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Luchaire, Louis VI, Annales, n

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commerce atteignait un certain degré d'activité ; 2° pour ne rien dire des gildes prohibées par le pouvoir central pendant la période carolingienne, l'existence des sociétés de cette espèce est révélée au xe et surtout au xie siècle par les chartes mêmes où rois et seigneurs accordent certains privilèges aux collectivités de marchands.

196. Organisation et privilèges des sociétés marchandes. La hanse de Paris. — Toute corporation marchande se composait d'un certain nombre de chefs de maisons (maîtres) et d'employés (valets, sergents). Les plus anciens documents qui ont trait à ces sociétés, par exemple les statuts de la Charité de Yalenciennes, font connaître seulement leur organisation en tant que confréries : nous en parlerons plus bas. Le texte le plus explicite qui concerne une hanse marchande proprement dite, en France et pour la période ancienne, est peut-être l'acle de 1170 par lequel Louis VII ratifie les privilèges des marchands de Veau de Paris. Ces marchands cumulaient, comme partout, les opérations de la batellerie avec celles du négoce1. La concession royale stipule : 1° un monopole (défense d'amener aucune marchandise par eau à Paris, depuis le pont de Mantes jusqu'aux ponts de Paris, à moins qu'on ne soit marchand de l'eau à Paris ou associé à un marchand de l'eau parisien) ; 2° une sanction du monopole (en cas de contravention, saisie delà marchandise, que se partagent le roi et les marchands de l'eau) ; 5° une exception au monopole (permission aux marchands de l'eau de Rouen d'amener leurs bateaux vides jusqu'au ruisseau du Pecq, de les y charger, et de les ramener à Rouen : ces marchands ne peuvent dépasser ce point, à moins d'être associés à un marchand de l'eau parisien ; même pénalité que ci-dessus, en cas de contravention) ; 4° un droit de juridiction en faveur de la corporation (les employés ou sergents des marchands de l'eau de Paris ne seront justiciables que de la corporation, sauf en cas de flagrant délit). La hanse parisienne apparaît, dès le xme siècle, administrée par quatre e'chevins, et dirigée par un fonctionnaire élu qui est appelé dans les textes maître des e'chevins, prévôt des marchands de l'eau, prévôt de la confrérie aux marchands, et plus tard simplement prévôt des marchands. A la fin de ce même siècle, les cinq administrateurs de la corporation s'adjoignirent vingt-quatre prud'hommes ou conseillers « chargés de venir au Parlôuer, au mandement du prévôt et des eschevins, afin de conseiller les bonnes gens ». Le siège de la société était le Parloir aux bourgeois. Les représentants des marchands de Paris étaient assistés d'un clerc, qui devint plus tard le greffier de l'Hôtel de Ville, et qui primitivement remplissait à la fois les fonctions de secrétaire et de trésorier.

197. Les hanses collectives. — En France, comme dans les autres pays de l'Europe, les nécessités commerciales ont amené, en dehors du

1. Luchaire, Études sur les actes de Louis VU, calai. n° 590.

LA SOCIÉTÉ MARCHANDE. 359 groupement des marchands d'une même ville, un groupement encore plus général : celui des villes marchandes réunies par des in erets cornmuns D'ordinaire le nom de hanse est particulièrement applique a ces associations interurbaines. Telles étaient :

a La société des marchands de Paris et de Rouen, qui s étendit, au xm» siècle, à la plupart des localités commerçantes, riveraines de la Seine.

6. La hanse des marchands de l'eau ou bateliers de a Somme, formée principalement des commerçants d'Amiens, d'Abbeville et de Corbie, auxquels s'adjoignirent aussi ceux de Nesle. n . .

c La hanse de Londres, association internationale, a laquelle étaient affiliées nombre de villes de la Flandre française, de la Picardie, du Vermandois et de la Champagne. Le principal comptoir de cette société était à Londres : elle avait à sa tête un comte de la hanse. Pour en devenu membre, il fallait être bourgeois dans une des villes associées et payer

une cotisation. . . , f

d L'association des marchands du Languedoc, qui élisait un chef ou

capitaine général, chargé de protéger les intérêts de ses compatriotes aux

foires de Champagne et au Lendit.

e L'association des marchands de la Loire, organisée seulement au

xlv' siècle, mais formée de sociétés antérieurement constituées et moins

étendues,

f. L'association des négociants en vins du Bordelais.

198 Le rôle politique des sociétés marchandes. - Il est hors de doutequeles privilèges commerciaux accordés, dès le * et le xi' siècle, aux sociétés de marchands, ontété, sur bien des points, l'origine des libertés postérieurement obtenues par les villes où s'étaient formées ces associations. La gilde marchande fut souvent, en effet, le ressort principal de la révolution communale et devint la commune elle-même par la simple extension du lien qui la constituait. Ce fait n'est pas particulier à la région de la France qui confinait à la Belgique et à l'Allemagne. Certains ports commerçants de la Provence et du Languedoc ont dû aussi leur pleine émancipation politique et leur constitution de ville consulaire aux efforts des groupes de marchands organisés chez eux à une époque bien antérieure à la période d'affranchissement1. Sur ce point, l'histoire des municipalités libres est particulièrement instructive. On voit, des le début, 1 aristocratie commerçante des villes diriger le régime communal à son profit et bénéficier exclusivement de ses avantages en accaparant les charges municipales. D'autre part, les véritables communes de trance se trouvent précisément sur le trajet du vaste courant commercial qui, des la

1 Voir, entre autres faits, ce qui s'est passé à Marseille, où le consulat a pris naissance dansfa ville basse, occupée par la bourgeoisie commerçante et ou le gouvernement munirai paraît bien Le sorti de la société marchande ^ du Saint-Esprit. Ci. Lambert, Essai sur le régime municipal de Provence, p. 282 suiv.

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seconde moitié du xr siècle, embrassait les bassins du Rhin, de la Meuse, de 1 Oise et de 1 Escaut. Sur les points où ce courant atteignit son maximum d intensité, la révolution communale arriva à son plus haut degré d énergie et de persistance. Là surtout les villes marchandes, avant conscience de leur puissance et de leur richesse, trouvèrent le moyen d'acheter ou de conquérir parla force les libertés administratives et politiques sans lesquelles il leur eût été impossible de se développer. D'ailleurs 1 influence des sociétés de commerçants sur la formation des gouvernements municipaux ne s'est pas fait seulement sentir dans les villes libres Les centres urbains simplement privilégiés, dénués de juridiction et d indépendance politique (Paris, par exemple), ont dû souvent à la même cause 1 extension de leurs franchises et la constitution de leur administration locale.

199. Origine des corps de métiers. - Les hommes du moyen âge ne connaissaient le travail industriel que sous la forme d'un privilège collectif, constituant un monopole en faveur du corps qui en était investi Il ne s ensuit pas que les groupes urbains voués à l'industrie aient toujours revêtu ce caractère d'associations libres et presque autonomes que nous leur voyons au xme siècle, à l'époque où Etienne Roileau rédigeait

* Généralités Démarre, Traité de la police (1715). Levasse™, Histoire de, classes ouvrières en France (1859); Wa.xt-Ga.t.kr, Dict. des confréries et colorations d'arts et métiers (1855, dans l'Encycl. de Migxe). 1

MZ°gratieS- "A™' T,"KriRV' Mon- rëUMfi à Vhist. du tiers état, t. I

pass. - Depping, Règlements sur les arts et métiers de Paris, rédigés au zin° s cl connus sous le nom de .Livre des métiers » d'Etienne Boileau (1837). Voir Ylntrod - 6kb«d, Paru sous Philippe le Bel (1857). - Lestasse et bIarrot, Le Livre des Métiers dans Coll. des Doc sur Ihist. de Paris. - G. *WZ, Étude sur Vindu ne et la classe industrielle à Paris au x,„= et au m- siècle (1877, ouvrai capi al r a^aUêre et dont, nous ne ferons guère que résumer les conciSj - B -

de lLc des Ch., t. III, IV et V. - Looux de Lincy, Sur les corporations des dra

Z7t t T ^ \~ °™'-LACROtX' ****** d™ ™£nTZrÎZatL d aH et métiers et des confréries religieuses de la capitale de la Normandie (1850

îfcTST' XmHr7 ^ ^ fC Châl^-Marne, dans BiM. 1 ÂJerane imi\ n7p "r COmmunauiés des arts et métiers

,2 1 ■ ~ DE R;.B7mE' ^corporations ouvrières en Provence (1865). -Lepage, Coup dœil sur t ' histoire des corporations d'arts et métiers dans a Lorraine, le Barrais et les Trois-Evêchés, dans Congrès scientifique de FrLce Me 27/ V HCy' L ~ DU B°URG' LCS "orporatJLrièresT; d a Fr t Xm rHte aU r SièC/e' d3nS Mém- de la S0C- <"M midi (extrait de 1 t' ft /" ' iT T"" de métiers en Limousin

(extra, de la Réforme sociale). - T.ss.er, Les Corporations d'arts et métiers aMrbonnc, dans Bévue des Pyrénées et de la France méridionale etc - Ajouter les ouvrages relatifs aux associations marchandes (g 195) et aux communes

le Livre des Métiers. Il paraît bien établi aujourd'hui que le point de départ des corporations a été le travail domestique et servile accompli, pendant la période mérovingienne et carolingienne, par les collections d'artisans que possédait toute seigneurie laïque ou ecclésiastique. L'évolution qui, dans les villes, substitua le travail libre au travail servile, s'accomplit lentement pendant toute la durée du haut moyen âge (vie-xe siècle). Elle reste obscure, parce que cette période de notre histoire est précisément celle où les renseignements sur les institutions municipales font presque complètement défaut. On entrevoit cependant la transformation qui s'opéra et qui consista essentiellement en deux points :

a. Le groupement des artisans isolés en communautés, qui s'attribuent peu à peu un privilège exclusif pour les diverses industries. Dans l'état primitif, alors qu'elle est encore pleinement assujettie au seigneur, chaque sorte de métier (ministerium) ou catégorie d'artisans fait partie de la familia seigneuriale, et constitue un officivm dirigé par un agent du seigneur, sorte d'intendant, généralement un des grands officiers de sa cour. Ces artisans domestiques ont pour tâche de transformer les produits du domaine et de fabriquer tout ce dont le seigneur a besoin pour lui-même ou pour sa famille. L'agent seigneurial chargé de l'offïcium ou de l'atelier livre aux artisans la matière première, surveille leur travail, exerce sur eux une certaine juridiction, reçoit les produits fabriqués et met en vente ce qui excède les besoins du seigneur et de son entourage.

b. L'affranchissement des artisans, qui se séparent graduellement de la famille seigneuriale. Ils parviennent d'abord à garder pour eux une partie1, puis la totalité des produits et des bénéfices de leur travail. Au xmc siècle, ils sont presque partout organisés en corps et s'appartiennent. Ceux-là mêmes qui restent attachés, d'une certaine manière, au service d'une seigneurie, ne sont plus liés au seigneur que par une sorte de contrat à moitié féodal qui fait d'eux des vassaux d'une catégorie inferieure 2 .

L'affranchissement du travail industriel et l'apparition des corps de métiers sont deux faits antérieurs au grand mouvement d'émancipation urbaine qui se manifesta surtout à partir de la fin du xi« siècle. Mais nous ne partageons pas l'opinion des savants qui ont essayé de reculer outre mesure l'origine des corporations et de les rattacher directement aux collèges d'artisans de la période romaine. Cette filiation ne saurait être démontrée avec certitude; tout au plus pourrait-on l'admettre, en certains cas, pour quelques grandes cités du Midi, et peut-être, à Paris, pour la puissante corporation des bouchers, investie de toute ancienneté du droit

1. Un texte curieux, du ir siècle, l'exposé des revenus de l'abbaye de StrRiquier (Boli wn. , Acta «met., février, t. III, p. 105), nous fait assez bien connaître 1 état de 1 industrie pendant cette phase de transition. On y voit que les artisans étaient groupes, sinon par métier, au moins par quartiers et par rues.

2. Un des contrats de ce genre les plus instruct.fs est celui qui est relatif au fief du charpentier de l'évoque de Chartres (Gdérard, Car lui de Saint-Pere de Ch., I, ui).

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de se recruter héréditairement, privilège exceptionnel, inconnu aux autres métiers1.

200 Le personnel de la corporation. — Au xm« siècle, à Paris, un corps de métier comprend quatre classes de personnes, soumises aux règlements de l'association :

1° Les apprentis, dont le nombre est limité, et dont le stage est une condition nécessaire à qui veut devenir ouvrier ou maître. La durée de 1 apprentissage est, au minimum et dans la plupart des métiers de six ans : elle peut aller jusqu'à onze. En règle générale, l'apprentissage n est pas gratuit. L'apprenti doit à son patron obéissance et respect et est tenu d'exécuter tous les travaux qu'on lui commande. Les statuts exigent du patron certaines garanties : comme il doit à l'apprenti l'habillement la nourriture et le logement, il faut qu'il soit « domicilié, assez riche pour entretenir son aide, assez habile pour lui montrer à fond son métier » Au bout d'un certain temps l'apprenti reçoit de son maître un salaire II est passible de dommages-intérêts s'il se sauve de chez son patron ou s'il résilie le contrat d'apprentissage.

2» Les ouvriers (valets, sergents). Ils apportent comme aujourd'hui au fabricant le concoure de leur travail, moyennant un salaire dont le chiffre reste indépendant des bénéfices de l'entreprise. Ils n'entrent dans un atelier qu'après avoir prouvé qu'ils ont passé par l'apprentissage. Les statuts leur défendent généralement de travailler en ville; ils doivent exercer leur industrie chez leur patron ; les ouvriers en chambre n'existent que par exception. Ils travaillent à temps ou plus souvent encore à la tâche, et sont bien plus fréquemment qu'aujourd'hui, nourris et logés par le patron La journée de travail, variable suivant les métiers, dure seize heures au maximum, huit heures et demie au minimum ; elle commence avec le lever et se termine avec le coucher du soleil. Tout porte à croire que 1 artisan du moyen âge était moins bien payé, vivait plus chèrement et par suite jouissait d'un bien-être bien moins grand que l'ouvrier d'aujourd'hui. Mais, d'autre part, les conditions de la vie économique étaient

4. Telle est l'opinion de Fagxiez, 4; mais lui-même convient qu'il n'y a là qu'une présomption, non une preuve. On pourrait ajouter quelques détails à ceux qu'il a donnes sur la date des premiers documents où il est question des corporations parisiennes. Le plus ancien, à notre connaissance, est un acte roval de 1112 où est mentionnée la maîtrise des crieurs de vin, magislerium prxconum vini (Luciuire Louis VI n° 1.-.6; le texte est dansR. de Lastkybie, Carlul. de Paris, n° 161)- cet acte n'est à vrai dire, qu'une confirmation des donations faites par Philippe 1- à Henri le Lorrain" cl il en resuite que les meurs de vin étaient déjà organisés en maîtrise sous le règne de ce dernier prince. - Il est question du maître des bouchers de Paris (maqisler carnificum) dans un acte de Louis VII, de 1146 (Luchaibe, Catal. n° 170). Les métiers des tanneurs, baudroyeurs, sueurs, mégissiers et boursiers sont mentionnés dans un autre acte royal de 1160, le premier que cite Fagmez, 4. Voir le texte de ce document dans nos Inslit. monarch., t. II, p. 345; mais il faut noter que cette charte est suspecte, contenant des formules postérieures de beaucoup à l'époque de Louis VII (Luch aire, Eludes sur les actes de Louis VII, 89).

telles à cette époque qu'il lui était infiniment plus facile de" s'établir et de devenir patron à son tour. De plus, l'antagonisme systématique qui divise aujourd'hui les ouvriers et les patrons existait alors à un bien moindre degré : vu l'absence de grande industrie, il y avait beaucoup moins de distance entre le fabricant et ses salariés.

5» Les chefs d'industrie (maîtres, magistri). Les conditions exigées pour l'obtention delà maîtrise ne sont ni très onéreuses ni très difficiles a remplir Les unes sont destinées à constater la capacilé et la solvabilité du candidat : 1° V examen, qui porte sur la théorie du métier; 2» le chefd'œuvre déjà exigé pour certaines corporations au temps d'Etienne Roileau ; il permet de contrôler l'habileté pratique de l'ouvrier ; 5" la caution, exigible seulement pour certains métiers. Les autres conditions sont des charges pécuniaires : l'achat du métier : l'obligation de payer un droit au seigneur pour exercer la maîtrise (reste évident de l'ancien servage industriel) n est Particulière, à la fin du xm» siècle, qu'à un petit nombre de corporations: elle s'étend au siècle suivant ; 2° droits d'entrée payés à la corporation : argent, collation ou dîner (past, aboivrement et gratification aux gardesiurés) Enfin le récipiendaire garantit sa fidélité aux statuts par le serment professionnel, qu'il prête sur les reliques ou sur l'Evangile, devant le prévôt de Paris ou les gardes-jurés. — « Si l'on considère le rôle économique du chef d'industrie, nous dirons que c'est à la fois un capitaliste et un ouvrier, et que ses bénéfices représentent en même temps l'intérêt de son capital et le salaire de son travail : mais nous ajouterons que le peu d'importance des frais généraux et la rareté des associations en faisaient un artisan beaucoup plus qu'un capitaliste et assignaient au travail une part prépondérante dans la production1. »

¥ Les gardes ou jurés (ailleurs eswards, prud'hommes), membres de la corporation chargés de veiller à l'observation des règlements. Us sont élus par tous les maîtres et par eux seuls, et institués par le prévôt de Pans. En général, ils sont au nombre de deux et nommés pour un an. Leur principale fonction consiste à rechercher et à signaler les infractions aux statuts; mais, en outre, ils placent les apprentis, interviennent entre les patrons et les ouvriers, font passer l'examen de maîtrise et jugent le chefd'œuvre, reçoivent le serment des maîtres, représentent la corporation dans ses transactions et ses procès. Ils perçoivent une partie des amendes pavées par les contrevenants et trouvent une source de bénéfices pécuniaires dans l'exercice même de la plupart de leurs attributions.

Dans certaines corporations parisiennes, les gardes-jurés ont au-dessus d'eux un maître, personnage particulièrement puissant chez les bouchers, qui jouissaient d'une organisation et d'une juridiction spéciales. Tel est Y usage suivi dans beaucoup de villes de France, où la direction suprême du groupe corporatif appartient à un maire ou mayeur de bannière, dans le Nord, à un capmestier {caput ministerii), dans le Midi.

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