‹ Manuel des institutions romainesChapitre 236 sur 500 · Veget., I, 8. II, 5. CoD. Theod., X · texte numérisé non relu

Veget., I, 8. II, 5. CoD. Theod., X

i. Nous n*avons pas le loisir de disserter ici sur la distinction des foMUrati, Lxti (Liti), Gentiles, et la condition sociale de ces diverses catégories. Ce sont des questions qui intéressent plus particulièrement les origines de Tliistoire des peuples modernes. On s'accorde généralement à considérer les faderati commodes contingents fournis en vertu d'une convention diplomatique, les Laii et Gentiles comme des colons ou serfs obligés au service militaire. On ne distingue entre Lteti et Gentiles que par voie d'hypothèse. E. Bocking (De Lœtis — De Gentilibus ap. Notit. Occid., p. 1044-1093) pense que les uns et les autres étaient serfs de par les institutions <le leur pays et non par le fait des Romains, mais que les L»ti étaient des Germains, les Gentiles des Sarmates ou Scythes.

5. En l'an 36, Octave avait 45 légions, Antoine, 30 : après Actium, Octave en avait autour de lui plus de 50.

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sorte que plusieurs numéros se trouvaient en double ou en triple. Au lieu de fondre tous ces corps en une seule masse et de reformer des légions nouvelles, Auguste préféra, après avoir fait les réductions nécessaires, conserver les cadres et les numéros existants, sauf à différencier par des épithètes les légions de même numéro ^ Il eut ainsi S3 légions en Tan 37 avant notre ère: il en créa deux nouvelles vers Tan 5 avant J.-C, et trois autres encore^ pour remplacer celles qui avaient péri avec Varus dans la funeste expédition de Tan 9. Tibère se contenta des :25 légions existantes. Claude en organisa une nouvelle à l'occasion de l'annexion de la Bretagne^, et Néron en ajouta trois autres^. Galba porta de, 29 à 30 le chiffre des légions^. Vespasien, après les guerres civiles, licencia quatre légions et en créa trois nouvelles^. Domitien se borna h remplacer une légion perdue^; Trajan répara la perte d'une autre légion par la création de deux nouvelles^ ; Hadrien en perdit deux sans les. remplacer. Marc Aurèle combla la lacune'^, et l'on s'en tint depuis lors au chiffre de 30, qui resta le chiffre normal jusqu'à Septime Sévère^^ De Sévère à Dioclétien, l'Empire a 33 légions ; après Dioclétien, les besoins de la défense et la réduction des effectifs dans chaque corps font monter le nombre des légions à 175 environ.

1. C'est ainsi que, dans l'armée d'Auguste, trois légions portent le numéro III ; les numéros IV, V, VI, X, sont doubles (voy. les tableaux ci-après). Les noms des légions font allusion soit au pays où elles ont fait quelque action d'éclat, soit à des incidents marquants de leur existence, à des divinités protectrices, mais jamais, suivant MoMifSEN, à leur lieu d'origine, à leur patrie particulière, comme c'est le cas pour les cohorte» auxiliaires. Ils ne sont pas encore tous expliqués d'une façon satisfaisante. Les surnoms, comme P(ia} F(idelis), F(oWm), V(ictrix}, sont des décorations octroyées par le chef do rÊtat. A partir de Caracalli\, les légions — et, en général, tous les corps militaircii — ajoutent à leurs noms et surnoms un qualiflcatif formé avec le nom du prince régnant {Severianœ Alexandrin» — Gallienœ — GordiansR, etc.).

2. La VI Ferraia et la X Fretensis. Il est bon d'avertir que presque toutes les indications réunies ici et dans les tableaux suivants sont empruntées à l'ouvrage ci-après mentionné de Pfitzner. Ce n'est pas un guide infaillible (Cf. la recension do H. Schiller daim \e Jahresbericht d.class.Altertkumsw., 1882, 3, p. 2D7-30d), mais ce n'est pas dans un Manuel que les questions litigieuses peuvent être élucidées. Il faut attendre que les monographies aient classé et discuté tous les documents.

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