CO L
Tumeurs articulaires scrofuleuses .
— accidentelles .
Ankylosé incomplète par cause scrofuleuse.
— accidentelle .
Ulcères fîstuleux causés par des plaies d’ar
mes blanches .
Ulcères fîstuleux causés par des plaies d’ar-
mes à feu .
Ulcères fîstuleux causés par un vice scro-
fuleux .
Ulcères scrofuleux causés par un accident.^
Rétraction musculaire causée par des plaies
d’armes blanches . . .
» jl
Rétraction musculaire causée par des plaies
d’armes à feu .
Rétraction musculaire causée par des acci-
dents, tels que chute, etc .
Adynamie de cause scorbutique .
— de cause accidentelle .
ti
Total .
UÉCAPITULATION.
MALADES 6180
( Hommes 3530 I Plus 1880 personnes qui les ont Savoir : -! >
I Femmes 2650 ) accompagnés.
Malades guéris . 2760
Malades soulagés . 2905
Malades restés dans le même état. . . 506
Total . 6180
ACIDULES THERMALES.
Mode d’administration. Les eaux thermales de Bourbon sont employées en boisson^ en bains et en douches de toute espèce. En boisson , on les prend le matin à jeun , à leur chaleur naturelle, par verres, toutes les demi-heures, depuis un jusqu’à huit, quelquefois en se promenant pour porter leur action sur les voies urinaires , le plus souvent dans le lit avant et après la douche, et dans le bain pour favoriser la diaphorèse. La chaleur élevée de l’eau n’affecte jamais douloureusement les voies digestives.
On fait à Bourbon un grand usage des bains généraux et partiels; les premiers sont administrés le matin en même temps que la boisson à la température de 24, 28 ou 36" cent., rarement à une plus grande chaleur, à moins que la saison ne soit froide ou que les malades ne soient atteints de paralysie rhumatismale. Leur durée est d’une demi-heure à cinq quarts d’heure. Les bains généraux pris très-chauds, en accélérant la circulation, seraient, dit M. Paye, très-dangereux chez presque tous les sujets qui viennent à Bourbon, et dont les vaisseaux encéphaliques sont déjà délicats et aflaiblis. Les demi-bains doivent être également tempérés; les pédiluves, au contraire, doivent être très-chauds pour opérer une révulsion.
Les douches descendantes sont les plus usitées à Bourbon , et données de toutes les manières , hors de l’eau et dans l’eau, à toutes les températures , de zéro à cinquante-quatre degrés centigrades. On se trouve bien d’associer le bain tempéré à la douche chaude, et surtout de terminer par celle-ci. Les bains de vapeur paraissent moins utiles à M. Paye que les douches.
On se sert quelquefois de cataplasmes faits avec les conferves elles boues dans certaines tumeurs articulaires, mais c’est rarement avec succès.
L’eau de lasource Jonas sert souvent de boisson aux repas; on la boit pure ou mélangée avec le vin. Quelques personnes préfèrent l’eau de Sain t-Par doux.
Les eaux thermales de Bourbon sont altérées par le transport.
Les sources appartiennent à l’État^ sont en régie et produisent environ 5,000 francs. On évalue à 150,000 francs Far-
gent laissé chaque année à Bourbon-F Archambault.
Traité des eaux de Bourbon-V udrchambault, etc., par Jean Paschal j 1699,in-12.
Essai sur les eaux minérales et médicinales de Boiirbon-V Archambault, par Paye; 1778, in-8. Cet ouvrage contient beaucoup d’observations.
Observations sur les eaux thermales de Bourbon-V Archambault, etc., par M. de Brieude î 17 88 , in-8.
JYouvel essai sur les eaux thermales de B ourbon-T Archambault, etc., par P. P. Paye. Paris , 1804 , in-8.
Wotice sur Bourbon-V Archambault ^ etc. , par P. P. Paye. Paris, 1834, in-8; 35 pages.
MONT-D’OR ( département du Puy-de-Dôme).
Village situé à 1,052 mètres au-dessus du niveau de la mer, à 8 lieues de Clermont-ï'errand, 23 de Lyon, 103 de Paris. Une belle route y conduit de Clermont; pendant la saison des eaux, il part tous les jours deux diligences de cette ville et deux diligences du Mont-d’Or. Les eaux thermales de cette localité, connues des Romains, n’étaient fréquentées naguère que par des paysans; aujourd’hui les plus grands personnages de la France y vont chercher un remède à leurs maux; de belles maisons régulièrement bâties et convenablement meublées , le plus beau monument thermal (1) qu’il y ait en France et peut-être en Europe, un vaste
(l) Pour le préserver d’une destruction par les avalanches qui le menacent à chaque instant, il est indispensable déplanter des arbres sur la montagne de l’Angle contre laquelle il est adossé , et d’établir le long de la
ACIDULES THERMALES.
salon dans lequel on donne des bals plusieurs fois par semaine^ attirent pendant la belle saison une brillante société. Au Montd’Or, l’atmosphère est très-variable, souvent pluvieuse ou chargée de brouillards; il est prudent de porter toujours des vêtements de laine. Le pays offre d’amples richesses au minéralogiste , au botaniste et au géologue ; le voyageur se plaît à visiter les Cascades, le Puy de Sancy, le Capucin, la Gorge des Enfers, le Salon de Mirabeau, la Roche Vandeix et plusieurs autres objets dignes de piquer sa curiosité. On se rend aux eaux depuis le 15 juin jusqu’au 20 septembre. Un hôpital reçoit les indigents. C’est au zèle du médecin inspecteur, M. Bertrand , que les thermes du Mont-d’Or doivent leur célébrité et leurs embellissements.
Sources. Il y en a sept qui sortent de la montagne de l’Angle.
La plus élevée est désignée sous le nom de Sainte-Marguerite ; elle sert uniquement à tempérer l’eau thermale pour l’usage des bains. 2° La fontaine Caroline , dont la découverte eut lieu en 1821. 3" Le bain de César ou de la Grotte. 4“ Les sources du Grand Bain ou bain Saint-Jean. 5'’ Le bain Ramond, qui a été trouvé parmi les décombres des bains romains. 6“ La source Rigny. 7“ La fontaine de la Madeleine ^ dont les eaux viennent sourdre dans un petit bâtiment carré construit, il y a vingt-cinq ans, au milieu de la place du Panthéon.
L’édifice thermal est symétrique et se compose, au premier étage, du pavillon et 'd^ la' grande salle; au rez-de-chaussée se trouvent les piscines pour les indigents, les douches et bains de vapeurs et les cabinets de douches à injections internes.
Propriétés physiques. Les eaux du Mont-d’Or sont transpa-
crête de celle-ci une large muraille à pierres sèches , sur laquelle viendraient s’amortir les rochers détachés par les violents orages, fréquents dans çette contrée.
rentes : néanmoins elles ont un aspect gras^ celle du Grand Bain surtout ; exposées à l’air ^ elles ne tardent pas à se couvrir à leur surface d’une pellicule très-fine, nacrée et irisée ; avant ou après les grands orages, les eaux du Grand Bain amènent des flocons très-légers et très-petits , ayant l’aspect du charbon. — Leur odeur est nulle ; leur saveur est d’abord légèrement acidulé, puis onctueuse et salée ; sur la fin , elle devient amère et un peu styptique ; la source Sainte-Marguerite a une saveur aigrelette. ^ — Ces eaux sont recherchées par les bœufs, les vaches et les chèvres, qui maigrissent s’ils en boivent souvent. — Le volume des sources ne varie point; il est le même en été et en hiver, après de longues sécheresses comme après des pluies prolongées. Voici le volume de chaque source , sa température et sa pesanteur spécifique , d’après M. Bertrand :
NOMS