‹ Manuel des eaux minérales naturellesChapitre 22 sur 104 · SUR LES EAUX MINÉRALES SULFUREUSES · texte numérisé non relu

SUR LES EAUX MINÉRALES SULFUREUSES

On a attribué pendant longtemps à cette substance Tonctuosité des eaux sulfureuses ; M. Anglada croit que cette précieuse propriété dépend du sous-carbonate de soude : il suffit en effet d’introduire une quantité déterminée de ce sel dans de l’eau pour la rendre onctueuse ; mais l’action chimique de ce sel alcalin sur le tissu de la peau ne nous paraît pas identique avec ronctuosité produite par la présence d’un corps muqueux , tel que la barégine.

Les eaux sulfureuses perdent leur odeur , leur goût et leurs propriétés par l’exposition à l’air, ou par une chaleur douce et continue. Elles sont presque toutes thermales ; il en est cependant quelques-unes de froides.

Propriétés chimiques. Les eaux sulfureuses brunissent ou noircissent les métaux blancs, tels que l’argent, le plomb, le bismuth, le mercure; elles précipitent en noir l’acétate de plomb , et déposent souvent du soufre par l’exposition à l’air. Le soufre se trouve dans ces eaux à l’état d’hydrogène sulfuré ou d’hydro-sulfate. M. Anglada a remarqué avec raison qu’on a trop généralisé l’existence de l’acide hydro-sulfurique libre , et que dans les eaux sulfureuses le soufre se présente presque constamment à l’état d’hydro-sulfate : telle est du moins l’idée qu’il a émise relativement à la constitution des eaux sulfureuses du département des Pyrénées-Orientales. Ce chimiste admet des eaux suUmeuses hydro-sulfiiriquées ^ des sulfureuses hydro-sulfatées et des sulfureuses hydro- sulfatée s sulfurées; enfin il appelle sulfureuses dégénérées celles qui perdent une partie de leurs principes sulfureux par un assez long contact avec l’air , avant d’arriver à leur issue.

Les eaux qui nous occupent renferment une très-petite proportion de matières fixes : car celles qui en offrent le plus

régine est toujours implantée sur une partie de vraie barégine j elle prend différentes formes, tantôt celle d’une plume, tantôt celle d’une houppe, etc. Ces deux substances sont azotées.

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

ne laissent après l’évaporation à siccité qu’un résidu qui est à peine, d’après Mr Longchamp , la trois mille quatre centième partie de l’eau évaporée ; selon M. Anglada , le rapport des matières fixes n’est le plus souvent que de 15000** , et va rarement à 1/2000. Les médecins qui accordent une grande influence au sulfure de sodium dans l’action thérapeutique des eaux pourront juger, à l’inspection du tableau suivant, quelles sont celles qui, dans cette manière de voir, doivent être les plus actives. Les sources sont présentées dans l’ordre de la plus grande quantité de sulfure de sodium qu’elles contiennent.

TABLEAU de la quantité de sulfure de sodium queMM.. Anglada, Longchamp et Fontan ont trouvée dans 44 sources.

SOURCES

ÉTABLISSEMENTS

THERMAUX.

Page 1