BAIN-FORT
BAIN
BAIN
BAIN
BA-I N
delà Reine.
des Ladres.
du t'ont.
du Cercle. \
DANS LES EAUX
litre.
Acide hydrosulfuri-
que .
quant, inap.
Chlorure de magné-
f sium .
Chlorure de calcium.
— de sodium.
Sulfate de chaux. . .
| — de fer. . . .
Carbonate de magné-
| sie .
Carbonate de diaux.
— de fer. .
Perte. . . .
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Propriétés médicales. Les eaux et bains de Rennes , dit M. Cazaintre, agissent principalement sur les sécrétions et les excrétions; leur mode d’action n’est pas le même chez tous les individus : chez les uns ils amènent la solution des maladies par un flux abondant d’urines, chez les autres par des sueurs abondantes. Ces deux excrétions étant physiologiquement opposées, il est très-rare qu’elles aient lieu en même temps ; mais on les voit alterner chez les mêmes individus sous l’influence du traitement thermal. L’établissement de Rennes offre un avantage immense en réunissant dans le même lieu trois sources thermales qui, avec leur différence d’action sur l’économie
FAUX MINÉRALES
animale , permettent de graduer l’excitation suivant la nature et la période de la maladie. Ainsi une maladie chronique qui pourrait être sensiblement aggravée si on l’attaquait de primeabord par le Bain-Fort , pourra être combattue avec succès en débutant par le Bain-Doux , passant ensuite au Bain de la Reine, et en arrivant ainsi progressivement au Bain-Fort. Nous allons indiquer les maladies contre lesquelles on peut employer les eaux des cinq sources avec quelque probabilité de succès.
Bain-Doux . L’eau du Bain-Doux est douce, onctueuse; on y éprouve un bien-être sensible. La propriété qu’il possède de porter le sang doucement du centre à la circonférence rend ce bain précieux dans quelques espèces de catarrhe pulmonaire chronique , dans certaines névralgies , le spasme de l’estomac , la gastralgie , le vomissement nerveux, les anciennes diarrhées, les fleurs blanches, le catarrhe vésical chronique. L’onctuosité de ce bain le fait recommander dans le traitement des maladies de la peau, dans le prurigo formicans , Yichthyose (excroissances squammeuses) , dans les affections herpétiques qui altèrent plus ou moins les fonctions exhalantes de la peau, et dans ces douleurs vagues qui surviennent à la suite des fatigues de la guerre et de l’influence des bivouacs.
Prise en boisson, l’eau du Bain-Doux facilite la sécrétion de l’urine et convient dans les obstructions du foie et de ses dépendances, dans la gravelle.
Bain de la Reine. Il a des propriétés médicamenteuses plus énergiques que celles du Bain-Doux ; il convient principalement dans les maladies du système lymphatique, dans les engorgements glanduleux , l’œdème des membres abdominaux.
Bain-Fort. L’expérience a prouvé que ce bain est fort utile dans les affections rhumatismales chroniques, accompagnées d’engourdissement , de torpeur et d’engorgement dans les articulations; dans les plaies fistuleuses, dans la paralysie qui dépend de quelque métastase rhumatismale , de la répercus-
FERRUGINEUSES ACIDULES THERMALES. 323
sion brusque d’un exanthème, de dartres; et enfin dans toutes les maladies chroniques invétérées qui ne cèdent qu’à des perturbations énergiques.
On ne doit pas faire usage de ce bain dans la paralysie, chez les tempéraments sanguins et irritables , et dans tous les cas eù il y a surexcitation des organes. On ne prend ordinairement le Bain-Fort qu’ après avoir tempéré la chaleur de l’eau. Quand il faut ranimer une partie frappée d’insensibilité, on s’en sert avec sa température native, en immersions partielles et pendant un quart d’heure seulement.
La source minérale du Cercle est froide et n’est utilisée qu’en boisson ; elle doit être rangée parmi les eaux acidulés ferrugineuses. Elle convient dans la suppression menstruelle par atonie , les engorgements lymphatiques , la chlorose , la dyspepsie, la jaunisse. L’eau du Pont a des propriétés à peu près semblables à celle du Cercle ; elle est moins tonique et convient aux tempéraments nerveux; elle est recommandée dans les cas d’inappétence, de langueur d’estomac , les gonorrhées et les fleurs blanches.
Mode d’ administration. Les eaux thermales de Rennes sont administrées en boisson, bains , douches et en bains de vapeurs. L’eau du Cercle doit être prise le matin à jeun à la dose de quatre à cinq verres; on peut aller jusqu’à huit lorsque le tempérament est lymphatique, mais en général il ne convient pas de dépasser cette dose; l’eau du Pont peut être prise à la dose de six à dix verres. On peut couper ces eaux avec du lait, de l’eau d’orge.
Les sources minérales de Rennes ne sont pas affermées; elles appartiennent à un seul propriétaire qui les régit. On peut évaluer à 10 ou 12,000 francs le revenu des bains. M. Cazaintre porte à 80,000 francs l’argent laissé dans l’établissement en 1836.
Analyse des eaux minérales de Rennes , par MM. Julia et Reboulh ( Annales de chimie , tome LVI, page 1J9).
Essai historique y topographique , physico-chimique et médical sur les
bains et les eaux minérales de Rennes , par M. Sizaire Violet ( Bibliothèque médicale , tome II, page 49).
Notice sur les eaux thermales et minérales de Rennes , par M. Cazaintre. Toulouse, 1833 , 76 pages. Cet opuscule mérite d’être consulté: il contient beaucoup de faits pratiques.
SYLVANÈS ( département de l’Aveyron).
Joli village à 400 mètres au-dessus de la mer, 3 lieues de Vabres, 4 de Saint- Affrique, 6 de Rhodez ; la route pour y arriver est assez facile. Le pays est agréable, l’air y est très-salubre. On voit au milieu d’une immense prairie deux beaux bâtiments destinés au logement des malades et à l’établissement des bains. Ceux-ci sont très-fréquentés par les habitants des contrées voisines , depuis le mois de mai jusqu’à la fm de septembre. La saison est communément de 15 à 20 jours. Il y a un médecin inspecteur.
Sources. Il en existe trois , qui jaillissent au pied d’une colline : l’une, dont les eaux se rendent en bouillonnant dans un grand réservoir, est située au milieu d’un des bâtiments et sert aux bains. La seconde , placée sur le bord de la petite rivière de Sylvanès, coule à l’air libre; elle est appelée petite fontaine et sert à la boisson. Un peu au-dessus de ces deux fontaines, on en trouve une troisième qui forme ce qu’on appelle les petites baignoires.
Propriétés physiques. Les eaux minérales de Sylvanès sont limpides, ont une odeur sulfureuse; leur goût est douceâtre; mais quand on les a retenues dans la bouche pendant quelques minutes, on trouve qu’elles ont une saveur ferrugineuse, légèrement salée et acerbe. On voit à la surface de l’eau une pellicule nuancée en rouge et en bleu , et dans le fond du réservoir un sédiment d’un jaune rougeâtre et onctueux.
Voici la température des sources: grand réservoir, 38° cent. ; petite fontaine, 34°; petites baignoires, 33°.
FERRUGINEUSES ACIDULES THERMALES. 825
Analyse chimique. Elle a été faite par M. Virenque et récemment par MM. Bérard de Montpellier et Goulet. Voici cette
dernière analyse.
Eau (J litre).
litre.
Acide carbonique . 0,200
Acide hydrosulfurique . 0,050
Carbonate de fer . 0,0405
— de chaux . 0,1250
— de magnésie . 0,2300
— de soude . 0,0054
Sulfate de soude . 0,037 0
Chlorure de sodium. , . . . . 0,2530
Propriétés médicales . Les bains de Sylvanès jouissent d’une assez grande réputation dans les maladies nerveuses, les rhumatismes chroniques , la paralysie , les maladies scrofuleuses , les affections cutanées, les ulcères opiniâtres, les ankylosés incomplètes, la raideur des ligaments et la contracture des membres. On a recommandé les eaux de la petite fontaine dans les catarrhes pulmonaires chroniques, les fleurs blanches, la suppression des règles.
On doit s’abstenir des eaux de Sylvanès dans toutes les maladies accompagnées de fièvre. Les personnes pléthoriques sujettes à l’hémoptysie, et celles qui ont des dispositions à la phthisie pulmonaire , doivent employer ces eaux avec circonspection.
Mode d’ administration. On use des eaux de Sylvanès en boisson et en bains. On boit trois ou quatre verres de l’eau de la petite source ; on y ajoute souvent un tiers de lait. — On prend les bains dans des baignoires ou dans deux piscines qui peuvent contenir chacune douze personnes à la fois , et qui sont destinées, l’une aux hommes, l’autre aux femmes. On associe
fréquemment aux bains la boisson des eaux acidulés de Camarès, dont la source est au revers de la même colline. — Les sources appartiennent à des particuliers. En 1821 il est venu à Sylvanès trois cent trente-six malades , qui ont laissé dans le pays environ 36à40,000 francs.
Mémoire sur les eaux minérales chaudes de Sylvanès, par M. Malrieu ; 1776 , in-12.
Traité analytique et pratique sur les eaux minérales de Sylvanès, par Paul Caucanas \ an x , in-8.
CAMPAGNE ( département de l'Aude ).
Village sur la rive gauche de l’Aude, à une lieue et demie d’Aleth , une demi-lieue d’Espéraza, et 3 de Quillan. Le pays offre des sites pittoresques ; le climat est doux ; les malades se logent dans la commune d’Espéraza, qui est à une demi-lieue des sources minérales.
Sources. Il y en a deux qui jaillissent dans un vallon : l’une est placée au niveau des eaux du ruisseau appelé le Riontort ; on la nomme source du Pont: l’autre, et c’est la principale, est à l’abri des inondations; elle est désignée sous le nom de
source de Campagne.
Propriétés physiques. Les eaux des deux sources sont douces , limpides , incolores ; leur saveur est ferrugineuse , et laisse un arrière-goût d’amertume. Elles présentent à leur surface une grande quantité de bulles. La source de Campagne fournit un hectolitre par minute ; ce produit est le même en été qu’en hiver. La température des deux sources est constamment de 27°, 5 cent.
Analyse chimique. Elle a été faite par les docteurs Estribaud et Frejacque, et M. Reboulh , pharmacien.
EÊRRUGINEUSES ACIDULES THERMALES.
Eau (1 litre).
Ut-
Acide carbonique. ....... 0,040
gr.
Chlorure de magnésium . 0,108
— de sodium . * . 0,040
Sulfate de magnésie . 0,388
Carbonate de magnésie . 0,200
— de chaux. ...... 0,120
Silice et perte. ......... 0,100
Propriétés, médicales. Les eaux minérales de Campagne sont recommandées dans l’atonie de l’estomac et du canal intestinal , les engorgements du foie, du mésentère, les gonorrhées, les fleurs blanches, la stérilité, la gravelle, les maladies de la peau, la goutte atonique, etc. Elles sont nuisibles dans la phthisie commençante.
Mode d’administration. On boit les eaux de Campagne depuis trois ou quatre verres jusqu’à douze chaque matin. Dans beaucoup de cas, on ajoute au premier verre quelques gros de sulfate de soude. On associe ordinairement les bains à la boisson.
Analyse des eaux minérales de Campagne , par MM. Estribaud , Frejacque et Pieboulh ( Annales de chimie , 1813).
FORGES ( département de la Seine-Inférieure ).
Village situé dans un lieu assez élevé , à 4 lieues de Gournay, 3 de Neufchâtel, 9 de Rouen, 25 de Paris. Les eaux minérales qu’on y rencontre sont connues depuis longtemps. En 1632, Louis XIII fit nettoyer et arranger les sources pour prendre les eaux avec Anne d’Autriche et le cardinal de
Richelieu. Le séjour de Forges est agréable; les promenades y sont belles , l’air est pur et tempéré ; les malades y trouvent des maisons commodes , et toutes les ressources nécessaires à la vie. Ces eaux, naguère très-fréquentées, sont presque entièrement délaissées aujourd'hui, sans que cependant elles aient perdu de leur efficacité. On va les boire depuis le mois de juillet jusqu’au 15 septembre. Il y a un médecin inspecteur.
Sources. Il y en a trois, savoir, la Reinette , la Royale 3 la Cardinale . Elles sont situées au couchant du bourg, dans un vallon dominé par de très-faibles éminences; elles coulent chacune dans un petit bassin. Elles sont également abondantes pendant l’été et l’hiver , et n’augmentent pas de volume même dans les plus grandes pluies. Une nouvelle source a été découverte en 1834 par le docteur Cisseville , à 650 mètres des sources précédentes.
Propriétés physiques. Les eaux de Forges sont parfaitement limpides à leur source ; mais si on les laisse quelque temps exposées à l’air libre, elles se troublent, déposent un sédiment ocreux, et dès qu’il est formé, leur saveur naturelle change. Celle-ci n’est pas la même dans les trois sources ; elle est fraîche dans toutes, à peine ferrugineuse dans la Reinette , ferrugineuse dans la Royale , et très-atramentaire dans la Cardinale. Les eaux sont inodores; leur pesanteur spécifique diffère peu de celle de l’eau distillée ; leur température est de 7°,50 cent., celle de l’atmosphère étant à 14°. Le fond et les parois des bassins sont couverts d’une poudre d’un jaune rougeâtre. L’eau de la nouvelle source est trouble et un peu laiteuse ; elle a l’odeur de l’eau légèrement croupie et une saveur ferrugineuse très-prononcée.
La source de la Reinette offre un phénomène singulier. Les llocons jaunâtres qu’elle charrie habituellement augmentent d’une manière très-marquée avant le lever du soleil et une heure avant son coucher. S’il doit survenir un orage ou une grande pluie, on voit l’eau se troubler, quelquefois dans la
FERRUGINEUSES ACIDULES FROIDES.
journée même qui précède l’orage , et devenir toute trouble par la quantité de flocons qu’elle entraîne; enfin on juge de la violence de l’orage ou de l’abondance de la pluie par la quantité de flocons jaunes qu’on observe dans cette eau, et par le temps qu’elle reste trouble ; c’est le baromètre du pays.
Analyse chimique. Il résulte des expériences faites par Robert, ancien pharmacien en chef de l’Hôtel-Dieu de Rouen, et de celles faites récemment par MM. Morin et Girardin, que les eaux de Forges contiennent les principes suivants :
Eau ( 1 litre ).
SUBSTANCES
contenues
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