‹ Manuel des eaux minérales naturelles, contenant l'exposé des précautions qu'on doit prendre avant, pendant et après l'usage des eaux minérales, la description des lieux et des sources, les analyses chimiques les plus récentes, les propriétés médicales, le mode d'administration des eaux minérales de la France, des eaux étrangères les plus célèbres, et des bains de merChapitre 50 sur 103 · SOS · texte numérisé non relu

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Propriétés médicales. Les eaux de la fontaine d’Andabre sont utiles dans l’atonie des voies digestives, les engorgements du foie , des ganglions mésentériques , les affections des voies urinaires , la leucorrhée , les scrofules , etc. Les eaux de Prugnes jouissent à un degré moindre des propriétés de la fontaine précédente; elles irritent moins le système nerveux, les premières voies et les organes pulmonaires.

On boit les eaux de Camarès à la dose de deux verres jusqu’à deux litres dans la journée. On les unit aux repas avec du vin, on associe souvent la boisson de l’eau d’Andabre aux bains de Sylvanès.

La fontaine d’Andabre et celle de Prugnes appartiennent chacune à un particulier. Elles ont été fréquentées en 1821 par 400 malades qui ont laissé dans le pays environ 1,400 fr. On exporte annuellement huit cents litres d’eau de la fontaine d’Andabre.

Poème a la louange des eaux minérales du Pont-de-Camarès , par

un religieux ; 1662, in-8.

Méntoire sur les eaux minérales thermales de Sylvanès, et sur les eaux minérales froides de Camarès , par M. Malrieu ; 1776 , in-12. Cet ouvrage mérite d’être consulté.

Traité analytique et pratique sur les eaux minérales de Sy lvanès et de Camarès , par Paul Caucanas. Paris , an x , in-8.

Mémoire sur les eaux minérales d’ Andabre , par L. Goulet. Paris , 1826 , in-8 ; 94 pages.

Analyse des eaux de Prugnes ( Bibliothèque médicale , février 1828).

SA SAT-P ABDOU X (département de l’Ailier ).

Hameau à S lieues S. -E. de Bourbon-!’ Archambault ; on n’y trouve ni logements , ni ressources pour la nourriture. Les eaux minérales que l’on y observe, étant susceptibles d’exportation, sont employées aux repas par les baigneurs de Bourbon-1’ Archambault.

Source. Elle surgit dans un petit réservoir et peut fournir quatre cents litres par heure.

Propriétés physiques. Les eaux de Saint-Pardoux pétillent sans cesse; leur saveur est piquante , aigrelette; ordinairement très-limpides, elles se troublent et deviennent jaunâtres pendant les orages et l’extrême sécheresse : leur température est toujours inférieure à celle de l’atmosphère. Elles déposent facilement sur les parois des vases de l’oxyde de fer.

Analyse chimique. Elle a été faite par M. Faye.

lit.

Gaz acide carbonique . 4,00

gf.

Carbonate de chaux. . 0,500

Carbonate de fer. ....... 0,710

Propriétés médicales. L’eau de Saint-Pardoux convient particulièrement aux personnes lymphatiques , dans les maladies scrofuleuses et à la suite des fièvres intermittentes rebelles.

On prend cette eau en boisson le matin à jeun, à la dose de plusieurs litres , et pendant les repas on la mélange avec du vin. M. Faye pense qu’elle doit remplacer un jour l’eau de Seltz.

On en fait un grand usage , pendant la saison des eaux , à Bourbon-1’ Archambault. On l’exporte aisément; elle se conserve si bien, dit M. Faye, qu’on en envoie en Allemagne, en Italie , en Pologne , où on la boit avec plaisir et succès.

La singularité de la fontaine de Saint-Pardoux en Bourbonnais , par Pierre Perreau ; 1600.

Notice sur Bourbon-V Archambault, par P. P. Faye. Paris, 1834. On trouve, page 32 , une noie sur les eaux de Saint-Pardoux.

ACIDULES FROIDES*

CHATELDON ( département du Puy-de-Dôme ).

Bourg à 3 lieues de Vichy et de Cusset, 6 de Clermont- Ferrand et de Riom, 13 de Moulins et 20 de Lyon. La belle route de Paris à Nîmes passe devant Chateldon. Les sources minérales qu’on trouve dans ce bourg seraient plus fréquentées, s’il existait un établissement commode pour les malades. On boit les eaux depuis le mois de mai jusqu’au mois d’octobre. Il y a un médecin inspecteur.

Sources. Il y en a cinq; deux sont principalement employées et sont désignées sous les noms de source des Vignes et source de la Montagne. A un quart de lieue de Ghâteldon , à mi-côte d’une montagne , on remarque trois autres sources qui sont moins riches en acide carbonique que les premières, et qui sont contenues dans trois petits bassins.

Propriétés physiques. La source de la Montagne est la plus abondante; les eaux sont froides, ont un goût aigrelet, piquant , qui devient ensuite légèrement alcalin ; elles offrent beaucoup de bulles à leur surface , surtout par un temps sec et à 1’approche des orages : exposées à l’air ou conservées dans des vases mal bouchés, elles se troublent et déposent un précipité jaune très-léger qui n’est autre chose que de l’oxyde de fer.

Analyse chimique , D’après les expériences faites par le docteur Desbret pt M. Reignier, pharmacien, l’eau de Chateldon contient :

Eau ( 1 litre ).

Acide carbonique, quantité indéterminée.

Bï-carbonaie de magnésie. 0,450

— de soude. . . 0,150

— de chaux. . . 0,300

— de fer. ... 0,150

Chlorure de sodium. . . . 0,100

Propriétés médicales* Les eaux de Châteldon paraissent avoir les mêmes propriétés que les eaux de Seltz ; elles aiguisent l’appétit, facilitent la digestion, calment les chaleurs des voies gastriques : on les emploie avec succès dans les inflammations chroniques de l’estomac et des intestins, les vomissements nerveux, les flatuosités, les aigreurs, les engorgements abdominaux, les pâles couleurs, les fleurs blanches, la couperose, les dartres farineuses, etc. M. Desbret préconise les eaux de Châteldon contre la stérilité.

On boit ces eaux à la dose de deux ou trois verres jusqu’à deux litres ; unies au vin , elles le rendent agréable.

Quoiqu’il soit préférable de boire les eaux à la source , on peut cependant les transporter avec avantage ; M. Desbret dit en avoir conservé pendant plus d’un an sans altération. On en exporte chaque année cinq à six mille bouteilles.

Les sources de Châteldon rapportent actuellement au propriétaire environ 3,000 francs; le produit de ces eaux était autrefois, dit-on, de 10,000 francs.

Traité des eaux minérales de Châteldon , par Desbret; 1778, in-12.

Les Nymphes de Châteldon et Vichy , dialogue; 1785, in-8°,

62 pages.

SAINT-MYON ( département du Puy-de-Dôme ).

Village situé sur une éminence , à 2 lieues de Riom. Les eaux minérales qu’on y rencontre étaient autrefois renommées ; le grand Colbert leur accordait beaucoup de confiance. Hoffmann en a parlé dans ses ouvrages. Les habitants des en- , virons ont l’habitude d’en faire usage dans la belle saison pendant une vingtaine de jours. Il y a un médecin inspecteur.

Sources . On en remarque plusieurs qui jaillissent au pied de la colline.

Propriétés physiques. Les eaux sont froides, limpides, ont /

ACIDULES FROIDES. 307

une saveur piquante, acidulé ; leur surface est couverte de bulles.

Analyse chimique. D’après l’analyse incomplète de Costel, laquelle a besoin d’être répétée, l’eau de Saint-Myon contient des carbonates de soude et de chaux, de l’hydrochlorate de soude, et en outre une grande quantité d’acide carbonique.

Propriétés médicales. L’eau de Saint-Myon paraît à Raulin préférable à l’eau de Seltz ; il la préconise dans les maladies de langueur, dans l’atonie de l’appareil digestif, les engorgements des viscères abdominaux, les règles trop abondantes, le flux hémorroïdal excessif et les gonorrhées anciennes. Coupée avec le lait d’anesse, elle réussit dans les affections nerveuses.

On peut boire cette eau aux repas, en l’unissant au vin; dans l’état de maladie , on en boit un à deux litres dans la journée.

Traité analytique des eaux minérales , par Raulin^ Paris, 1774, in-12. Le premier chapitre du second volume traite des eaux de Saint-Myon.

PONT-GIBÀUD ( département du Puy-de-Dôme ).

Petite ville à 3 lieues de Riom, 4 de Clermont. On y trouve deux sources minérales gazeuses désignées sous les noms de Javelle et de Ckâteaufort. — Les eaux sont froides, limpides; leur saveur est agréable et légèrement aigrelette. Analysées par MM. O. Henry et Blondeau (, Journal de Pharmacie 3 1. XVII, page 125) , elles ont fourni :

Eau ( 1 litre).

Source de Javelle. Source de Chateaufort.

Azote . quantité indéterminée, quantité indéterminée.

litre. litre.

Acide carbonique libre . 0,128 0,270

gr- g'-.

Bi-carbonate de soude. ....

de chaux .

— de magnésie. . .

Sulfate de soude .

Chlorure de sodium .

— de potassium .

traces.

traces.

Silice .

Oxyde de fer .

traces.

traces.

Matière organique azotée. . . .

MONTBRISON ( département de ia Loire ).

Ville à 35 lieues de Lyon, 114 de Paris. La réputation des sources minérales qu'on y trouve est fort ancienne ; elles sont près de la ville au nombre de trois , savoir : la Romaine , voisine d’un ancien temple dédié à Gérés; celle de l’Hôpital , ou des Ladres 9 à environ cent pas de la précédente; celle de la Rivière, sur le bord delà rivière de Itecize. Ges sources sont froides, limpides, ont un goût acidulé. Elles ont été analysées par M. Denis, pharmacien à Montbrison.

Eau ( 1 litre ).

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