. 1. — KeHh, I. c. Part. I. p. 8. — Conversatlons-Lexikon, T. XII. p. 469.)

••) Nadir, de Varabe nadher, qui regarde, qui est opposé.

Le Point du Ciel qui est directement sons nos Pieds, et auquel aboutit la Ligne verticale tirée du Point que nous habitons par le Centre de la Teire. Cest le Point opposé au Zénith,

n en résulte que le Nadir serait le Zénith dé nos Antipodes O), si la Terre était exacte-

ment sphérique; mais comme elle ne Test pas, il n'y a proprement que les Lieux situés sens V Equateur, ou sous les Pôles, dont le Nadir soif le Zénith de leurs Antipodes. {Lunier, 1. c. T. n. p. 570. Col. 2. — Keith, I. c. P. I. p. 8. — Conversations-Lexikon, T. Vïl. p. 654.)

•••) Longitude, du laMin Longîtudo.

La LongUiMie géographique est la Distance d'un Lieu de la Terre, à un Méridien qu'on regarde comme le premier Méridien, ou un Arc de rÉquateur, compris entre le Méridien du Lieu et le premier Méridien de la Terre. On a imaginé plusieurs Moyens mécaniques de trouver la Longitude; mais enfin on a compris que c'était dans les Cieux qu'il fallait chercher les Moyens de découvrir les Longitudes sur Terrer en effet» si Ton connaît pour deux «iifférents Endroits les Tems exacts de quelque Apparence

^) Ant^todes, du grec âvtï, contre, et de

9C0VÇ9 itoÔoç, Pied.

Lieux de la Terre qui sont diamétralement opposés; ^eux qui sont sur des Parallèles à l'Equateur, également éIo%nés de ce Cercle, les uns du Cété du Midi, les autres du Côté du Nord, qui ont le même Méridien, et sont sous ce même Méridien à la Distance les uns des autres, de 180 Degrés, on de la^ Moitié de ce Méridien, sont Antipodes, c. à. d. ont les Pieds diamétralement opposés. Les Ani^todes ont à peu près le même Degré de Chaud et de Froid; ils ont les Jours et les ^uits également longs,

et lorsque les uns ont les Jours les phis longs, les ^ autres ont les Jours les plus courts. Anciennement ceux qui admettaient les Antipodes étaient regardés comme des Fous, quelquefois même comme àitii Hérétiques, VnEvéquenoauné Vigilius fut déposé, pour avoir soutenu les Antipodes, contre Lactance, le Précepteur du fils de Constantin, (Lunter, I. c. T. I. p. 81. Col. 1. — Dict. de la Conversation, T. ra. p. 385. Col. 2. — Penny Çyclopaedia, T. U. p. 116. CoL 1. — Keith, L c. Part. L p. 21. — Conversatujm-Lexikon, T. IV. p, 651, Art. Gegen/iifsler,)

Adbbrda.

mmiiHa dans une gnade Bal«, à kHpwUe il donna k ntm de Frédéric Henri 1;), Le leMkania il envoya deux Canots à tene: le Pays était très haut, bien boisé, abondant

1^1^ Cyidopaediay T. XYIL p, 205. Col. 2. — Cowerêatimu-Lexiioa, T. YHI. p. 285. — Keithj New Treaiise on fhe Vêc of the Globes, Part. I. p. 6.)

t) FrèdériC'Henri de Nttuau, frère aîné de Maurice de Notsait, fut revêtu des Chairs de Capitaine et à'^miral-généralj aussitôt après la mort de sou frère, le 23 Avril 1625, par

tude; on en prend un arbitrairement pour cela, et il sert de Terme de Comparaison à tous les

autres. On était assez généralement convenu autrefois dç prendre pour ce Méridien de Com-

céleste, la Différence de ces deux Tems donnera la Différence des Iiongitudes entre ces deux Lieux. Parmi les App€urences célestes, celles qui sont les plus propres à être observées, sont les différentes Phases des Écïqtses de SoleU, de Lune, des Étoiles et des Satellites de JupHer; le Lieu de la tome dans le Zodiat/ue, sa Distance aux Etoiles fixes, etc. etc. Comme les itclipses de la Lune sont très rares, les Astronomes se sont attachés aux Occultations des Etoiles fixes fsat la Lune, qui sont plus fréquentes, e\ depuis la Découverte des Sat^ lites de Jiqtiter, feur Observation a Cbumi des Moyene encore plus aisés pour la Kecherche des Longitudes sur Terre; mais ces Moyens ne sont pas praticables à la Mer, à cause du Mouvement du Vaisseau, qui ne permet pas de conserver l'Objet dans le Champ des longues Lunettes, qui sont pourtant indispensables dans ees Sortes d'Observations. ~

Pendant longtems les Marins ont été réduits à des Procédés très imparfaits pour trouver la Longitude en Mer, quoique cette Recherche ait incessamment attiré TAttention des Puissances aosn bien que des Savants. JJ Espagne, la Hol^ lande, la France et V Angleterre, ont successivement fixé de grandes Récompenses pour celui qui découvrirait les Longitudes»

Jbeux Moyens ont été présentés : le premier est une Horloge ou Montre, capable de mesurer le Tems avec une Exactitude suffisante; et Vautre une Méthode astronomi^fue fondée sur les Mouvements de la Lune.

Sully en France, t\ Harrison en Angleterre, construisirent, à peu [vès dans le même Tems, des Pendules et des Montres marines (Voyez ce mot dans le l>icin de la Conversa' tion, T. XXXVm. p. 482. Col. 1.); mais le se- «ond, plus heureux, obtint en 1765, une Somme de 10,000 livres sterlings. Moitié de la Récompense promise par VActe duParlement de 1714, et Tautro Moitié huit ans après. Depuis cette Époque les Montres marines ont été perfectionnées en France par MM. Leroi et Ferdinand Berthoud, et en Angleterre f m MM. Arnold et Kendal.

Les Horloges ou Montres marines fournissent incontestablement la MéUiode la plus commode et la plus simple, pour trouver les Longitudes, puisqu'il suffit de mettre sa Montre au Soleil, au Moment du Départ, et lorsqu'on veut avoir la Longitude d'un Lieu, d'examinor au Ciel THeuie et la Minute qu'il est; la Différence entre le Tems ainsi observé et celui de la Montre, donne évidemment la Longitude,

Mais comme en ne pouvait de longtems espérer des Montres d'une assez grande Perfection, et de plus longtems encore des Montres parfaites, mais assez communes et d'un Prix assez modique, pour suffire aux Besoins de la Marine marchande et militaire, on a cherché à perfectionner les Méthode astronomitptes, et l'on y est parvenu de manière à pouvoir trouver la Longitude par le Moyen de la Lune, à un demi Degré près. — Si l'on veut connaître les divers Ouvrages qui ont été publiés sur cette Méthode, les Règles et les Préceptes nécessaires pour la mettre en Pratique, on peut consulter le Guide du Navig€aettr, par Mr, Lévèque de Nantes (1799. in 8°.).

Une Loi rendue le 7 Messidor An IV. (25 Juin 1795) étabtit en France un Bureau des Lon^, giittdes, et le chargea spécialement de la Connaissance des Tems. Ce Bureau, dont le Siège principal est à VObservatoire royal de Paris, publie, en outre, tous les Ans un petit Livre intitulé Annuaire du Bureau des Longitudes; il contient des Tables de Poids et Mesures, de Monnaies, àe Mortalité, etc. ; des Dissertatiom scientifiques. Cest un excellent petit Livre, et le meilleur, sans contredit, de tous les Aimanachs qui se publient tous les Ans en Europe^ [Lunier, 1. c. T. II. p. 465. Col 1. — Dict. de la ConversaiioTi, T. XXXTV. p. 389. Col. 2. T. XXXV. p. 381. Col. 1. Art. Bureau des Longitudes. — Penny Cyclopaedia, T. XIV. p. 139. CoL 1. Art. Longitude and Latitude. — Keith, 1. c. Part. I. p. 10. — Conversations-Lexikon, T. VI. p. 493. Art. L&nge (geographischej.]

Latitude, du latin Latitudo. Latitude géographique, ou Hauteur du Pôle, c'est la

Addenda.

M Pbirtw aiitJ«sc«4«t^uet, et bien anesé; mais en épiwivaH beanoevp «le Difficultés à y faire de FEav. On n^ a\'ait apee^ auoane Cféatiire hamaine; taMtete en avait cm entenclre des Cria et même un Bruit asses semblable au Sen d^une Trompette. On avait remarié, sur deux Arbres très hauts et très gros, des Entailles qui paraissaient récentes; on avait distingué des Traces de Bêles sauvages, et vu des Yevtiges de Feu et de la Ftomée; le Seir 9 s^en éleva sur dillerenls Points; ce ^ prouva que le Pays était habile. Le 3, Tasman lit dresser, sur le Rivage de la Baie, un PnUmtSy au^pul iut attaché le PttvUl&n de la Compagnie; le 5, il appareSb; les Venli eonteanres Tem» péchant de suivre lougtems la Cète au Nord; alon il fit Voile à VEst, se proposant de tenir cette Direetion jusqu'à ce qu'il eût rencenteé les IUm de Salomoa» Le 13,

Leurs Mauies PuUsùHcetj et peu de Jours après, les i^fafs de HôBande le nommkvnt Stadhouder^ à quoi ceux de ZMandcy et

plus tard, ceux de Gtteidre, i^l/freeht et d^Ovtr- Ytêd accédèrent iJrt. de vérifier j T. XIY. rdepais J, Chritt) p. 472.)

paraieon celui qui passe par XOe de Fer •), b plus occidentale des Cemarier, Les divers Peuples aujourd'hui prennent habitueUement " peur premier Méridien, celui qui passe par leur ^ Capitale. Tout cela est în\ indifférent, et quel que soit le Méri^en de Départ, dont on se soit servi dans un» Carte, il suffit de connaître VAngle qn*il forme avec un antre Méridien quelconque donné, peur rapporter aisément à ee dernier toutes les Observations. Comme le Soleil feit le Tour de la Terre en 24 heures (Locution impropre, mais suffisante pour ce que nona avens à dire), on conçoit que dans TEslime des Longitudes on puisse indéfiniment prendre le Tems ou un Arc de Cercle pour Élément de Calcul, car, de ce qu*un Cercle se compose de 360 Degrés, Nombre dans lequel 24 est contenu 15 fois, il résulte que durant la vingt-quatrième Partie de la Durée du Jour, ou durant une Heure, le Soleil aura parcouru 15 Degrés ; ce dernier Nombre peut donc être indifféremment pris pour une Heure, et t^re versa, dans FÉtude des Mouvements du Soleil, consiàérés suivant leur Étendue, relativement à leur Durée. De là résulte aussi la Solution facile de ce Problkne de FÉtude des Méridiens, savoir queOe Heure il est dans un Pays à une Heure donnée dans un autre Pays? Il ne faut peur cela que connaître la Différence en Longitude des deux Pays, ou TArc de PÉquateur compris entre leurs Méridiens: supposes ainsi un Pays qui soit à 60 Degrés à VEst ou à VOuest de Parisj si Ton demande quelle sera la Différence d'Heures de ce Pays avec Paris,

on n'aura toujours que cette simple Proportiei» à fiiire: si 15 Degrés produisent une Différence dNnne Heure, qiièUe Diff^ence produiraient 60 Degrés. Cette Différence sera ici de 4 Heures, seulement elles seront en plus ou en moins, suivant que le Pays est situé à VEet ou à VOuest de Puais; si donc il est Midi dans cette dernière ViUe, le Pays à 60 D^és à VOi$e$t p. ew sera encore à 4 Heures de Midi, on n'y sera donc qu'à 8 Heures dn Matin; il y serait déjà, au eontronre^ 4 Heures i^rès Midi, si le Pays était à 60 Degrés à VEst, On opérera de même dans tous les autres Cas, et Ton conçoit aussi qn*en prenant h Contre-Partie du ProblèaM, en trouvera de suite à quelle Distance Est et Ouest se trouvent deux Pays dont on connaît la Différence des Heures. On conçût par la même Raison comment un Homme qui ferait le Tour de la Terre-, en adiant de f£st à VOuest, reviendrait au Point de Départ avec un Jour de wHÙns que ceux qm n'auraient pas diangé de Place, et avec un Jour de plus, s'il eAt fait le même Voyage en marchant de VOuest à VEst; seulement dans l'un et Pautre Cas, la Durée moyenne des Jours de marche aurait proportionnellement varié en plus ou mmns avec 24 Heures d'une Différence, dont la Telalîlé des Soàunes fonnerait une Durée de 24 Heures à ajouter au Tems qu'aurait duré le Veyage ou à l'en soustraire. {Lunier, L c. T. U. p. 513. Col. 1. — JDiet, delà Conversation, T. XXXVID. p. 7. Col. 1. — Pem^ Çydopaedia, T. XV. p. 110. Col. 1. — Keith, 1. c. Part. L p. 3. — ConversotionS'Lexihon, T. VH. p. 305.)

Distance' dNin Lieu à TÉcpiateur, mesurée en Degrés sur le Méridien. [Lunier, 1. c. T. H. p. 436. Col. 2. — IXct, de la Conversation, X. XXKiy, p. 387. Col. 1. — Penny Çyclopaedia, T. XIV. p. 139. Col. 1. Art. Longitude and Latitude, — Keith, L c. Part L p. 10. — Concersations-Lexikon^ T. H. p. 201. Art. Breste (geographische).]

•) Par Édit de Louis XIU, du 15 Avril 1634, le preauer Méridien fut fixé pour les Français à VUe de Fer, Dans la suite oa compta les Longitudes de celui qui passe par VObservatoire royid de Paris, qui est à 20 Degrés environ de celui de Vile de Fer.

Pour les Angleàs le premier Méridien est celui de VOhservaiwe ds Greensvich,

AimBHDx. 1691

élMt ftm 420 10^ Swl, et ±^99 »' Eil, il se «nttva w vim d'Hit T«rr» iMiute et meD- • taewe^ a la mbumi 5#«a#ci>-£«ii<< y7«rrw dêt Étais], Ses Éki¥alieil et sa grande Éteadw firent pens«r à Tmgmtm qa'dle appaftanail au Camimmà mmind: c'est la Nûmvdh Zédmnde. Il en lei^ea 1^ Côte en s'avan^ant av Hwré^Eti; et le 17 il Meiiilla, par 40^ 60'^ à l'Entrée dune grande Ouvertwey «{«'il pot peur une fiate. BienlAI des Insulaires s'avancèrent dans lenis Pirogues : ils s'anétèrent à une certaine Distance, et ne veulurent pas tsi^ à berd, malgré les Démenstaatieas amicales des BoUmtdaiê, Il fat décidé qu'en se rq^iroehwait de Tenre; tout à coup sept Pirogues nuMient tots les Taisseauz; un Canot envoyé du Htem^urh au Zê^uam fut attaqué par les Insulaires; trois Matelots furent tués, d'autres se sauvèrent à la Nage, on les veeneillit: les Sauvages empertèteiH un des Hoaunes tués; Iwsqu'on fit Feu sur eux, ils étaient déjà hors de la Portée du Canon. D'après cette Aventnre les Hollandais nommèrent ce Lieu JIIordenaars-Bay (Baie des Assasms); et persuadés qu'ils ' ne pourraient rien espérer des Habitants, ils appareillèrent pour s'éloigner. Vingt-deux Pir^es les poursuivirent; on leur tira des Coups de Fusil, qui firent tomber un des Sauvages roide mort; les- autres se hâtèrent de regagner la Terre. La Bais des Aê' sassims est par 171 » 41' de Longitude £stj et 40» 49' de Latitude Sud, Tasmmfy en la quittant, fut obUgé de faire Route a fBst-'Nord'jSstj et se Ireuva envirenné dH Terres de tout oété. Le Pays fari parut bon et fertHe; les Vents à^Ousst foraéi tinuant à Fempëcher de &ire Keute au Nord pour s'éloignw de la Cète, il fat o! de louvoyer; mais la Violence du Vent et le Mouvement des Vagues le contraignireat de venir mouiller dans une Baie à VEst de ceBs des Assassimsi il la nomma la Bais de Tasmmu II est évident que la grande Baie, i TEatrée de laquelle Tasman avait mottiKé, est PEntrée du IXétroH de took t)^ qui divise la JSmmelU Zéskmds en deux Parties; il s'approcha de la Céte Nord de ce Dstroh^ dent il nomma une Anse Bais du Zsehaan, Tasman, eeatinuant u Route le long des Cétes, se tnmva, le 4 Janvier 1643, vis-à-vîs d'une Pointe où la Violence du Courant, qui perlait à t£si,. et la Graa* seur des Lames qui venaient du Nord-Ousst^ hai firent juger que la Mer était onveela en cet Endroit, et qu'il devait y trouver un Passage; il apevgut à VOaesi un Groupe de peines Iles y qu'il nomm» les Trois J2atf> diaprés la Vête dont on approchait:, dlei étaient habitées; on ne put y aborder à cause du* Ressac tt). Alors Tasa»am résolut de faire Voile à V£stj |usqu*au 270t M^idien, ensuite au Nord jusqu'au 17 e ParalHIi Sadj, puis k fOaesi^ ven les Iles des Cocos et de H^aroi de Le Meurs et ^cAon/cn» afin de ^y proturei' des Vivres. Du 6 au '26 Janvier, il découvrit les prhscipahes Ru ds f Archipel des Amis; le 1 Avril il apvrgut la Nouvelle Guinée (Nouvelle Irbmdejf Il longea les CAtes, espérant trouver un Passage .au Sud, Le 12, une Seooussa de IVemblement de Terre fit croire que les Navires avaient touché; huit Jours après, on passa devant Vile Brâhmiej dent le Vofcaa jetait des Globes- de Flammes. Parvenu à rEztréfflité occidentale de la Nsstvelle Gaiaéej tasman franchit le DétroH qui se* pare cette Ils de GHoio, puis il se dirigea sur Batavia 06 il arriva aprèi un Voyage de dix JUTois. Le Succès de cette Entreprise mémorable engagea Vsm JHsmen à con* ^ fier i Tasman le Commandement d'une seconde Expédition dont l'Objet était de re^ connaitre, avec plus d'exactitude, toOte la Pariie septentrionale de la grande Tenre dont il venait de découvrir V Extrémité méridionale. Cette seconde Expéditioà de Tasman^ pour laquelle les Instmcfions lignées par le Gouverneur général, le 28 Janvier 1644, lui tracent la Route i suivre, s'effectua sans doute aussi heureusement et aussi habilement que la première^ mais on en ignore complètement les Détails; on ne sait ni la Date de son Départ, ni celle de son Retour, et l'on est réduit aux Cenjeo* tnres pour connaitre la Route qu'il a suivie. On ne cannait non plus ni TAnnée de sa Naissance, ni celle de sa Mort. Mr. G* Mollj Professeur à Vtreehtj qui a écrit en hollandais, un Traité sur quelques-unes des prenûères Navigations des Nederlan>dais {Amsterdam 1825. in 9P,) dit: „Nous ignorons à quelle Époque il est allé dans ,,VInde, à quelle Époque il est revenu dans sa Pairie^ et les autres Événements de sa

t) Voyes T. II. Part. H. Liv. IH. Chap. L lent des Vagues vers le Large, après qu'elles

Sect. V. Grande-Bretagne, §. 34. p. 835. Col. 2. ont fiappé avec Impétuosité une Teire, un Oh-

iiot« ****. stade. ri}ici, de VAcadimif.)

tt) Ressac Terme de Marine, Retour irie-

Addeeiiia.

,,¥16. Dans nvs grands Dietiomuùres Mtiori^etj ma Tml a tttHÊtSBâ «vec un Soio „BiiMitMia tant c* ^ coaotnie tel et tel Savant, «pii n*«it pas sorti île sen Cabinet, „ et qui n'est eennu «pué peur aveir prefessé à une Université, en peur aveftr pris part „à des ^erelles survenues dans la Répiibliifne des Lettres, le premier Navigateur de „«tM tèmt n'a pu ^euver place. HenreUsenMnt que Vaiemfyn t) nous a fiiit cennaitre „queh|ues Cireonstances 'de la Navigatieh de Tasma»; fe dis heuveusemenl, jjar Vayj lenirn même semble n'aveir pas senti Plaiportance de ce Yeyage. Neus ne connais- „8ons dnne de Ttt$man qne ses Voyages et ats Découverteg,^ — Dans ces derniers Tems les Anglai» ent propesé de changer le nom de la Terre Van Diemen, et de lui tstk substituer un teut britammi^fue^ maig la Raisen et la Justice rédament ie nom de Tasmaniej qui du reste œaunenoe à être en Usage, et que les Habitants eux-mêmes •nt adopté de préférence. {Biogr* wùverseBe, T.' XLY, p. 2. •— ConversaUons-Lexîkon, T. XL p. 48.)

t) Valéniym (Françoie), Mmi^re da Saint ÉvamgUe et Voyageur j était né à l}ordreehtj vers Tannée 1660. Il s'attadha comme Ecdéêiastifue au Service de la Compagnie de$ Imdeêy et partit le 13 Mai 1665 pour Batavkiy ou il arriva le 30 Décembre suivant. 11 iîit quelque tems Prédicateur à Japaroi ensuite il alla exercer ses Fonctions dans XUe tPJluAoitte^ où il débarqua le 1 Mai 1666. Aussitôt il étudia le Malait, dont le^ IntuUùres parlent un I>iedeeie* 11 fit des peogrès si rapides, qu'en quelques Mois il (ut en état de prêcher dans cette Langue* Dès 1669, â s'occupa de irmdmtre Phcritwre tainie. en Malais vulgeàre, qn'il regardait comme le plus utHe pour répandre kl Connafasance de la Foi. H ne n^ligea pas Bon phis de recueillir des Renseignemenit sur l'iZe qu'il habitait. En 1694, rAfiaiblissemeirt de sa Santé le força de cevoair tat Europe, et il se retira dans sa Ville aatale. Plusieurs des Intêreàsés de la Compag^ des JMeg l'ayant invité, en 1706, à retota^tter dans ces Corées, a s'endbarqua le 10 Mai, et arriva à JBatavia, le 16 Janvier 1706. U ne revint dans sa Patrie qu'en 1714. Alors il s'oceupa de réunir tons les Matériaux qu'il avait rassemblés dans les Indes, et il les publia en hoUandms, sous ce Titre: hes btdes orientaies anciennes et modernes, comprenant un Traité exact et détaillé de la Puiss€incedelaJVederlande dans ces Contrées Btc, etc. JJordrecht et Amsterdam 1724—1726. V Parties en Vm VoL in fol. Cartes^ ligures et le Portrait de T Auteur fort bien gravé. On peut appeler cet Ouvrage VEn- (ydapédie de Vlnde hollandaise, Indépea^ daament du Résultat de sett pro{»«s Recherches,

Valmtyn se serrit des Reasmgnnftents que hii fournirent diverses Personnes qui avaient occv^ de grands Emplois dans les Indes, Ce Livre effire VSistoire de la Navigatioà des Peuples européens dans les Mers de t Orient, et notamment celle du Probes de la Puissance hollandaise; la Description àei Mobapêes» de Banda, Amhoine, Macassar, Bomeo^ Java, Sumatra, cdle de plusieurs autres Iles, du Tonkin, du CaoAodfei, de Siam, de Surate, des Côtes de MaUAar .et de Ccromandel, dé Malacca, de (Jçrlan, du Japon, du Cap de Bonne Espérance; du Commerce des HcUandass en Perse et en CMne» L'Auteur traite aussi de VHistotre de ces Pays, et décrit leurs Productions naturelles, Cest sm Amhoine qu'il donne le |dus de Détails. Valentyn a publié un Extrait <hi Journal de Tasman ^), U est assez singulier que ce Morceau, si intéressant pour VHisfoire de la Géos^irphie, soit contenu dans la Description de Banda, et que Valentyn ne cite pas ce grand Navigateur, quand il raconte les Expéditions maritimes de ses Compatriotes, On pourrait désirer plus d'Ordre dans cette imme^se Collection, et Ton a quelque peine à trouver-les Voyages de ï Auteur, qui terminent le Yle VoL Mais ce Recueil est une Mine abondante, dans laquelle puiseront toujours avec finit ceux qui voudront éarire sur les Indes orientales. Les Cartes, quoiqu'elles soient inférieures à celles de Thévenot ^, sont bonnes pour le tems où elles parurent; les Figures, excepté cdles des Productions natureUes, sont en général peu exactes, quoique bien gravées. (Biogr, universelle, T. XLVU. p. 312. Col. 1.)

^) Thévenot a puMié le premier, dans le IL Vol. de ses Relations de divers Voyages qui rioni point été publiés, etc. etc. {Paris 1663 —1672. IV Parties en II Tomes in fol.) le Journal de la première Expédition dt.Tasmtm; il fut traduit en angkâs par Dirk Rembrandt, qui avait possédé VÉcrit original, et parut avec

Vautres Voyages, dans la CoUectUm de H 00k, Londres 1682. in 4^.; dans une autre de 1694, in 80., ibid. et 1711. in 8<'.

^) Voyez plus haut T. n. Part. U. Liv. m.

Chap. L Sect. IX. Russie, §. 5. p. 1217. CeL 1.

TABLE ALPHABETIQUE

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