REMARQUES SUR LES VERBES
Îre Conjugaison (en ER.)
Les verbes en er qui ont la syllabe finale d l'infinitif précédée d’un é fcrmé ou d'un e muet, comme considérer, lever, changent cet é fermé ou cet e muct en è ouvert devant unesyllabe muette: je considère, je considèrerai ; je lève, je lèverai.
Cependant, les verbes en éger, comme abréger, gardent toujours l’accent aigu: j'abrége, j'abrégerai.
Les verbes terminés à l’infinitif par eler ou eler, comine appeler, jeler, doublent Z et { devant un e muet: j'appelle, j'appellerai ; je jelle, je jellerai. On excepte acheler, bourreler, déceler, geler, harceler, peler : j'achèle, lu bourrèles, il décèle, etc.
Dans les verbes terminés en ger, conime manger, le g doit être suivi d'un e muet avant les Icitres @, 0 : nous mangeons, Ù dérangea.
Les verbes terminés pur cer, cevoir, comme lancer, recevoir, prenneut une cédille sous le c avant les leltres à&, 0, u: je lançai, nous traçons, vous recüles.
Les verbes en er, yer, éer, prennent à deux temps soit doux ?, comme à l'imparfuit, nous pliions, vous pliiez ; soit yi, comme au même
temps, nous employions, vous emyloyiez ; soit deux e de suite, comme dans je a Je créerais. Cependant cela n’est que la conséquence rigoureuse de la formation régulière de ces temps et de ces personnes. C’est d’après le même principe que les verbes fuir, rire, croire, etc., font à l’imparfait de l'indicatif et au présent du subjonctit, nous fuyions, vous fuyiez; nous riions, vous ritez; que nous croyions, que vous croyiez.
Comme le futur, dans les verbes en er, se forme en changeant r de l’infinitif en rai, l’e muet qui le précède dans quelques-uns de ces verbes reste à ce temps : je louerai, je suppléerai, etc.
Dans les verbes en yer on change y en ? devant un e muet : j'envoie, 1l emploie.
Il y a des verbes où l’y est presque indispensable, comme dans je raye, j'enrayerai, des verbes rayer et enrayer.
ans les verbes en ayer, comme payer, balayer, etc., l'Académie donne constamment la préférence à l’y : je paye, je balaye, etc.
ème Conjugaison | en IR.)
Le verbe bénir a deux participes passés : bénit, bénile, qui signifie consacré par une cérémonie religieuse : de l’eau bénile, du pain bénit ; et béni, bénie, qui a toutes les autres significations du verbe.
Haïr prend deux points sur l’i dans toute la conjugaison, excepté dans je hais, lu hais, il hait, et à l’impératif hais. Ces deux points remplacent l'accent circonflexe aux personnes où cet accent a coutume d’être employé.
me Conjugaison (en oïIR.)
Ceux des verbes de la troisième conjugaison qui ont l’infinitif en evoir sont les seuls qui se conjuguent régulièrement, comme recevoir, etc,
Devoir, redevoir et mouvoir, prennent un accent circonflexe au participe passé masculin singulier :
4me Conjugaison (en RE.)
Parmi les verbes terminés en dre, les uns conservent le d au sing. du présent de l'indicatif, comme je prends, lu prends, il prend ; les autres le perdent aux deux premières personnes, et prennent un { à la troisième, comme je peins, lu peins, il peint. Il n’y a que les verbes en indre et en soudre qui perdent le d: je peins, lu peins, à peint; je plains, lu plains, il plaint; je résous, lu résous, il résoul.
Parmi les verbes en indre, il n’y en a que trois qui prennent la lettre a: contraindre, craindre et
laindre. Tous les autres se terminent par eindre.
l y a beaucoup de verbes terminés par endre, comme prendre, etc. Mais deux seulement son terminés par andre : épandre et répandre.